Blog du Bio


Alimentation Bio

Guide de Noël des produits avec ou sans OGM

Guide Noël sans OGMGreenpeace vient de publier un guide des produits avec ou sans OGM, consacré aux produits symboliques des fêtes de fin d'année tels que foies gras, saumons d'élevages, volailles, fromages... On voit que le marché se partage entre les filières dont les animaux sont nourris aux OGM et celles qui font l'effort de les exclure : le bio, certaines AOC et labels de qualité.

Rachel Dujardin de Greenpeace explique : "Si pour la majorité des français, plaisir, gastronomie et produits de qualité ne se conjuguent pas avec les OGM, ceux-ci se trouvent fréquemment dans les assiettes ! Ce guide donne accès à une information qui n'est pas affichée sur les étiquettes des produits et permet ainsi au consommateur de faire le choix de la santé et de l'environnement."

Beaucoup de produits consommés pour les fêtes de fin d'année sont issus d'animaux nourris au soja génétiquement modifié, sans que les industriels en fassent mention... Et les consommateurs sont dans l'ignorance...

Pour réaliser ce guide, Greenpeace a envoyé un questionnaire aux industriels de l'agroalimentaire afin de savoir s'ils utilisent des produits élaborés à partir d'animaux nourris aux OGM. Selon leurs déclarations, ces produits sont classés dans l'une de ces trois catégories :

- Vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de produits animaux ou issus d'animaux nourris aux OGM. De nombreux fromages AOC ont récemment décidé de ne pas utiliser d'OGM et sont passés en vert : Abondance, Cantal, Emmental de Savoie, Gruyère, Reblochon.

- Orange : le fabricant affirme avoir entamé une démarche pour exclure les OGM de l'alimentation animale, mais ne peut pas encore garantir qu'il n'en utilise plus du tout.

- Rouge : le fabricant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d'animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. Il est à noter que les fabricants qui font des efforts ont généralement intérêt à le faire savoir. C'est pourquoi les entreprises qui n'ont pas répondu et n'ont donc pas garanti l'absence d'OGM dans leurs productions sont en rouge. Les fromageries Riches Monts, la société fromagère de la Brie ou encore les producteurs de volailles Doux et Duc (à l'exception de ses volailles certifiées) s'illustrent dans cette catégorie... On peut également s'étonner qu'un grand nom comme Fauchon ne témoigne pas non plus de la moindre préoccupation environnementale.

Télécharger le Guide des produits avec ou sans OGM.

Etre ou ne pas être consommacteur et l’accueil en magasin ‘’bio’’…

Consommacteur et prix bioMauvaise surprise ! le samedi je constate en faisant mes courses dans le magasin …, que ,de nouveau, encore, entre autre le prix de la purée et compote de pomme a encore augmenté ! Ce produit basique, pour ne citer que lui a considérablement augmenté cette dernière année (40 ou 50 centimes le bocal 4/4) et de nouveau maintenant 15 centimes passant de 2.99€ à 3.14€. j’ai hélas jeté mes anciens tickets de caisse.

Je me retrouve à la caisse et une autre personne fait la même constatation…. Nous commençons à discuter de la situation actuelle très compliquée et d’une émission de TV diffusant leur enquête sur les profiteurs de la crise, dont la grande distribution réalisant des bénéfices de 16 ou 17% minimum à redistribuer aux actionnaires et des augmentations de prix se limitant soit disant à 6%...

Un membre du personnel d’xxx s’est alors montré fort incorrecte ! Je n’avais pas le droit de dire ça ! Se sentait-il morveux au point de se sentir visé par notre échange et se mouchait-il ? Emporté par une colère rouge, il est parti en explications forts intéressantes : "ne prenez pas seulement cet exemple ! beaucoup de produits ont fortement augmenté et augmentent encore de 20% comme le riz !..." Il pouvait nous montrer les factures ! Chiche ! Les factures sur les 3 dernières années ?

Puis particulièrement courageux et sans préjugés… : "vous êtes TOUJOURS en train de critiquer … Vous n’avez JAMAIS….etc, etc,…" Il m’a ‘’invité’’ tjs aussi cordialement, à ne plus venir chez x ! Même partie, il continuait ! Vraiment courageux vous dis-je ! Mes dernières remarques concernaient voici quelques mois le kg de poireaux à plus de 5€ alors qu’il n’y avait pas de soucis de météo… Tant mieux si le pouvoir d’achat de ce… s’accroît mais au détriment de qui ?

J’ai téléphoné au producteur de compote…. Etre ou ne pas être consommacteur… le producteur m’a assuré avoir maintenu ses tarifs pour les pommes entre 2007 et 2008 ! Et que les prix ont légèrement augmenté au 1er octobre à cause de l’augmentation des verres ! L’augmentation de début 2008 concernaient-elle par anticipation l’augmentation des transports ?....

C’est effectivement gênant de poser certaines questions comme je l’ai fait ces dernières années à certains magasins que je fréquente en matière de prix, d’hygiène et d’étiquetage… (les choses avaient bougé…).

Donc même si de plus en plus de personnes mangent bio, attention aux dérapages ! 30, 40% d’augmentation ! Certes, certains prix n’ont quasiment pas augmenté mais ils sont marginaux. Cherchez un kg de farine à moins de 2€ ! Même problème que pour les hydrocarbures ? Je ne regarde même plus le prix du pain (machine à pain..) et je suis de plus en plus obligée de me tourner vers le conventionnel label rouge si possible (le poulet, …) !

Donc producteurs, distributeurs, conseillers en tout genre… Arrêtez de nous culpabiliser si on se plaint des dérapages de certains ! Nous n’avons plus le choix… Nous ne pouvons plus réduire nos consommations et choisir le bio ! Je fais partie des enseignants qui ont perdu leur poste avec baisse des revenus… serais-je la seule ? Que dire des personnes de plus en plus nombreuses qui sont licenciées ? Des familles monoparentales ? ‘’Nos enfants vous le reprocheront !’’

S’il vous plait soyez raisonnables sur les prix au nom de vos convictions de respect de notre planète et non de vos profits !

Mail reçu d'une consomm'actrice.

49,5% des fruits, légumes et céréales sont pollués

Pesticides dans les alimentsSelon le MDRGF, qui s'est procuré le rapport officiel 2008 de l'UE sur les pesticides et qui porte sur les données de 2006 à paraître la semaine prochaine, la présence de pesticides a été décelée dans 49,5% des fruits, légumes et céréales produits dans l'UE en 2006, le plus haut niveau de contamination jamais enregistré en Europe.

Le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) indique que ces données représentent "une augmentation de 20% sur les cinq dernières années" (...) "Les céréales sont de plus en plus contaminées avec 27,2% de contamination en 2006 contre 21% en 2005".

27,7% des échantillons testés contenaient deux résidus ou plus, et plus de 10% en contenaient quatre résidus ou plus. Selon le MDRGF, 23 pesticides ont été détectés à des niveaux suffisamment élevés pour représenter un risque sanitaire et cinq des produits les plus fréquemment décelés dans les aliments vendus dans l'UE sont considérés comme "cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction ou perturbateurs du système hormonal".

"Au total, 4,7% des fruits et légumes testés contiennent des pesticides à des concentrations supérieures au maximum des limites légales (LMR)", assure le MDRGF qui se demande si "la Commission européenne compte sur les nouvelles normes artificiellement relevées en 2008 pour résoudre artificiellement le problème".

Un règlement européen a relevé en septembre les plafonds autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments afin d'harmoniser les normes au sein de l'Union, mais avec pour effet d'augmenter singulièrement les limites existantes. Les ONG avaient alors estimé que le relèvement de plusieurs centaines de seuils atteignait des limites dangereuses pour les consommateurs....

Les européens contre une alimentation provenant d'animaux clonés

Selon une enquête de la Commission européenne, 81 % des 25 000 personnes interrogées, en juillet, dans les vingt-sept Etats européens estiment que les effets à long terme du clonage animal sont inconnus et 84 % pensent que l'on manque de recul pour juger des conséquences sanitaires à long terme de la consommation par l'homme des viandes et laits provenant de mammifères clonés.

80 % des sondés fournissent une définition correcte de la technique du clonage par transfert nucléaire, soit une reproduction quasi à l'identique d'un animal existant. Dans un domaine où les considérations éthiques l'emportent sur l'aspect sanitaire, 58 % des citoyens européens interrogés estiment que la création de mammifères (bovins, porcins, ovins et caprins) par la technique du clonage à des fins alimentaires "sera toujours injustifiable".

Plus de 43 % des Européens affirment aujourd'hui qu'ils n'achèteront "certainement jamais de tels produits". En pratique, il s'agirait cependant moins de consommer les produits venant d'animaux créés par clonage que ceux issus de leur descendance par voie sexuée. Mais 38 % des personnes sondées estiment qu'aucun des arguments de natures sanitaire ou économique qui leur ont été présentés n'est de nature à justifier la création et l'élevage d'animaux clonés - et de leur descendance - en vue de la production d'aliments destinés à l'alimentation humaine.

"Il apparaît que 86 % des personnes interrogées estiment que c'est finalement l'industrie agroalimentaire qui profiterait d'une autorisation du clonage animal en vue de la production d'aliments", précise-t-on auprès de la Commission européenne.

"L'enquête Eurobaromètre nous fournit des informations précieuses sur le point de vue des citoyens européens, a déclaré, jeudi, Androulla Vassiliou, commissaire européen à la santé. La Commission va maintenant examiner la nécessité de prendre des mesures, et - si oui - lesquelles."

Androulla Vassiliou ne cache pas être personnellement peu favorable au clonage des animaux à des fins alimentaires. La question est de savoir si son analyse est partagée par les autres membres de la Commission. La réponse devrait être connue début novembre, au terme d'une "discussion collégiale" réunissant l'ensemble de l'exécutif européen.

Source : Le Monde.

Nos enfants nous accuseront, un film de Jean-Paul Jaud sur la malbouffe

Certaines régions françaises ont choisi de convertir les cantines scolaires au bio. Malheureusement, elles sont encore trop peu nombreuses... Le 5 novembre 2008, le film de Jean-Paul Jaud, "Nos enfants nous accuseront" sortira. L'association "Un plus bio" et le Conseil Général du Gard l'ont soutenu en lui proposant de tourner dans la ville de Barjac où les enfants mangent bio, à l'école, depuis 2006. Ce documentaire montre que, pour la première fois, cette génération d'enfants est en moins bonne santé que celle de ses parents...

17èmes Entretiens de Millancay 2008, les 3, 4 et 5 octobre 2008

Entretiens de Millançay 2008Les Entretiens de Millancay 2008 auront lieu les 3, 4 et 5 octobre 2008 à Millancay (41), avec les thèmes de colloque : "Santé et modes de vie : les médecines et l'alimentations du futur" et "Existe t'il un style de vie anti cancer" avec David Servan Schreiber, auteur des best-sellers Guerir et AntiCancer.

Le Maire de Millançay et Philippe Desbrosses, Président d’Intelligence Verte, ouvriront ces 17èmes entretiens. Les différents repas seront proposés par Jean Montagard, professeur de cuisine végétarienne au Lycée Hôtelier de Nice, ou Pascale Fromonot, formatrice "Manger autrement en bio".

Les thèmes abordés seront aussi nombreux qu'intéressants : Notre civilisation est elle cancérigène ?, Santé globale - Santé Durable, Les nouvelles approches AntiCancer, Le jeûne thérapeutique, Environnement et Santé, Sursis pour l'espèce humaine ?, Débat sur les vaccinations...

Jean-Marie Pelt, Institut Européen d’Ecologie, Dr Philippe Cougnot (12 ans de pratique au Centre de Médecine Tibétaine Ayurvédique du Dalaï Lama à Dharamsala, Inde), le Professeur David Servan Schreiber, neuropsychiatre de L’Université de Pittsburg aux Etats-Unis, le Professeur Albert Jacquard, et bien d'autres participeront à ces Entretiens !

Programme et tarifs des conférences et ateliers sur le site d'Intelligence Verte.

Le Bio. Bon pour la nature, bon pour nous : campagne européenne

Campagne promotion du bioLa commission européenne vient de lancer une campagne pour faire la promotion de l’alimentation et de l’agriculture biologiques, avec le slogan "Le Bio. Bon pour la nature, bon pour nous."

La Commission européenne veut ainsi sensibiliser les consommateurs et accompagner les acteurs de la filière "bio". Elle met donc à disposition des professionnels et des particuliers un site internet multilingue sur lequel on trouve des informations sur les avantages de manger bio, ainsi que des instruments de marketing disponibles en 22 langues pour aider les producteurs à promouvoir leurs produits.

Un concours pour la création d’un nouveau logo de l’agriculture biologique est également lancé : à vos crayons !

Cette initiative a été lancée dans le cadre du plan d’action européen en matière d’alimentation et d’agriculture biologiques adopté en 2004 par la commission, qui prévoyait 21 initiatives destinées à développer le marché de l’alimentation biologique et à améliorer les normes, l’objectif étant de renforcer la confiance des consommateurs. Aujourd'hui, l’alimentation "bio" représente un débouché potentiellement élevé pour les agriculteurs européens.

Les Gourmandises de Lolita Lempicka sont bio avec Bonneterre

Gourmandises bio de Lolita LempickaLolita Lempicka s’est associée à Bonneterre, maison bien connue en alimentation bio certifiée AB, pour créer une gamme de Gourmandises bio avec des arômes naturels, des saveurs tranchées, des textures réussies... Le packaging est soigné puisqu'emballé dans du papier de soie imprimé toile de Jouy, dans de jolies boîtes aux formes ludiques. Lolita Lempicka indique que ces emballages excessifs sont destinés à être recyclés : en plumier, en boîte à bijoux ou à secrets…

"Sous le choc" est un chocolat, amandes et praliné en grosse tablette, "Sublime fondant" est une pâte à tartiner au délicat goût de noisette, "Thé merveille" est un thé blanc rare venu d’Himalaya, "Grands petits-beurre" est un grand classique, et puis il y a des mini madeleines amande-citron, de la confiture légère à la framboise, du thé à la réglisse… Tout pour préparer un goûter de gourmet !

La créatrice de mode et de parfums connue dans le monde entier souhaitait concilier le bio, dont elle est adepte, avec son monde glamour et décalé : "L’idée, c’est de sensibiliser les gens au bio en utilisant des chemins détournés". Certes, mais les prix, de 7,50 à 29,90 €, vont en repousser plus d'un !

Pour les amateurs de produits bio, bons et beaux, les Gourmandises de Lolita Lempicka sont, jusqu’en septembre, en exclusivité à La Grande Épicerie de Paris, avant de les retrouver dans les épiceries fines.

Gilles Daveau, le traiteur bio à Nantes

Traiteur bio à NantesGilles Daveau, Le traiteur bio, propose aussi une cuisine végétarienne gourmande. Son installation à proximité de Nantes, en 2005, lui permet de développer encore son activité !

A 46 ans, il propose maintenant, outre l'activité de traiteur événementiel, des plats cuisinés biologiques, des cours et stages de cuisine bio, de la formation professionnelle et des locations de salles.

"C'est par passion pour l'écologie de la vie quotidienne que j'ai voulu faire connaître et apprécier les produits biologiques et la cuisine végétarienne à un large public : par la dégustation de repas colorés et parfumés, par le partage des savoir-faire culinaires... Près de 20 années de Carte créative à partir des produits bio, saisonniers, végétaux...m'ont amené à transmettre la cuisine bio hors des cadres normatifs diététiques pour faciliter la capacité de chacun à trouver ses repères et à réussir à sa façon la cuisine qui lui convient".

Contact : "Le Traiteur Bio" - 12 rue de l'artisanat - ZIC "Beau Soleil" - 44450 St Julien de Concelles - Tel : 02.40.04.24.62

Un amour de café... équitable par Abraham Bodge

"Un amour de café", un petit film d'Abraham Bodge sur le commerce équitable, vu sous l'angle de l'humour... Avec Gaëtan Letizia et Patricia Genevois.

Bionade, une boisson sans alcool 100 % bio

Bionade, limonade bioBionade est une boisson sans alcool issue d’une production entièrement biologique. Produit de la fermentation de matières premières naturelles de qualité écologique, Bionade contient une grande quantité de calcium et de magnésium ainsi que des essences naturelles de fruits et de plantes : au sureau, au litchi, aux plantes ou au gingembre-orange, une gamme intéressante !

C'est au nord de la Bavière, à Ostheim von der Rhön que Bionade est fabriquée. Et depuis 3 ans, la vente de la limonade 100 % naturelle connait une croissance exponentielle : 300 % de croissance depuis 2003.

Ne voulant pas se cantonner à une clientèle "bio", le marketing a été revu en 2000 et ainsi la clientèle citadine et branchée est attirée : "La boisson officielle d’un monde meilleur" ! L'entreprise a même signé un contrat de distribution avec McDonald’s en août 2007.

Aujourd'hui, Bionade est la troisième limonade la plus consommée par les Allemands après Fanta et Sprite. En 2009, Bionade s'attaquera au marché américain...

Grands Chefs de cuisine et vignerons contre les OGM, dans Le Monde

OGM j'en veux pasDes grands Chefs de la Cuisine française et des vignerons ont publié une tribune dans Le Monde de mardi 13 mai 2008, comme un appel pour l'application du "principe de précaution" :

Dans le débat sur les organismes génétiquement modifiés, beaucoup de voix se sont fait entendre, rarement celle des cuisiniers et des vignerons. Nous sommes pourtant concernés au premier chef par l'introduction des OGM de plein champ dans l'agriculture.

Nous n'avons ni vocation ni compétences pour trancher un débat scientifique sur la sécurité sanitaire des aliments OGM. Les études conduites à ce jour restent contradictoires et insuffisantes sur la durée. C'est pourquoi, à l'image du gouvernement pour le maïs MON 810, nous défendons le principe de précaution : pas d'OGM à nos tables et dans nos caves dans l'état actuel des connaissances.

Les produits de la terre sont la base de notre métier et le socle de notre gastronomie. Nous avons la chance de disposer de terroirs et de produits d'une qualité et d'une variété exceptionnelles. Nous avons la liberté de choisir ceux qui nous plaisent pour nos vins et nos plats. C'est un droit fondamental que celui de choisir le contenu de son verre et de son assiette.

Cette liberté et ce choix sont aujourd'hui menacés par les OGM et leurs conséquences inéluctables : industrialisation et standardisation de l'agriculture, dégradation et pollution des sols, uniformisation des semences et des goûts, atteintes à la biodiversité et menaces sur l'agriculture biologique.

Diversité et qualité

Accepter les OGM, c'est scier la branche sur laquelle nous sommes assis et condamner, à terme, ces petits producteurs qui nous offrent chaque jour diversité et qualité dans le respect de la terre. La coexistence entre cultures OGM et non OGM est une illusion. Plus les premières se développeront, plus les risques de contamination des secondes se multiplieront. Aucune loi ne peut réglementer le sens des vents ou le vol des abeilles, principaux vecteurs de la dissémination.

La France est le pays qui a inventé les appellations d'origine contrôlées (AOC), nous ne voulons pas qu'il devienne celui des appellations d'origine contaminée. C'est pourquoi, mesdames et messieurs les députés, nous vous demandons de maintenir l'amendement 252 selon lequel les OGM "ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières commerciales qualifiées sans organisme génétiquement modifié". C'est aussi l'avenir de notre cuisine et de notre vignoble qui est en jeu.

Puissent-ils être entendus en dernière minute car le projet de loi sur les OGM devrait être adopté aujourd'hui par les députés après trois mois de navette parlementaire...

Rappelons qu'un pique-nique est organisé par des organisations de défense de l'environnement à 13h à Paris, sur l'esplanade des Invalides, et devant toutes les préfectures de France. Dans un appel à la "mobilisation générale" et "pour la liberté de produire et de consommer sans OGM ", Greenpeace, Les Amis de la Terre, Attac, la Confédération paysanne et la Fédération nationale d'agriculture biologique, entre autres, ont prévu de former une chaîne humaine autour de l'Assemblée nationale pour "protéger les députés de la contamination génétique" !

Deux études démontrent l'abondance des pesticides dans l'alimentation

Deux études montrent l'importance de l'exposition aux pesticides par voie alimentaire. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a publié fin avril une étude montrant que 6 % des fruits et légumes testés présentaient des teneurs en pesticides dépassant la limite maximale de résidus (LMR). L'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), a elle publié le 7 mai 2008, une étude concluant que "les enfants franciliens sont exposés à des pesticides variés, dont certains interdits depuis plusieurs années, alors que leurs parents ne sont pas professionnellement exposés".

Pesticides dans l'alimentationLes légumes testés par la DGCCRF : 6,3 % des échantillons sont non conformes, car excédant la LMR. Les fruits sont encore plus empreints de pesticides : 58,6 % des échantillons comportaient des résidus à des teneurs inférieures au maximum autorisé et 5,5 % étaient non conformes.

François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), indique que ces chiffres "montrent l'urgence de mettre en application la mesure de réduction de l'usage des pesticides prise dans le cadre du Grenelle".

L'étude de l'Ineris, réalisée avec l'université Paris-V, a évalué l'exposition aux pesticides de 130 enfants répartis dans l'Ile-de-France, 73 vivant en pavillon et 57 en appartement. Un total de 31 composés (insecticides, herbicides et fongicides) a été pris en compte et les prélèvements ont été effectués dans l'air, sur les poussières au sol et sur les mains des enfants. Les produits du métabolisme des insecticides ont été recherchés dans les urines.

Au moins un produit de type pesticide se trouvait dans 94 % des logements : insecticide dans 93 % des cas, fongicide pour les plantes dans 30 % des cas et herbicide dans 32 %. Le lindane, un insecticide désormais interdit en France, était le pesticide le plus fréquemment retrouvé dans l'air (88 % des logements).

Le fait le plus marquant porte sur les pesticides organophosphorés : 70 % des enfants excrétaient au moins l'un des six métabolites urinaires des organophosphorés, alors que ceux-ci étaient détectés moins fréquemment dans l'environnement intérieur.

"Cela peut signifier qu'il existe une autre source d'exposition que celles que nous avons recherchées. Cela pourrait être la voie alimentaire, indique Olivier Blanchard, responsable de l'étude. Des prélèvements alimentaires seraient donc indispensables pour passer au stade des certitudes sur la voie alimentaire d'exposition aux pesticides."

Inquiétant, non ?

Du lait cru bio en distributeur automatique public !

Lait cru bio en distributeurGérard Gayet est un producteur de lait cru bio : il vient d'installer un distributeur automatique de lait cru frais sur le parking d'une zone commerciale à l'Arbresle (Rhône) pour "valoriser sa production", ce qui est une première dans un lieu public en France.

A 47 ans, il a investi 30.000 euros dans une machine ultramoderne, homologuée par les services vétérinaires et conçue en Italie, pour "que les gens retrouvent l'habitude d'aller chercher le lait à la ferme, mais avec des moyens modernes", n'empêchant pas le lait d'être renouvellé chaque jour.

"Je vends d'habitude toute ma production à une coopérative, le lait est ensuite distribué dans toute la France, c'est quand même idiot de lui faire faire tous ces kilomètres", a-t-il indiqué. Au bout de dix jours de fonctionnement, il déclare vendre 40 litres de lait par jour et a bon espoir d'atteindre rapidement les 150 litres par jour nécessaires pour rentabiliser son investissement, ce qui correspondrait à près de 30% de sa production.

En Italie, notamment en Lombardie, déjà 500 distributeurs de lait cru sont en fonctionnement. Si le succès se confirme en France, il espère convaincre les autres producteurs bio de suivre le même chemin.

Contact : EARL Gayet de la Gondolière à Saint Laurent de Chamousset (69) - ggayet@terre-net.fr

Poisson bio : un écolabel, label bleu, pour une pêche durable et responsable...

Ecolabel pour le poissonAu niveau international, la FAO a établi une définition du concept d’Ecolabel et édité des lignes directrices pour l’étiquetage écologique du poisson et des produits des pêches de captures marines (Rome, 2005). Il est géré par l’organisation indépendante MSC (Marine Stewardship Council) et a été établi avec des scientifiques, des pêcheurs et des organisations écologiques.

Ses trois critères centraux sont la prise en compte des stocks de poissons sur la zone de pêche, l’impact sur le milieu marin et les espèces non-cibles et le système de gestion de la pêcherie. Mais aucune pêcherie française n’a aujourd’hui le label, même si plusieurs ont entamé les démarches de certification.

Au niveau communautaire, la Commission européenne envisage d’encadrer les démarches volontaires d’écolabellisation par un règlement fixant des exigences minimales. Dans le secteur des produits de la pêche, les étiquettes et labels privés se sont développés ces dernières années afin de certifier la nature durable des produits et de rassurer le consommateur sur le caractère responsable de ses achats.

Aujourd'hui, une étude de l’Ofimer, Office interprofessionnel des produits de la mer, présente les différentes démarches existantes et synthétise les résultats de la consultation professionnelle sur les conditions d'écolabellisation des pêcheries françaises.

Le secteur de la pêche veut défendre une "pêche durable et responsable", d'où le projet de "Label bleu", éco-label national, qui permettra de certifier les espèces pêchées de façon "durable et responsable". Il est soutenu par tous : Comité national des Pêches, syndicat des poissonniers, entreprises privées.

L'éco-label implique la lutte contre la pêche illégale et la reconnaissance des bonnes pratiques sur des stocks qui ne doivent pas être surexploités. Les pêches de bar, langoustine, cabillaud pourraient bénéficier de ce label d’ici trois ans...

Les vins sont contaminés par les pesticides

Vin contaminé par des pesticidesLes associations du réseau européen d'action contre les pesticides PAN-Europe ont procédé à l'analyse de 40 bouteilles de vin rouge (34 bouteilles traditionnelles et 6 bouteilles de la viticulture biologique) en provenance de France, d'Autriche, d'Allemagne, du Portugal, d'Afrique du Sud, d'Australie et du Chili.

Il s'avère que les vins issus de l'agriculture non-biologique étaient contaminés : chaque échantillon prélevé contenant en moyenne plus de 4 résidus de pesticides, les plus suspects jusqu'à 10 résidus. Les niveaux de contamination constatés dans les analyses ne dépassaient cependant pas les limites normales autorisées pour le raisin. PAN-Europe souligne toutefois que les niveaux de contamination observés dans le vin sont considérablement plus élevés que ceux tolérés pour les pesticides présents dans l'eau du robinet (5.800 fois plus élevés dans un cas).

Vingt-quatre pesticides ont été identifiés dans cette mini-enquête, dont quelques uns classés comme potentiellement cancérigènes, toxiques pour la reproduction ou le développement, ou perturbateurs sur le plan endocrinien.

"Le problème n'est pas lié à la qualité des vins", a souligné un membre de l'organisation, Elliott Cannell, précisant que "trois bouteilles de crus français analysés valaient plus de 200 euros chacune". Parmi les vins sélectionnés pour l'enquête, se trouvaient trois Bourgogne (dont deux Premiers crus) et sept Bordeaux (dont trois Crus classés) de villages prestigieux.

Quant aux six vins biologiques sélectionnés, seul l'un d'eux comportait de faibles traces de pesticides, sans doute en raison de la pulvérisation de parcelles voisines.

L'eurodéputée verte Hiltrud Breyer, membre d'une commission sur la sécurité alimentaire, a jugé le résultat de l'enquête "alarmant mais prévisible". "Bien que les concentrations soient inférieures à celles détectées récemment dans les fruits et les légumes, les résidus sont composés de pesticides plus nombreux". "Nous voulons seulement éliminer les pesticides dangereux sans peser sur l'économie", mais nous sommes confrontés "aux vieilles habitudes de certains viticulteurs qui traitent entre vingt et trente fois leurs vignes", souligne Mme Breyer.

Les Verts européens jugent que les producteurs de vins, fortement influencés par l'industrie des pesticides, pourraient réduire de moitié leur utilisation à l'instar de ce qui s'est fait au Danemark.

Les eurodéputés ont examiné en octobre en toute première lecture des mesures renforçant la protection des Européens contre les pesticides. La France étudie aussi un plan dans ce sens, présenté lors de son "Grenelle de l'environnement".

Lire l'étude de PAN-Europe sur les pesticides dans les vins.

Premières Assises Bretonnes de la Vente Directe le 25 mars 2008

Vente directe produits bioLes Premières Assises Bretonnes de la Vente Directe, organisées par l'université de Haute Bretagne Rennes 2, en partenariat avec Agrocampus Rennes, l'Université de Rennes 1 et la Frcivam Bretagne, se dérouleront le 25 mars 2008, à Saint Brieuc, avec le soutien de la Région Bretagne, du Conseil Général des Côtes d'Armor et du Conseil Général d'Ille et Vilaine.

Ces Assises feront le point sur les pratiques de vente directe en Bretagne : les différentes modalités, leur renouvellement, leur potentiel de développement avec l’arrivée de formes plus récentes de vente directe (magasins collectifs, AMAP, vente sur Internet, etc.).

L’objectif est d’apprécier les impacts apportés par ces évolutions : leur contribution, la diffusion de nouvelles pratiques agricoles, la construction de liens sociaux, l’essor d’une agriculture durable liée à une alimentation locale saine. Les liens renouvelés entre production et consommation locales peuvent amener un réaménagement des relations ville-campagne, axe principal de comparaison avec le Japon, pays initiateur des nouvelles modalités de vente directe.

Frais d'inscriptions : 30 euros repas compris.
Renseignements : CIVAM Bretagne ou catherine.lerohellec@civam-bretagne.org ou 02 99 77 39 24

Les fast-food bio sont très tendance !

La tendance des fast-food bioDans les fast-food diététiques ou biologiques, comme Cojean, Exki ou Bert's, on ne trouve pas le traditionnel hamburger-frites, mais plutôt des aliments frais, naturels ou biologiques, destinés à une clientèle active, urbaine et plutôt aisée...un peu bobo !

La chaîne belge Exki, avec son mobilier en bois clair et ses expressos "commerce équitable", qui a ouvert à Paris en 2006 boulevard des Italiens en plein quartier de bureaux, a pour devise : "Natural, fresh, ready" (naturel, frais, tout prêt). Elle compte ouvrir deux autres restaurants dans la capitale cette année, deux à l'aéroport de Roissy et un à Lille (Nord), et 13 restaurants en Europe !

Le précurseur, Cojean, est arrivé en 2001: Alain Cojean est, aujourd'hui, à la tête de 10 restaurants parisiens !

L'objectif est de profiter du ras-le-bol des consommateurs pour les McDonald's ou Quick, et de surfer sur la vague de recherche de bien-être et d'une alimentation plus saine.

Le ticket moyen y est quand même de 11 euros, soit presque le double d'un menu chez MacDo...

Le camembert AOC de Normandie restera fabriqué au lait cru

Le camembert au lait cru a gagnéLe camembert AOC de Normandie va bien continuer à être fabriqué au lait cru : c'est une belle victoire des petits producteurs face aux grandes marques de l'industrie agroalimentaire qui voulaient supprimer cette obligation, pour des raisons "sanitaires"...

Les géants Lactalis et Isigny-Sainte-Mère qui pèsent à eux deux plus de 80% de la production de camemberts AOC, avaient annoncé l'abandon "momentané" de l'appellation pour certains de leurs produits (Lepetit et Lanquetot notamment) après avoir échoué à obtenir l'abandon du lait cru lors d'une demande en urgence.

L'Inao avait dénoncé une tentative de "chantage", et un comité de défense du véritable camembert de Normandie, créé fin avril 2007, avait réuni des milliers de signatures pour "sauver le produit français le plus populaire dans le monde".

Au plus fort de la crise, des professionnels avaient accusé Lactalis et Isigny-Sainte-Mère de vouloir faire modifier le décret de l'AOC parce qu'ils avaient longtemps triché sur le respect des critères de production, en chauffant ou microfiltrant le lait. L'Inao a d'ailleurs reconnu l'an dernier l'existence de pratiques douteuses, tant chez les gros que chez les petits producteurs.

La décision devrait être officialisée dans les prochains mois dans le cadre d'une réforme de cette appellation d'origine contrôlée, qui doit faire l'objet d'un décret publié au journal officiel d'ici la fin 2008.

La consommation du lait en baisse...

Baisse de la consommation de laitLe Service central des enquêtes et études statistiques (SCEES) du ministère de l'Agriculture publie aujourd'hui une étude selon laquelle la consommation française de produits laitiers, l'équivalent de 371 kilogrammes de lait entier par habitant en 2006, est en baisse de 7% par rapport à 1997.

La baisse, entre 1997 et 2006, porte principalement sur la consommation de lait liquide (-20%) et de beurre (-12%). Par contre la consommation de yaourts augmente de moitié et celle des desserts lactés de 70%. Les Français demeurent toutefois parmi les plus grands consommateurs de produits laitiers en Europe, avec notamment 23 kg de fromage par habitant en 2004 !

Le ministère explique cette baisse par moins d'achats de produits laitiers, une préférence pour les produits allégés et la hausse des prix. Ceci étant, d'autres raisons sont à mettre en avant : le lait est fortement critiqué par tous notamment les médecins et pédiatres, les dérives de l'agriculture intensive et de l'industrie ont aussi conduit à une dégradation de la qualité du lait.

Cette baisse de la consommation est largement dûe à une pub anti-lait très forte...

Les produits bio de plus en plus consommés pour sauver la planète

Consommation des produits bioLe baromètre 2007 de l'Agence Bio sur la consommation et la perception des produits biologiques, réalisé par l'institut de sondage CSA et publié jeudi 31 janvier 2008, indique que les français mangent bio pour leur bien-être, mais aussi, de plus en plus, pour la sauvegarde de la planète. Cette organisation est chargée de développer et de promouvoir l'agriculture biologique.

90 % des français consommateurs de produits bio affirment le faire "pour préserver l'environnement", contre 79 % il y a cinq ans. 96 % déclarent acheter bio pour préserver leur santé, 92 % pour "être certains que les produits sont sains", et 91 % pour la qualité et le goût des produits. Ces dernières raisons dépassaient déjà les 90 % en 2003.

77 % des français considérent que le bio est "une voie d'avenir face aux problèmes environnementaux". Le développement durable est pour eux lié à l'alimentation : 82 % disent privilégier les produits locaux, et 94 % ceux de saison.

Les produits les plus prisés en bio sont toujours les mêmes : les fruits et légumes (78 % des consommateurs de bio en achètent), suivis des produits laitiers (74 %) puis des oeufs (62 %).

Quatre français sur dix disent consommer au moins un produit bio par mois, comme en 2006. Le chiffre d'affaires du bio est en progression moyenne de 10 % par an depuis cinq ans, et a atteint 1,9 milliard en 2007, mais les produits bio ne représentent qu'autour de 1,2 % des ventes de produits alimentaires.

Si "56 % des consommateurs estiment normal de payer plus cher" un produit bio, le prix reste un frein... Si le Grenelle de l'Environnement est respecté, l'offre devrait augmenter, et le prix peut-être baisser ?...

Procés de Pierre Meneton, chercheur, contre le lobby du sel

Pierre Meneton contre le lobby du selPierre Meneton est un scientifique dans la tourmente juridique pour avoir osé s'ériger contre le lobby du sel...

Pierre Meneton est chargé de recherche à l’Inserm. Il est attaqué en diffamation par le Comité des Salines de France qui lui reproche une phrase publiée dans un article intitulé Sel, le vice caché, paru dans le numéro de mars 2006 du magazine TOC.

L’audience de ce procès en diffamation - hors du commun - intenté à son encontre et au magazine TOC par le lobby du sel aura lieu le jeudi 31 janvier 2008 à 13h30 au Tribunal de Grande Instance de Paris (17e Chambre), 6 bd du Palais, 75001 Paris.

C'est dans l'île de la Cité, le métro ou RER le plus pratique est celui de Saint-Michel. Son avocat dans cette affaire est Maître Bernard Fau (Gaucho, malades de la thyroïde, hormone de croissance).

Soutenons le !

Des aliments provenant d'animaux clonés bientôt en Europe ?

Les Etats-Unis ont annoncé qu'ils autorisaient les animaux clonés dans l'alimentation. Même si cela ne semble pas prêt d'arriver en Europe, on peut se demander ce qui motive tout cela.

Le comité d'éthique européen sur la science et les nouvelles technologies (EGE), une instance créée par la Commission européenne, a déclaré ne "pas voir d'arguments convaincants justifiant la production de nourriture à partir de clones et de leur progéniture".

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), a jugé, elle, vendredi dernier que les aliments provenant d'animaux clonés, tels que la viande et lait, ne présentaient pas plus de danger que ceux issus d'animaux conçus de manière traditionnelle. En 2005, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) s’était également prononcée plutôt en faveur du clonage des animaux.

Rappelons qu'il s'agit d'organismes génétiquement modifiés, appelés souvent "nourriture Frankenstein".

Bruxelles, avant de prendre une décision sur la nourriture clonée, affirme vouloir attendre l'avis final de l'EFSA attendu en mai et surtout les conclusions d'une enquête prévue auprès des citoyens européens, traditionnellement très sceptiques sur le sujet.

Où va-t-on ?!!!

Du foie gras éthique, sans gavage forcé

Foie gras bioEn Espagne, un producteur espagnol connait un énorme succès avec son foie gras "éthique".

Souvent controversé, le gavage des oies se fait, chez lui, naturellement, à l'approche des migrations de l'hiver. La "Pateria de Sousa" est demandée jusque dans les rayons d'Harrods, le grand magasin londonien.

"En France, il leur faut 15 jours pour réaliser ce que moi je produis en un an" explique Eduardo Sousa. Les oies se sont en liberté et se nourrissent de gland de chêne, d'herbe...

A l'approche des fêtes de Noël, cette information relatée par Europe 1, ne plait pas aux producteurs de foie gras français qui y voient une "opération marketing ne reposant sur aucune réalité"....

La société d'Eduardo Sousa, La Patería de Sousa, s’était vue, en plus, décerner le prix "Coups de Cœur" dans la catégorie Foie Gras pour sa spécialité unique au monde : le foie gras d’oie ibérique biologique et sans gavage, au Salon International de l'Alimentation de Paris, SIAL 2006 !

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