Blog du Bio


Agriculture Biologique

Monsanto tente de profiter du séisme en Haïti

OGM j'en veux pasMonsanto veut profiter de la destruction d'Haïti pour y imposer "gentiment" ses semences génétiquement modifiées... Le gouvernement haïtien a accepté l’aide de Monsanto et son don de 475 tonnes de maïs à Haïti dans le cadre du projet Winner, une initiative de l’agence publique américaine d’aide au développement. Pas très scrupuleuses ces pratiques...

Début juin, entre 8.000 et 12.000 paysans haïtiens avaient manifesté contre le gouvernement qui distribuaient des semences OGM Monsanto. Les paysans craignent, à juste titre, que les semences reçues soient une menace pour les variétés locales. Avec les hybrides F1 de Monsanto, les paysans ne peuvent pas utiliser la récolte comme semence. Ils sont donc obligés d’utiliser des engrais et des produits phytosanitaires pour les cultiver, et de racheter les semences chaque année : la souveraineté alimentaire de Haïti risque bien de disparaitre ainsi. C'est ce que dénonce la Confédération Paysanne.

Chez Monsanto, on tente de minimiser en indiquant que les semences données aux Haïtiens n'étaient pas génétiquement modifiées mais qu'il s'agissait de "semences hybrides conventionnelles, déjà utilisées en République dominicaine".

Le Mouvman Peyizan Papay (MPP) à la tête de la lutte en Haïti contre les semences hybrides de Monsanto, n'entend pas se laisser faire. "Le gouvernement haïtien utilise le séisme pour vendre le pays aux multinationales", a dénoncé Jean-Baptiste Chavannes, coordinateur du MPP. Pour lui, les dons de Monsanto constituent "une attaque contre l'agriculture paysanne, contre les fermiers, contre la biodiversité, contre les semences locales, contre ce qui reste de notre environnement en Haïti".

Une libéralisation des cultures OGM en Europe ?

OGM j'en veux pasLa Commission européenne veut débloquer les autorisations de cultures de plantes génétiquement modifiées au sein de l'UE. Le ministre français de l'Agriculture, Bruno Lemaire, ainsi que le Ministre français de l'environnement Jean-Louis Borloo, sont contre.
La proposition de Bruxelles vise d'une part à rendre aux Etats rétifs à l'égard des produits transgéniques la liberté d'interdire chez eux les cultures d'OGM, même si ces cultures font l'objet d'un feu vert européen. Ils n'auraient plus à activer une procédure européenne compliquée de clause de sauvegarde, qui doit être justifiée par des critères sanitaires ou environnementaux.

En contrepartie, la Commission leur demande de cesser de bloquer, comme c'est le cas aujourd'hui, les autorisations de mises en culture au niveau européen. Cette nouvelle politique, qui reviendrait peu ou prou à laisser chaque pays faire ce qui lui plaît en matière de cultures OGM, n'est pas du goût de nombreux pays européens et de plusieurs ONG.

L'Europe, contrairement aux Etats-Unis ou au Brésil, reste très réticente à voir se développer les plantes génétiquement modifiées sur ses terres, et c'est tant mieux !

Le chlordécone, un pesticide qui touche la santé des Antillais

Banane et chlordéconeLe chlordécone est un pesticide organochloré couramment utilisé dans la production bananière en Guadeloupe et Martinique entre 1972 et le milieu des années 90, pour lutter contre le charançon du bananier, une chenille se nourrissant de ses racines. Malheureusement, il a été utilisé aux Antilles françaises bien après son interdiction en France métropolitaine, par dérogation ministérielle spéciale... Sa rémanence dans les sols contaminés est de plusieurs siècles ! Aujourd'hui, selon une étude épidémiologique rendue publique lundi par le CHU de Pointe-à-Pitre et l'Inserm, il s'avère que les hommes qui y ont été exposés ont 80 % plus de risque de développer un cancer de la prostate.

Selon cette étude, réalisée de 2004 à 2007 sur la base d'un échantillon cas-témoins de 709 hommes ayant un cancer de la prostate et 723 indemnes de la maladie, "l'exposition au chlordécone est associée à un risque augmenté de survenue du cancer de la prostate", notamment chez les personnes possédant une "concentration en chlordécone supérieure à 1 microgramme par litre de sang". Cette concentration résulte beaucoup plus, selon les auteurs de l'étude, de la consommation de produits alimentaires contaminés que de la manipulation de la molécule elle-même par les ouvriers agricoles qui assuraient son épandage.

"L'exposition au chlordécone ne peut en aucune manière expliquer la totalité des cas de cancer de la prostate" en Guadeloupe et Martinique, où plus de 1.000 nouveaux cas sont enregistrés chaque année, mais elle "apparaît comme un facteur de risque supplémentaire", affirme l'étude. Le cancer de la prostate représente 50 % des cancers, tous sexes confondus, dépistés en Guadeloupe et Martinique.

Selon le professeur Blanchet, "l'étude ne peut pas répondre à la question de la quantification du risque", ajoutant que "l'alimentation traditionnelle antillaise est, a priori, protectrice par rapport à certains cancers".

La Cour suprême des Etats-Unis statue en faveur de Monsanto

OGM j'en veux pasLa Cour suprême des Etats-Unis a donné raison, aujourd'hui, au groupe agrochimique Monsanto et annulé la suspension de la vente de semence de luzerne génétiquement modifiée, décidée parce que des agriculteurs "bio" craignaient la contamination de leurs cultures.

Un juge fédéral de Californie avait, en mai 2007, émis une injonction, confirmée en appel en 2009, interdisant la vente par Monsanto de ces semences pour résister aux herbicides.

Il s'agissait du premier dossier traitant des OGM devant la plus haute juridiction américaine.

Les juges ont estimé par sept voix contre une (un juge s'est récusé) que les tribunaux inférieurs avaient agi de façon "prématurée", alors que le ministère américain de l'Agriculture n'avait pas encore mené d'étude d'impact environnemental sur la luzerne Monsanto.

Le lobbying a dû fonctionner fort...

La Commission Européenne abandonne le vin biologique

Vin bio abandonné par l'UELa Commission devait créer un nouveau concept, le "vin biologique", actuellement absent de la législation européenne. Il devait remplacer les vins portant la mention "raisin issu de l'agriculture biologique", pour lesquels le concept bio ne s'étend pas à leur processus de fabrication, ce qui fait qu'ils peuvent être vinifiés de la même manière que les vins conventionnels. Il s'agissait notamment d'établir une liste d'additifs et des aides au traitement autorisées plus réduite que celle des vins traditionnels, et de proposer une limite plus basse pour la teneur en sulfites que pour les vins traditionnels. En outre, le recours à certaines pratiques oenologiques comme la chauffe devait être restreint tandis que la concentration par refroidissement ou la déalcoolisation notamment auraient été proscrites.

Les pays du nord de l'Europe s'y sont opposés, la France les a rejoint en proposant un niveau intermédiaire de teneur en sulfites, qui n'était plus jugé suffisamment important pour faire une réelle différence avec les vins conventionnels. Du coup, le Commissaire à l'Agriculture et au Développement rural, Dacian Ciolos, a retiré hier le projet de règlement pour la production de vin biologique, alors qu'il avait été discuté pendant plusieurs mois au Comité permanent agriculture biologique et durant de nombreuses réunions bilatérales.

Le Commissaire a indiqué : "Les conditions pour l'instauration de ces nouvelles règles ne sont pas réunies dans une majorité d'Etats membres. Je ne suis pas prêt à accepter un compromis sur les standards biologiques qui enverrait un mauvais signal aux consommateurs sur l'importance que la Commission attache à la politique de qualité. J'espère que l'industrie et la recherche pourront faire des progrès et que la Commission pourra revenir avec une proposition".

Bruxelles tient à préciser que les règles établies pour les bouteilles de vin étiquetées "raisin issu de l'agriculture biologique" restent valables.

Assouplissement des autorisations de culture OGM en Europe

OGM j'en veux pasLa Commission européenne veut assouplir les autorisations de cultures d'OGM dans l'Union européenne, c'est pourquoi elle propose de laisser les gouvernements libres de les interdire sur leur territoire. Le commissaire à la santé, John Dalli pourrait soumettre cela à la Commission le 7 juillet prochain.

Greenpeace salue "le droit pour les Etats et les régions de se déclarer libres d'OGM", mais attention, cela peut aussi accélerer les autorisation de culture dont 3 attendent le feu vert d'une reconduction d'autorisation : les maïs BT 11, du groupe suisse Syngenta, BT 1507, du groupe américain Pionner, et MON 810, de l'américain Monsanto.

Suite aux remous causés par l'autorisation surprise en mars dernier de la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora, du groupe de chimie allemand BASF, aucune nouvelle autorisation n'est prévue dans l'immédiat.

Par ailleurs, plusieurs pays s'inquiètent de la contamination des cultures traditionnelles ou biologiques par la dissémination des semences génétiquement modifiées et jugent que les avis de scientifiques pris en considération par Bruxelles pour les autorisations ne traitent pas de cet aspect. Rappelons que sept pays, dont la France et l'Allemagne, ont interdit la culture du MON 810 en raison des risques de contamination des cultures traditionnelles et biologiques dans la zone de culture. Prudence : rien n'est jamais définitif même si les cultures d'OGM sont en recul en Europe...

L'INRA veut reprendre des essais de vignes OGM

OGM j'en veux pasL'Institut national de recherche agronomique (Inra) de Colmar demande au ministère de l'Agriculture l'autorisation de poursuivre des essais de plants de vignes OGM. Depuis 2005, ils menaient ces essais sur 70 plants de vignes OGM. Achevés fin 2009, les plants ont été saccagés en septembre dernier.

Le 4 avril 2010, le Haut conseil des biotechnologies, instance créée à l'issue du Grenelle de l'environnement, a rendu un avis favorable. Selon la procédure, après le feu vert du Haut Conseil, le public est appelé à s'exprimer jusqu'à ce soir sur cet essai via internet. Ensuite, le ministre de l'Agriculture devra donner son autorisation après accord du ministre chargé de l'Ecologie.

L'expérimentation de l'INRA vise à rendre les porte-greffes résistants au "court-noué", une maladie virale présente dans la quasi-totalité des régions viticoles du monde où elle provoque la mort des vignes et rend les terres impropres à la viticulture. A ce jour, aucun traitement efficace contre cette maladie n'existe.

Le 19 novembre 2009, le militant anti-OGM avait été condamné par le tribunal correctionnel de Colmar à 2.000 euros d'amende et un euro symbolique de dommages et intérêts pour avoir saccagé les 70 ceps. Par la suite, le tribunal administratif (TA) de Strasbourg avait déclaré fin septembre la parcelle illégale. Dans un communiqué diffusé vendredi, le ministère de l'Agriculture précise qu'il prendra en compte les arguments mis en avant par le TA pour qui le ministère n'avait pas été suffisamment exigeant auprès de l'Inra sur ce qu'il adviendrait du matériel après l'essai. Le ministère de l'Agriculture et l'Inra ont fait appel de cette décision. Le résultat de cet appel est attendu pour septembre, selon le ministère.

Donnez votre avis avant le 30 avril au soir sur l'expérimentation d'une vigne OGM !

Edit 19 mai 2010 : le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé, mardi 18 mai 2010, avoir signé un arrêté autorisant la poursuite en Alsace d'un essai en champ portant sur une vigne transgénique.

Distribution de larves de coccinelles à Caen pour lutter contre les pucerons

Larves de coccinellesLa ville de Caen va distribuer gratuitement aux jardiniers amateurs des petites boites contenant des oeufs de chrysopes et de coccinelles (à 2 et à 7 points) de la région, dans le but de lutter contre les pucerons sans recourir aux produits chimiques. Les 2400 boites sont accompagnées d'une "notice d'utilisation" !

L'opération se déroule du 16 avril au 9 juillet 2010. La ville de Caen a été pionnière dans ce domaine, dans les années 80. Elle élève elle-même ces insectes prédateurs qui lui servent à protéger ses cultures sous serres. Depuis, elle a fait des émules partout en France, et on ne peut que s'en réjouir !

Il faut savoir que le chrysope mange les pucerons et les araignées rouges et que la coccinelle mange 50 à 80 pucerons par jour !

Des faucheurs occupent un site de stockage de soja OGM à Sète

OGM j'en veux pasUne centaine de personnes, membres du mouvement des "Faucheurs volontaires", occupent depuis ce matin le site de Sea Invest/Sogema, importateur de soja OGM, sur le port de Sète (34). Les Faucheurs réclament une sécurisation du stockage dans des locaux hermétiques, l’un pour le soja OGM, un second pour les produits non OGM. Ils veulent ainsi dénoncer les importations de tourteaux de soja transgénique provenant d’Amérique du Sud (Paraguay, Brésil, Argentine) et revendus aux agriculteurs français pour servir d’alimentation pour le bétail. Ces tourteaux transitent par Sea-invest, entreprise de stockage qui dispose de plusieurs hangars dont deux dédiés au soja OGM pour une capacité d’environ 50 000 tonnes.

Par ailleurs, ce matin, le tribunal correctionnel de Béziers a condamné José Bové à 1500 € d’amende et une autre faucheuse volontaire, Isabel Ibarondo à 1500 € avec sursis, suite à un fauchage symbolique au cours duquel plusieurs centaines de militants avaient arraché un épi de maïs OGM chacun dans un champ de Murviel-lès-Béziers (34) en août 2006.

Les Faucheurs occupant le site de Sea Invest/Sogema réclament des rendez-vous avec les élus, dont le député-maire UMP de Sète François Commeinhes et le président DVG de la Région Georges Frêche, la Région étant gestionnaire du port. Ils veulent que la région Languedoc-Roussillon interdise les OGM, leur culture et leur importation, et réclament une traçabilité pour que les consommateurs sachent s’ils mangent des OGM, d'où leurs banderoles "Des OGM pesticides se cachent dans mon assiette, mange et tais-toi."

Pétition pour réclamer à la Commission européenne une réévaluation des OGM

OGM j'en veux pasInf’OGM, veille citoyenne d’information, qui décrypte l’actualité mondiale sur les organismes génétiquement modifiés et les biotechnologies, et produit, diffuse une information critique et indépendante avec une véritable transparence, lance une pétition pour réclamer à la Commission européenne une réévaluation des OGM :

Monsieur le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer,
Monsieur le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche,
Madame la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie,

Constatant que les avis des experts de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) rendus sur les demandes d’autorisation de plantes transgéniques ne sont pas scientifiquement valables ; et conformément aux articles 10 et 22 du règlement européen 1829/2003, à l’article 20 de la directive européenne 2001/18 et à l’article 29 du règlement 178/2002 ;
nous vous demandons, pour assurer que le risque de toxicité lié à ces plantes soit raisonnablement écarté :
- d’interpeller la Commission européenne afin qu’elle réponde clairement à la question que vous lui avez posée quant à la toxicité du maïs Mon810 en juin 2009, question restée sans réponse satisfaisante à ce jour ;
- d’interpeller les Etats membres de l’Union européenne afin qu’ils relayent conjointement avec le gouvernement français lors d’un prochain Conseil d’experts et d’un prochain Conseil des ministres européens, la demande de reconsidérer les autorisations précédemment données et celles en cours ;
- d’afficher clairement et sans délai votre refus sur la demande de renouvellement d’autorisation du maïs Mon810, conformément à vos prises de position antérieures.

Allez signer la pétition en ligne !

Travail des vignes bio avec un cheval de trait !

Cheval aux Loges de la folieDepuis l'année dernière, le Domaine Les Loges de la Folie, qui produit des vins bio, a commencé à travailler les sols de ses vignes avec un cheval de trait grâce au Percheron d'un ami. Devant le beau travail accompli, comme ils accordent une grande importance au travail de leurs vignes et à la qualité des raisins qu'ils récoltent, ils ont maintenant leur propre cheval : Taga.

N'hésitez pas à leur rendre visite pour découvrir tous ces moments un peu magiques, au pas du cheval, que Valérye Mordelet et Jean-Daniel Kloecklé ont fort envie de partager. Vous pourrez les accompagner dans les vignes voir Taga au travail et, si vous le souhaitez, ils pourront aussi vous proposer une visite des vignes en calèche, pour un autre regard sur leur travail.

Avec bien sûr une assiette vigneronne (le grand air ça creuse !) et quelques flacons du domaine...juste pour le plaisir ! Une chouette escapade en Touraine, à Montlouis-sur-Loire ! D'autant que le Domaine a éré sélectionné dans le Guide des meilleurs vins bio de France (Gault Millau)...

Soyez prévoyant, passez un petit coup de fil avant : 02 47 45 18 30 ou 06 60 88 55 26 !

Font des Prieurs des Domaines Bonfils : vin bio en supermarché

Font des Prieurs vin bioLe Coteaux du Languedoc Font des Prieurs 2007 est un vin bio des Domaines Bonfils que l'on retrouve dans 700 enseignes Champion et Carrefour Market au prix de 4,50 euros. Certifié Ecocert, le Coteaux du Languedoc Font des Prieurs 2007 se compose de 60 % grenache, 20 % syrah et 20 % carignan. Egrappés, puis foulés, les raisins font d’abord l’objet d’une macération à froid avant la phase fermentaire conduite à une température de 24° durant une quinzaine de jours avec pigeage journalier. Le vin est ensuite élevé en cuves avec microbullage afin de lui apporter un complément d’oxygène.

Le nez s’ouvre sur des notes de garrigue et de petits fruits rouges, arômes que l’on retrouve dans un bouche harmonieuse. Un vin boisson, facile à accommoder tout au long du repas, si l’on prend soin de le servir à une température de 15/16°.

Dans le cadre de la Foire aux Vins du Printemps 2010, pour 5 bouteilles achetées, la 6ème est offerte ! En attendant, on va le déguster dès ce soir !...

Contact : Domaines Bonfils- Domaine de Cibadiès - 34310 Capestang - Tél. : 04 67 93 10 10 - domainesbonfils@wanadoo.fr

Les anti OGM marient un scientifique et BASF au Salon de l'Agriculture

OGM j'en veux pasSamedi après-midi au Salon de l'agriculture, des membres du Collectif des Faucheurs Volontaires d'OGM ont organisé une parodie de mariage entre un expert scientifique et l'industriel BASF, c'est à dire entre l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et le semencier BASF qui va pouvoir développer la vente de la pomme de terre OGM Amflora.

Il s'agissait là de dénoncer le manque d'indépendance des experts de Bruxelles, qui s'est amplifié avec le récent cas de Suzy Renckens, ancienne de l'EFSA chargée du dossier OGM, qui a quitté l'agence pour être embauchée par un semencier. Pour les anti OGM, "les autorisations données en matière d'OGM par la commission européenne avec la complicité de l'EFSA" ne peuvent l'être "qu'en échange d'espèces sonnantes et trébuchantes".

Accompagnés d'une fanfare, la cinquantaine d'anti-OGM et les nouveaux mariés ont parcouru les allées du Salon en distribuant des tracts, recevant un accueil favorable et le soutien des visiteurs !

L'Europe autorise la culture OGM de pommes de terre

OGM j'en veux pasLa pomme de terre génétiquement modifiée Amflora a reçu aujourd'hui l'autorisation de Bruxelles d'être cultivée à des fins industrielles : c'est la première autorisation de culture OGM accordée dans l'Union européenne depuis 12 ans.

La Commission européenne a aussi approuvé la mise sur le marché de trois produits contenant du maïs génétiquement modifié pour l'alimentation humaine et animale, mais pas pour la culture, et elle a par ailleurs annoncé son intention de soumettre d'ici l'été une proposition visant à laisser aux Etats-membres "plus de latitude pour décider de cultiver ou non des OGM". L'Europe a bien rappelé que l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait émis un avis favorable...

La culture d'Amflora (déjà organisée par BASF) à des fins industrielles et l'utilisation de produits dérivés de l'amidon d'Amflora en tant qu'aliments pour animaux n'est pas une bonne nouvelle. Elle servira aussi à la production de papier, ce qui permettra "d'économiser des matières premières, de l'énergie, de l'eau et des substances pétrochimiques", indique la Commission.

La Commission européenne a également autorisé l'utilisation dans l'alimentation humaine et animale, l'importation et la transformation des maïs génétiquement modifiés venant de la firme américaine Monsanto MON863xMON810, MON863xNK603 et MON863xMON810xNK603. Ces produits sont issus du croisement traditionnel de deux ou trois maïs génétiquement modifiés, à savoir les MON863, NK603 et MON810, déjà autorisés dans l'UE pour l'alimentation, l'importation et la transformation.

Ces décisions ont suscité les critiques des organisations écologistes mais aussi de certains gouvernements.

Martin Häusling, un eurodéputé allemand du groupe des Verts, a accusé John Dalli (commissaire européen à la Santé et la politique des consommateurs),"d'un soutien flagrant aux intérêts de l'industrie. Expliquant que 70% des consommateurs européens sont opposés aux OGM, il a estimé qu'il y avait des "inquiétudes sérieuses" sur le gène de résistance aux antibiotiques.

Dans un communiqué, le ministère italien de l'Agriculture Luca Zaia a également fait part de l'opposition de Rome. "Nous sommes contre la décision (...) d'accorder la permission de cultiver une pomme de terre génétiquement modifiée". Le gouvernement allemand a précisé que la pomme de terre Amflora serait cultivée dans l'est du pays, mais pas à une échelle industrielle.

Côté français, le ministère de l'Ecologie précisait que le gouvernement avait saisi le Haut conseil des biotechnologies (HCB) le 22 février dernier. S'il estime que cette culture présente un danger, "la France fera jouer sa clause de sauvegarde", assurait-on.

Effectivement le lobbying des pro OGM doit bien fonctionner à Bruxelles...

En savoir plus sur les conséquences de cette décision.

Les cultures d'OGM ont diminué en Europe en 2009

OGM j'en veux pasSelon le rapport annuel de l'Isaaa (International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications), les cultures génétiquement modifiées ont diminué en Europe en 2009 : 94 750 hectares alors qu'on en comptait 107 719 hectares en 2008. En 2009, l'Allemagne a, en effet, rejoint les Etats membres de l'UE qui ont adopté un moratoire sur la seule plante génétiquement modifiée autorisée à la culture, le Mon810.

Dans le monde, 134 millions d'hectares de plantes génétiquement modifiées ont été cultivés en 2009, soit une progression de 7% par rapport à 2008, mais la plus faible progression depuis au moins quatre ans. Le continent américain reste largement en tête avec 89 % des cultures. Les quatre plantes génétiquement modifiées majoritairement cultivées sont toujours le soja, le maïs, le coton et le colza. Les deux modifications génétiques utilisées sont la tolérance à un herbicide et la production d'un insecticide. Tout cela pour nourrir principalement le bétail hors sol des pays riches...

En savoir plus sur ce rapport de l'Isaaa.

Le Temps des grâces de Dominique Marchais

Le Temps des grâces est le premier long métrage documentaire de Dominique Marchais, sorti en salle le 10 février 2010 (2h03). Il n’a pas vraiment de lien avec la trilogie de Raymond Depardon sur la paysannerie française (Profils paysans). Dominique Marchais, lui, dresse un état des lieux plus général et exhaustif (variété des exploitations, des régions, des types d’agriculture et des expertises proposées), géographique, sanitaire et politique de l’agriculture française depuis la fin de la guerre.
On écoute la parole d'agriculteurs mais aussi des agronomes, biologistes et politiques que le documentariste a rencontrés dans tous les coins de l’Hexagone, et qui racontent, à travers leur histoire, leurs études, l’histoire d’un pays qui a peu à peu épuisé (au sens propre) sa terre à force de l’exploiter, de la surexploiter depuis la fin de la guerre, dans un effort de croissance alors légitime et général. Et qui, du jour au lendemain, doit trouver des solutions à ces problèmes cruciaux.
(Source Les Inrocks)

Le département du Gers restera sans OGM

OGM j'en veux pasLe Conseil général du Gers avait adopté, le 11 juin 2004, un texte selon lequel il s'opposait aux essais de cultures OGM en plein champ dans le département. Le préfet de l'époque, Jean-Michel Fromion, s'y était opposé. Du coup, Philippe Martin, président PS du Conseil Général... et ancien Préfet, se retrouvait au tribunal administratif saisi par le préfet. Le Conseil d'État a décidé d'annuler les deux décisions administratives, de rejeter le déféré du préfet du Gers et de condamner l'État à verser 3 000 euros au département du Gers.

Cette décision ne donnera pas au Département le pouvoir d'interdire les OGM sur son territoire, mais il s'agit là d'une "victoire de l'opinion" qui permet aux élus départementaux d’exprimer un voeu.

Il est certain que ce serait dommage de "salir" ce département on ne peut plus rural par des cultures OGM...

Le monde selon Monsanto sur Arte le 5 janvier 2010

OGM j'en veux pasLe documentaire de Marie-Monique Robin, "Le monde selon Monsanto", est rediffusé mardi 5 janvier 2010 à 22 h 25 sur Arte. Si vous ne l'avez pas encore vu, c'est l'occasion de le regarder !

La journaliste explique les enjeux liés à ces semences transgéniques et la problématique de l'agriculture mondialisée grâce à une analyse du développement de l'entreprise Monsanto, groupe américain qui s'est imposé comme l'un des leaders du marché mondial de l'agrochimie.

Un très bon reportage d'investigation.

Parallèlement, aujourd'hui, un militant anti-OGM, Xavier Timoner, comparaît en appel au tribunal d'Orléans pour avoir refusé un prélèvement d'ADN en février 2008 dans le cadre d'une enquête de gendarmerie sur le fauchage d'un champs de maïs transgénique en 2006 dans le Loiret. En première instance, Xavier Timoner avait été relaxé. Le parquet avait fait appel de cette décision. Cela parait surréaliste, notamment quand on a vu le reportage sur Monsanto...

Des maïs OGM Monsanto toxiques selon une étude

OGM j'en veux pasUne étude publiée dans l'International Journal of Biological Sciences, revue internationale de recherche, montre la toxicité de trois maïs OGM Monsanto, indique le Comité de recherche et d'information indépendant sur le génie génétique (Criigen), qui a participé à cette étude. Les scientifiques demandent donc la "ferme interdiction" de l'importation et de la culture des OGM MON810, MON863 et NK603.

Gilles-Eric Séralini, de l'université de Caen, un des auteurs de l'article et expert membre de la Commission pour la réévaluation des biotechnologies, créée en 2008 par l'UE, indique : "Nous avons prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés". "A chaque fois, pour les trois OGM, les reins et le foie, qui sont les principaux organes réagissant lors d'une intoxication alimentaire chimique, ont des problèmes". "Les tests de Monsanto, réalisés sur 90 jours, ne sont à l'évidence pas assez longs pour pouvoir dire si cela déclenche des maladies chroniques. C'est pourquoi nous demandons des tests d'au moins deux ans".

Les chercheurs se sont basés sur les relevés fournis par Monsanto aux autorités sanitaires pour obtenir le feu vert à la commercialisation, mais ils en tirent des conclusions différentes après de nouveaux calculs statistiques. Les autorités sanitaires se basent sur la lecture des conclusions présentées par Monsanto et non sur celles de l'ensemble des chiffres. Les chercheurs ont, eux, pu obtenir l'intégralité des documents après décision de justice.

Ces trois OGM, MON810, MON863 et NK603, "sont approuvés pour la consommation animale et humaine dans l'UE et aux Etats-Unis" notamment, précise Gilles-Eric Séralini, "Dans l'UE, seul le MON810 est cultivé dans certains pays (surtout en Espagne), les autres sont importés". A priori, une réunion des ministres de l'UE serait prévue au sujet des MON810 et NK603 lundi 14 décembre 2009.

Les cultures d'OGM très consommatrices de pesticides

OGM j'en veux pasUne étude, publiée en novembre par un centre de recherche américain opposé aux biotechnologies (The Organic Center), montre que la généralisation du soja, du maïs, et du coton OGM aux Etats-Unis depuis 1996 a abouti à une surconsommation de pesticides de 144 000 tonnes (soit deux fois la quantité utilisée par an en France). Pourtant, les entreprises de semences OGM avaient l'habitude de mettre en avant l'argument inverse : les OGM permettraient de réduire la consommation de pesticides...

Selon l'étude, l'utilisation de maïs et de coton OGM visant à contrer les insectes ravageurs (plantes Bt) aurait permis "d'économiser" 29 000 tonnes d'insecticides depuis 1996. En revanche, la généralisation du soja Round Up Ready (RR), conçu par Monsanto pour résister au passage de son herbicide Round Up, aurait abouti à une surconsommation de 173 000 tonnes d'herbicides.

Or, ce soja RR représente 90 % des surfaces cultivées de soja. Et de plus en plus d'herbes résistantes apparaissent, conduisant à utiliser de plus en plus d'herbicides...

The Organic Center est dirigé par Charles Benbrook, ancien directeur du bureau de l'agriculture de l'Académie des sciences américaine, devenu consultant. Les données utilisées sont celles du ministère américain de l'agriculture (USDA). Pourtant ce rapport est contesté par le cabinet de conseil britannique PG Economics, spécialisé dans l'analyse de l'impact des biotechnologies - et en général favorable à ces dernières: toutefois, PG Economics constate aussi une augmentation des pesticides mais moins importante...

José Bové condamné à un an de prison avec sursis sans inéligibilité

Jose-BoveUn an de prison avec sursis sans inéligibilité pour José Bové, c'est le verdict rendu aujourd'hui par la cour d'appel de Bordeaux à l'encontre du député européen Europe-Ecologie, qui était jugé pour une opération de "traçabilité des OGM" le 4 novembre 2006 dans une exploitation agricole à Lugos (Gironde) : ils avaient versé de l'eau colorée avec du brou de noix pour rendre impropre à la consommation une partie des 2.000 tonnes de maïs génétiquement modifié contenues dans un silo.

Il a également été condamné à 12.000 € d'amende. Pour ses 11 co-prévenus, les juges ont confirmé les peines prononcées en première instance, soit 3 mois de prison avec sursis.

Lors de l'audience en appel, le 23 septembre 2008, le parquet avait requis une peine de huit mois de prison ferme et de quatre ans de privation des droits civiques. En première instance, en octobre 2008, il avait été condamné à 200 jours-amende à 60 euros (soit 12.000 euros).

De son côté, Marc Giblet, l'exploitant agricole chez qui avait été menée en novembre 2006 cette action dite de "traçabilité", a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour "dégradations" puisqu'il avait percuté avec son 4X4 plusieurs véhicules de manifestants et avait tiré un coup de feu dans la direction des militants écologistes. Heureusement pour lui, la cour d'appel a considéré ces faits comme étant de la "légitime défense"...

Cette décision a suscité la colère de la vingtaine de faucheurs présents à l'audience de délibéré. Les avocats des militants et du député européen, Marie-Christine Etelin et Pierre Hurmic, ont déclaré qu'ils allaient étudier l'éventualité d'un pourvoi en cassation, indiquant que ce n'était toutefois pas "un passage obligé pour aller devant la Cour européenne des droits de l'Homme". "Si la France avait transposé la directive européenne sur les OGM, il n'y aurait pas aujourd'hui de condamnations", a ajouté Me Etelin. Elle juge les juridictions administratives plus en pointe sur ce sujet que les juridictions pénales "qui rendent des jugement archaïques", selon elle.

Les agriculteurs bio veulent "la vérité sur les prix"

Appel à projet Avenir bioUne enquête attribuant aux produits bio un surcoût de 72% sur les produits conventionnels a déclenché la colère des agriculteurs bio qui réclament "la vérité sur les prix" dans ce domaine, mettant en avant notamment la faiblesse des subventions dont ils bénéficient. L'enquête en cause a été publiée par un magazine spécialisé dans la grande distribution, Linéaires.

"La distorsion de concurrence est présente à tous les niveaux de la construction des prix. En France, 60.000 exploitations agricoles concentrent à elles seules 80% des aides de l'Europe payées par les impôts des citoyens", a souligné la FNAB (Fédération nationale d'agriculture biologique).

Pour comparer, il est aussi "essentiel (...) de répercuter les coûts techniques et sociaux" générés par les productions intensives : "dépollution de l'eau, des sols, et traitement des conséquences sur la santé d'une alimentation surchargée en pesticides", souligne la FNAB.

"La réduction des coûts des produits biologiques passe par une meilleure redistribution des aides européennes et par une réforme des pratiques agricoles. Elle passe aussi par un changement des pratiques de la grande distribution", relève aussi la FNAB.

La Fédération note aussi que "les distributeurs spécialisés en bio sont environ 40% moins chers que la GMS (grandes et moyennes surfaces) généraliste".

Trois maïs OGM autorisés par la Commission européenne

OGM j'en veux pasHier, la Commission européenne a décidé d'autoriser l'importation de trois maïs génétiquement modifiés utilisés principalement dans l'alimentation animale. Il s'agit des maïs développés par les Américains Monsanto (MON 88017, MON 89034) et Pioneer (59122xNK603), qui sont donc autorisés à l'importation pour dix ans, et peuvent être utilisés dans l'alimentation et la transformation en produits alimentaires, mais il ne sont pas autorisés pour la culture.

Les ministres de l'Agriculture de l'Union Européenne n'ont pas réussi à dégager une position commune lors de leur dernière rencontre le 19 octobre dernier. La décision avait donc été renvoyée à la Commission européenne, chargée de prendre ses responsabilités.

La commissaire à l'Agriculture Mariann Fischer Boel plaidait depuis longtemps en faveur d'un feu vert à ces sortes de maïs. Elle arguait des risques en Europe de pénurie de soja destiné à l'alimentation animale, dont des cargaisons entières avaient dû être refusées cet été aux frontières de l'UE après la détection infime de traces de maïs OGM non autorisé. La commissaire fait valoir que l'Union européenne est très dépendante du soja américain, notamment en hiver, et que le contexte mondial n'est pas favorable : la production argentine a déjà reculé de 30% cette année du fait d'une sécheresse.

L'UE autorise la commercialisation des OGM de manière régulière, à l'importation. Mais une seule semence, le MON 810, avait été homologuée pour la culture, en 1998, pour dix ans.

Parlonsagriculture.com : nouveau débat sur l'agriculture

Parlons agricultureBruno Le Maire, Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, a lancé hier une large concertation autour de l’agriculture et de la pêche en France dans le but de préparer la future loi de modernisation agricole qui doit être déposée devant le parlement avant la fin de l’année. L'ensemble du monde agricole (agriculteurs, industriels, distributeurs, partenaires sociaux, ONG, associations de consommateurs, élus) est invité à participer notamment sur www.parlonsagriculture.com

Ce grand débat sur l’avenir de l’agriculture et de la pêche françaises va se dérouler durant un mois, réunissant les intervenants au sein de 5 groupes de travail : alimentation, compétitivité et revenus, agriculture durable et territoires, PAC 2013 et pêche. Les échanges doivent permettre de faire émerger des propositions novatrices pour répondre aux difficultés structurelles de la pêche et de l’agriculture françaises. Au terme de ces échanges, une restitution des travaux aura lieu mi-octobre. Le projet de loi sera ensuite présenté en Conseil des ministres et déposé devant l’Assemblée nationale avant la fin de l'année 2009.

Le site www.parlonsagriculture.com avait été lancé en février 2008, mais j'ignore si des idées en avaient émergé dans le cadre du débat citoyen ?...

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