Blog du Bio


Développement Durable

Articles sur le développement durable.

Commission Nationale pour le Commerce Equitable mise en place

Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie et Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce, ont installé jeudi dernier la Commission nationale pour le commerce équitable (CNCE) qui aura pour mission de vérifier que les produits vendus sous le label du "commerce équitable" correspondent bien à un projet d'"amélioration des conditions de vie des producteurs défavorisés des pays en voie de développement".

Les vendeurs de produits issus du commerce équitable devront par ailleurs satisfaire à des conditions d'indépendance, de transparence, de présence et d'accompagnement auprès des producteurs locaux concernés, ou encore de contrôle sur les prix auprès des importateurs.

Curieusement, jusqu'à présent, aucun des produits présentés comme "équitables" n'était garanti par un organisme public ou indépendant, car la CNCE avait été créé en mai 2007 sans jamais s'être réunie.

Investir durable sans spéculer

Investissement socialement responsableLa croissance verte invite de plus en plus à placer son épargne dans des fonds de développement durable, des fonds à vocation sociale ou environnementale : cela représentait fin 2009 environ 34 milliards d'euros, soit un chiffre qui a été multiplié par huit en 5 ans !

Devant l'engouement du public pour ces investissements socialement responsables, des margoulins ont pointé leur nez pour essayer d'avoir une part du gâteau : il est donc important de ne pas se faire avoir. Pour ce faire, les Amis de la Terre ont mis en ligne un site de finances responsables. La Caisse des dépôts vous permet aussi de vérifier le placement que votre banque vous propose sur Novethic qui est aussi un label garantissant l'investissement environnemental, social et de gouvernance.

Par ailleurs, Terre de liens permet de racheter des exploitations agricoles qui auront vocation à devenir des exploitations en agriculture biologique. Bien évidemment, Finansol,médiatisé notamment par François de Witt, propose des projets particuliers ici et là en lien avec l'environnement.

Alors, penchez vous sur ces investissements socialement responsables !

Des dosettes recyclables compatibles avec les machines Nespresso

Concurrent à NespressoC'est le groupe de distribution Casino qui annonce proposer, en mai 2010, des dosettes pour les machines à café Nespresso qui vont casser le monopole de la marque de Nestlé : elles seront environ 20% moins chères que celles de la marque et seront disponibles dans les 7.500 magasins du groupe Casino ainsi que dans les Monoprix et Leader Price.

Jean-Paul Gaillard, ancien patron de Nespresso de 1988 à 1997, fondateur de la société Suisse, Ethical Coffee Compagny (ECC) confirme que ces dosettes seront produites en France, dans une usine de café à Chambéry qui emploie 35 personnes, et devrait atteindre 500 salariés d'ici trois à cinq ans. Sur le marché mondial estimé à entre 6 et 7 milliards de dosettes Nespresso, ECC prévoit "de produire 450 millions de dosettes en 2010 et près de 2 milliards en 2011".

Malgré les 1700 brevets qui protègent les dosettes Nespresso, Jean-Paul Gaillard a vu "une faille dans les nouveaux brevets Nespresso" et "nos brevets sont totalement hors du champs des leurs", donc inattaquables sur le plan juridique, assure-t-il.

Les dosettes d'ECC, à base d'amidon, seront moins chères, à qualité au moins égale, et en plus "biodégradables en six mois" selon les normes européennes.

Nespresso se dit serein grâce à sa qualité exceptionnelle et grâce à son ambassadeur de luxe, George Clooney. Cependant, elle pourrait avoir du souci...

Les emplois verts en plein boom

On parle aussi des "métiers de la croissance verte" à propos des emplois liés aux secteurs de l’efficacité énergétique et du développement des énergies renouvelables. Selon une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), ces emplois verts résisteraient mieux que les autres à la crise : 90.000 emplois ont été créés dans ces secteurs depuis 2006.

L’Ademe estime dans cette étude que le nombre d’emplois directs liés à ces activités, exportations comprises, représente 294.000 équivalents temps plein (contre 204.000 en 2006), soit un niveau comparable à celui de l’industrie chimique. En outre, l’Ademe prévoit que ces secteurs représenteront près de 500.000 emplois en 2012, soit 200.000 de plus qu’aujourd’hui. Point noir : l’étude évoque un retard du chantier lié à l’amélioration de l’efficacité énergétique dans le secteur résidentiel.

Sur la période 2006-2009, ce secteur a progressé de 10% par an en moyenne (14% en 2009). Mais il faudrait que la croissance accélère à 21% par an d’ici 2012 pour que l’objectif du Grenelle de l’environnement, qui cible 400.000 rénovations lourdes d’ici 2013, soit respecté, avertit l’Ademe.

Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée du Développement durable, doit réunir aujourd'hui le comité de pilotage du plan de mobilisation pour la croissance verte. Et jeudi 3 décembre 2009, à l'occasion de la journée nationale de l’Alliance Ville Emploi, elle signera avec Jean Le Garrec, Président de l’Alliance Ville Emploi et Philippe Van de Maele, Président de l’ADEME, une convention concernant la généralisation d’une expérimentation régionale - déjà testée avec succès - visant à orienter les demandeurs d’emploi vers les métiers de la croissance verte.

Semaine de la finance solidaire du 4 au 11 novembre 2009

Semaine de la Finance Solidaire 2009La Semaine de la finance solidaire se déroule du 4 au 11 novembre 2009 : un évènement mobilisateur pour montrer que l’argent peut être épargné et investi autrement. Dans un contexte socio-économique difficile, la différence entre la finance classique et la finance solidaire, ce sont les personnes qui retrouvent une activité grâce à l’investissement solidaire. Voici le message que Finansol souhaite faire passer en priorité à l’occasion de la 2ème Semaine de la finance solidaire : "Avec un placement solidaire labellisé Finansol, en finançant une entreprise de logistique à vélo qui donne du travail à 60 personnes en insertion comme Hakim à Bordeaux, la finance solidaire donne les moyens d’entreprendre aux personnes exclues de la finance classique", insiste François de Witt, président de Finansol.

Portée par l’association Finansol, avec le soutien de collectivités territoriales, d’établissements financiers et des financeurs solidaires, cette Semaine sera rythmée par de nombreuses animations, avec notamment :
- Des visites guidées pour découvrir les entreprises financées par la finance solidaire
- Des expositions photos Visages de la finance solidaire
- À Nantes, au Futuroscope de Poitiers, à Paris
- Des conférences pédagogiques pour expliquer le mécanisme des placements solidaires et leur utilité concrète
- La microfinance et la solidarité expliquée aux enfants – au Jardin d’Acclimatation (7-8 nov)
- La finance solidaire face à la crise – à la Banque de France (5 nov).

Quelques chiffres-clés 2008 de la Finance solidaire :
- Un encours de 1,634 milliards d’euros placés sur des produits d’épargne solidaire,
- 379 M€ d’investissements solidaires, soit une progression de 34%,
- 20 000 emplois créés, mais aussi 1 500 familles logées ou relogées et 900 institutions de microfinance soutenues.

Pour connaître le programme détaillé des évènements prévus pendant la Semaine et découvrir des projets financés par le secteur, rendez-vous sur le site de la Semaine de la finance solidaire !

Ecran Vert sur TV5Monde : Nicolas Hulot invité

Ecran Vert 26 Nov 09Ecran Vert, le magazine consacré au développement durable sur TV5 Monde, présenté par David Delos, sera consacré à La forêt, jeudi 26 novembre 2009 à 21h00, et accueillera notamment Nicolas Hulot, journaliste, animateur de télévision et responsable de la fondation qui porte son nom, Emilie Barrucand, ethnologue travaillant sur les Guaranis et animatrice de l'association Wayanga, Alain Pavé, directeur du programme Amazonie du CNRS, Denis Loyer, agronome, conseiller de Brice Lalonde sur les questions forestières, il suit les négociations climat pour l'AFD.

Réservoir de biodiversité et d’habitats, la forêt joue un rôle majeur dans l’équilibre naturel mondial. Elle produit une part significative de l’oxygène sur les continents, mais elle est aussi une protection contre certains risques naturels (avalanches, inondations, sécheresse…). Quelques jours avant le sommet de Copenhague, où la question de la forêt sera au coeur du débat, "Ecran Vert" dresse un état des lieux de la déforestation dans le monde, étudie son impact sur les hommes et les communautés de la forêt à travers l’exemple des orpailleurs de Guyane, et s’intéresse aux solutions pour sauver la forêt.

Au cours de l’émission, le documentaire "La gestion durable des forêts au Gabon" réalisé par Nadia Gillet, Julie Delettre Nicolas Grimard sera diffusé : les forêts équatoriales et tropicales disparaissent à une vitesse alarmante : 13 millions d’hectares sont détruits chaque année. S’il est aujourd’hui urgent de préserver nos forêts, l’exploitation de leurs ressources est aussi une nécessité. Pour conjuguer protection et exploitation, une gestion durable des concessions forestières apparaît comme la seule solution. Exemple au Gabon, un pays bénéficiant d’une couverture arborée de 85 %, qui s’est doté d’un nouveau code forestier en 2001.

Le recyclage de Nespresso commence enfin !

Box recyclage NespressoNespresso se mettra-t-il au recyclage de ses capsules en aluminium ? Mais que fait George Clooney ? J'ai longtemps repoussé l'achat d'une cafetière Nespresso - malgré la qualité du breuvage - à cause du recyclage impossible des capsules en France, et je ne suis pas la seule. Pourtant l'aluminium est une matière parfaitement recyclable.

Nestlé, qui se dit "leader mondial du café portionné haut de gamme", gâche son image avec ces 8 000 capsules qui partent dans les poubelles "tout venant" chaque minute dans le monde. Du coup, la multinationale commence à réagir. Elle se donne comme objectif que soient recyclées 75 % des capsules vendues dans le monde à l’horizon 2013, et lance le programme Ecolaboration, "plateforme dédiée à l’innovation durable" qui met le consommateur à contribution ! La mode est au "collaboratif" mais il y a des limites...

En France, notre système de tri et de ramassage ne gère pas l'aluminium mesurant moins de 7 centimètres. Nespresso propose donc que les clients rapportent leurs capsules au magasin, dans les points de livraison, au livreur des nouvelles doses, etc. A Rungis, un centre de traitement spécifique séparera l’aluminium du reste de café, dans les prochaines semaines, et puis 1000 lieux de collecte seront créés d'ici fin 2009 et 2000 fin 2010. Mais dans quoi les ramener ? Nespresso a pensé à tout pour vous faciliter la vie et vous vend un container à recyclage, un "récipient étanche compact et design pouvant contenir 100 capsules", pour la modique somme de 20 euros !!!

Pour rattraper son retard sur le plan écolo, Nespresso a mis en place un programme AAA, contrôlé par l’ONG Rainforest Alliance qui définit des critères de "culture durable" et d’amélioration du "revenu réel du producteur" (mais pas de tarif minimum !). Cependant, ne vous méprenez pas, rien ne sera bio derrière une annonce de pesticides "utilisés de façon responsable"...

Savez-vous que 82 grammes de CO2 sont émis à chaque tasse de café, avec les machines Nespresso ? Grosses consommatrices d'électricité, Nespresso s’engage à réduire les émissions de ces machines de 20 % d’ici à la fin 2013.

Curieux qu'un tel groupe de l'industrie agro-alimentaire soit si en retard en matière d'environnement !

Téléphone écolo de Samsung

Téléphone écolo SamsungSamsung sort aux Etats-Unis un nouveau mobile dit "écolo" : il s'agit du "Reclaim", mobile 3G composé à 80% de matériaux recyclés. Il ressemble à un quelconque téléphonemais il est doté d'un clavier QWERTY coulissant, un appareil photo numérique de 2 megapixels, le Bluetooth stéréo, une puce GPS et un emplacement mémoire Micro SD HC pour ses fonctions multimédia.

Il est fait de "bio plastiques" dont la composition "renouvelable" va de la patate douce, au blé, à l’huile de ricin, et surtout au maïs. La boite d'emballage est composée à 70% de matériaux recyclés. Le chargeur secteur consomme 12 fois moins d'énergie que les chargeurs classiques.

Samsung va plus loin avec une opération "un mobile bio acheté (50 dollars), 2 dollars reversées à une association pour la protection de la nature"...

Ne soyons quand même pas dupes : le marketing vert - greenwashing - est visiblement bien passé chez le coréen Samsung !

Monsieur Poulet : des tee-shirts éthiques au graphisme stylé

Tee-shirt équitable Mr PouletMonsieur Poulet vend des tee-shirts en coton issu du commerce équitable, récolté en Afrique de l'Ouest et du centre dans de petites coopératives certifiées Max Havelaar. Dans des ateliers de Casablanca, les produits sont teints et confectionnés avec le plus grand soin. Une styliste de talent, Caroline Lorfeuvre, jeune femme haute en couleurs, dessine des vêtements élégants, pratiques et sympathiques. Les vêtements sont ensuite imprimés par un sérigraphe certifié Imprim’Vert.

Monsieur Poulet considère que son métier est avant tout de dénicher les talents graphiques de demain, "le Van Gogh du vectoriel, le Picasso du pixel..." en privilégiant l’esthétisme au slogan humoristique… Pour ce faire, Monsieur Poulet a créé un concours permanent sur son site internet : tout graphiste ou illustrateur amateur ou plus aguerri peut tenter sa chance. Attention, c'est lui, Monsieur Poulet, qui choisit le(s) gagnants parmi les illustrations les mieux notées, l’objectif étant de garder une ligne graphique forte et cohérente.

L'aventure est plaisante, mais ça fait un peu remake de Lafraise.com, qui vit maintenant à l'ombre des palmiers de la Caraïbe... Est-ce que le côté équitable permettra à Monsieur Poulet de suivre le même chemin ? Pas sûr, mais l'initiative est bonne...

Ecran Vert sur TV5Monde : La ville au 21éme siècle

Ecran vert sur TV5MondeLe 4ème édition du magazine "Ecran Vert" de TV5Monde consacré au développement durable traitera des conséquences de la croissance accélérée de l’urbanisation sur les équilibres économiques, sociaux et écologiques de la planète au 21ème siècle, le 23 avril 2009 à 22h30.

En un siècle, la population urbaine dans le monde a été multipliée par vingt. Dans quelques années, les habitants des villes seront plus nombreux que les ruraux. Ce mouvement d’urbanisation extrêmement rapide risque de compromettre les équilibres économiques, sociaux et écologiques. Le développement durable apparaît aujourd’hui comme le "fil d’Ariane" d’une nouvelle conduite des politiques urbaines.

Sur le plateau, autour de David Delos, durant 90 mn, plusieurs invités viendront faire partager leur vision de la ville au 21ème siècle et feront part également de leur expérience sur le terrain pour faire du développement durable la clé d’un nouveau mode de gouvernance dans les zones urbaines :
Chantal Jouanno, Secrétaire d'état chargée de l'environnement,
•Edouard François, Architecte, partisan d'une architecture et d'une ville durable (a réalisé l'immeuble qui pousse à la Porte d'Asnières),
•Phillippe Druillet, auteur de bande dessinée (édition Albin Michel et Dargaud),
•Dominiquie Alba, Directrice du Pavillon de l'Arsenal,
•Christian Pedelahore, Professeur à l’Ecole Nationale d’Architecture,
•Thilan Mendis, architecte d'origine sri lankaise.

Un documentaire réalisé par Nadine Gillet, David Alexandre, sur Curitiba une ville durable au Brésil, ainsi que différents reportages, viendront illustrer cette émission.

La presse jeunesse fête la semaine du développement durable

Presse jeunesse ecoloImage doc, pour les 8-12 ans, titre sur "La biodiversité, le trésor de la planète", avec plusieurs dossiers explorant sous les nénuphars ou se penchant sur l'utilité des zoos, en passant par l'histoire de Darwin, ce "fou de nature".

Okapi donne le ton avec "on passe au vert !", pour les 10-15 ans. Un dossier "L'agriculture à quoi ça sert ?", une enquête sur des ados vraiment très nature : du jardinage aux manifs anti-OGM, ces ados prouvent qu'il existe 1000 façons de s'engager pour l'environnement, même à cet âge, et des questions comme "Pourra-t-on vivre sans pétrole ?" et un test pour savoir "Quel écolo es-tu ?".

Phosphore, le magazine des lycéens, consacre un dossier aux "20 bonnes (et mauvaises idées) pour sauver la planète".

Muze, le magazine culturel des jeunes filles affiche un "spécial vert", s'interrogeant sur ce "que doit l'homme à la nature ?"

Today in English fait son titre sur "Earth after man"...

De bonnes lectures en perspectives pour cette Semaine du Développement Durable qui commence aujourd'hui, jusqu'au 7 avril 2009 !

Le greenwashing : du marketing bio bidon

Greenwashing et labels bioLes entreprises abusent pour se donner une image "verte", car bien évidemment, aujourd'hui, le bio, l'écologique, le produit respectueux de l'environnement est très tendance, et... il fait vendre !

Vous faites vos courses, et en rentrant chez vous, en examinant les étiquettes de vos produits, vous vous rendez-compte qu'ils ne sont pratiquement pas bio, voire pas bio du tout : vous vous êtes fait avoir par du "greenwashing", c'est à dire un marketing et un packaging trompeur...

Alors, pour ne plus vous faire abuser, soyez plus attentifs aux étiquettes, d'une part, et assurez vous que les produits sont bien certifiés avec les labels officiels : Ecocert, Cosmébio, BDIH ou Nature et Progrès. Un produit "vert", "naturel", "bio" ou "biodégradable" ne vous garantit rien !

Les fausses publicités écolos sont traquées par le Bureau de vérification de la publicité (BVP), mais ça ne suffit pas, alors méfiance !

Pour sauver la planète, sortez du capitalisme de Hervé Kempf

Pour sauver la planète, sortez du capitalisme"Pour sauver la planète, sortez du capitalisme" est le dernier livre de Hervé Kempf, sorti en janvier 2009. Son ouvrage précédent, "Comment les riches détruisent la planète", avait rencontré un grand succès aussi bien en France et au Québec que dans le monde, avec des traductions en anglais, espagnol, italien et grec. Dans ce nouvel essai, l'auteur, journaliste au Monde, montre qu'en dépit des menaces l'avenir reste ouvert et l'optimisme justifié.

Un autre monde est possible, il est indispensable, il est à notre portée. Le capitalisme, après un règne de deux cents ans, s'est métamorphosé en entrant dans une phase mortifère : il génère tout à la fois une crise économique majeure et une crise écologique d'ampleur historique. Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l'économie n'est pas reine mais outil, où la coopération l'emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit.

Dans un récit original, l'auteur explique comment le capitalisme a changé de régime depuis les années 1980 et a réussi à imposer son modèle individualiste de comportement, marginalisant les logiques collectives. Pour en sortir, il faut prioritairement se défaire de ce conditionnement psychique. L'oligarchie cherche à détourner l'attention d'un public de plus en plus conscient du désastre imminent en lui faisant croire que la technologie pourrait surmonter l'obstacle. Cette illusion ne vise qu'à perpétuer le système de domination en vigueur. Comme l'illustre la démonstration ancrée dans la réalité et animée de nombreux reportages, l'avenir n'est pas dans la technologie, mais dans un nouvel agencement des relations sociales. Ce qui fera pencher la balance, c'est la force et la vitesse avec lesquelles nous saurons retrouver l'exigence de la solidarité.

Les lecteurs du quotidien Le Monde qui aiment ses articles apprécieront très certainement ce livre !

To bio or not to bio de Jacques-Pascal Cusin

To bio or not to bioLe livre de Jacques-Pascal Cusin, "To bio or not to bio" (Ed. Marabout), qui vient de sortir, propose une réflexion sur la sécurité alimentaire, tant quantitative que qualitative, de la planète.

Les matières premières sont à la base de tout ce que nous consommons. Elles conditionnent non seulement notre existence, mais également toutes les manifestations de la vie sur Terre. Or, nous vivons largement au-dessus de nos moyens. L'ensemble des ressources de la planète, déjà mises à mal par les aléas du changement climatique et de l'essor démographique subissent de plein fouet les effets d'une consommation humaine boulimique. L'environnement dans son ensemble en pâtit, les tensions géostratégiques pour le contrôle des ressources s'exacerbent, le fossé entre pauvres et riches se creuse, les crises se succèdent.

Dans cet ouvrage, Jacques-Pascal Cusin nous propose de passer du constat à l'action. Il nous incite notamment à alléger notre empreinte écologique, à reconsidérer la mondialisation des échanges et à encourager une agriculture propre, respectueuse du principe de souveraineté alimentaire. Ces réformes nécessitent une profonde modification de nos habitudes de consommation, étayée par une nouvelle définition des notions de progrès, de croissance, de développement et de bien-être. Il en va de notre qualité de vie et de celle des générations futures.

Jacques-Pascal Cusin, spécialiste de la nutrition, a élargi ses champs d'investigation et de recherche, ainsi que ses compétences et qualifications dans le domaine du développement durable. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Santé et vitalité par l'alimentation vivante (Albin Michel) et La Bio malmenée (Jouvence).

Forum Social Mondial de Belem

Forum Social Mondial 2009Le Forum social mondial de Belem (nord du Brésil) s'est ouvert mardi, pour tenter de trouver des alternatives au capitalisme en crise. Depuis 2001, ce forum s'est imposé en alternative au Forum économique de Davos qui réunit en même temps les décideurs économiques et politiques dans les Alpes suisses.

Ici sont réunis environ 100.000 militants syndicalistes, étudiants, membres d'organisations non-gouvernementales, pacifistes, qui vont réfléchir, cette fois, plus particulièrement à la défense de l'environnement et de l'Amazonie.

L'une des organisatrices de l'évenement, Adalice Oterloo, a estimé que "c'est le moment de construire un nouveau modèle pour une civilisation qui est malade et s'organise sur un modèle qui viole les droits de l'homme et détruit l'environnement".

Plus de 2.000 activités sont prévues durant les cinq prochains jours, portant sur des causes aussi diverses que la campagne anti Coca-Cola ou le droit à l'avortement.

Cependant, on dirait que ce Forum Social Mondial et les altermondialistes font moins recette...

Entre valeurs et croissance : le commerce équitable en question, de Sylvain Allemand

Sylvain Allemand et commerce équitableLe journaliste, Sylvain Allemand, sort un livre intitulé "Entre valeurs et croissance : le commerce équitable en question" ''(Ed. Les Carnets de l'Info)'', et c'est l'occasion de rencontres-débats avec lui.

La première Rencontre-Débat est prévue le jeudi 4 décembre 2008 à 19h, en présence des fondateurs d'Ethiquable, qui ont témoigné dans l’ouvrage, à la librairie Le Merle Moqueur - 51, rue de Bagnolet à Paris (20ème).

Les autres rencontres sont prévues aux dates suivantes :
- samedi 20 décembre 2008 de 13h à 15h aux Galeries Lafayette Maison, situé au niveau -1 du 35, Boulevard Haussmann à Paris (9ème)
- mardi 6 janvier 2009 de 18h à 20h à la librairie La Galerne - 148, rue Victor Hugo au Havre (76)
- vendredi 23 janvier 2008 à 17h30 à la librairie Kléber - 1, rue des Francs Bourgeois à Strasbourg (67).

Aujourd'hui, le commerce équitable est à la croisée des chemins: d'un côté, il fait désormais partie de notre paysage quotidien, de l'autre, il doit faire face à des interrogations voire des objections : contribue-t-il autant qu'on le dit au développement durable ? Est-il à même de faire évoluer le commerce mondial ? A-t-il perdu son âme en admettant l'intervention de la grande distribution et de marques de l'industrie agro-alimentaire?
Entre valeurs et croissance : le commerce équitable en question de Sylvain Allemand est le livre qui analyse les évolutions récentes du secteur. Avec le témoignage d’acteurs de référence sur le marché – les fondateurs de l’entreprise coopérative Ethiquable, le livre prend la mesure du dilemme posé : le commerce équitable va-t-il être victime de son succès ?

La Betty Box : le tri sélectif rémunérateur

Betty-Box paye la récupérationBetty-Box est une machine automatique de tri des emballages qui rémunère l’apporteur des déchets. Elle est unique et astucieuse, capable de recevoir tous types d’emballages ménagers (de la canette alu à la bouteille de plastique, de la boite de conserve au brick de lait, du flacon plastique à la bouteille en verre etc..), et dédiée à une utilisation Grand Public ou au renfort technologique des installations de tri.

Des capteurs et des caméras sophistiquées détectent la forme, la matière et le poids de chaque objet sur une chaîne défilante avant de le diriger vers la benne adéquate. La machine peut trier jusqu’à 14 types de produits différents, gammes de plastiques, couleurs des verres etc... C’est la seule machine au monde qui trie automatiquement les déchets et offre une rémunération en retour.

Le but est évidemment d'inciter les consommateurs au recyclage. Le prototype qui est à St Juéry et la première machine au Séquestre (Albi-81), sont à disposition des particuliers.

Gérard Briane et Jean-Philippe Toutut, tous deux directeurs de sociétés dans le Tarn (l’une dans le recyclage, l’autre dans la gestion de projets) sont à l’origine de la création de cette machine appelée Betty-Box, un concept original et respectueux de l’environnement primé au Concours de l’Innovation en 2006. Les deux entrepreneurs ont créé la Sté B.T.I. (Briane-Toutut-Ingénierie), à Saint-Juéry près d’Albi (81), pour la développer.

Plus d'infos sur le site Betty-Box.

Guide du Consomma(c)teur de Stéphanie Mariaccia

Guide du consommacteurLe Guide du Consomma(c)teur de Stéphanie Mariaccia sort aux Editions Sang de la Terre.

Une chose est sûre ! Aujourd’hui, nul n’est censé ignorer les conséquences de notre course effrénée vers la consommation : pollutions, exploitation d’enfants, conflits armés… Stop, on s’arrête là et on réagit avant que la liste s’allonge ! Il est même en notre pouvoir de la raccourcir. Comment ? Par des gestes simples et des choix d’achats judicieux. Le mode d’emploi est dans ce guide. Alimentation, cosmétiques, vêtements, décoration, jouets, puériculture, etc.

Vous y trouverez de nombreuses adresses pour vivre au quotidien en respectant l’homme et la planète. Cet ouvrage veut donner un sens à notre consommation, il intègre les thèmes et débats d’actualité (bio, commerce équitable, labels, OGM, grandes surfaces, décroissance…), qui permettent de mieux comprendre les enjeux d’une consommation responsable et d’éviter les simulacres qui voudraient la vider de son sens…

Journaliste, Stéphanie Mariaccia collabore entre autres à Science & Vie, Artisans du Monde, Le Nouvel Observateur, 60 millions de consommateurs. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’écologie et l’économie alternative.

L'Etat se veut exemplaire dans le domaine du développement durable !

Acteurs du Grenelle inquietsJean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, a présenté hier en Conseil des ministres "une communication sur l'Etat exemplaire dans le domaine du développement durable" :

"L'Etat incitera les établissements publics, les collectivités territoriales, les entreprises et les ménages à s'engager à ses côtés dans le mouvement engagé pour réformer en profondeur les pratiques, dans le domaine de l'environnement et de la consommation d'énergie". Le gouvernement "rénovera l'ensemble de ses bâtiments afin de réduire, en dix ans, de 40% leur consommation d'énergie et de 50% leurs émissions de gaz à effet de serre". "Après une première phase d'audits énergétiques qui s'achèvera en 2010, une phase de travaux de grande ampleur sera engagée". "Chaque ministère" devra également élaborer, "dès 2009, un plan Administration exemplaire, fixant notamment des principes de comportement et une politique des achats".

"Un jeu d'indicateurs de développement durable adaptés aux politiques publiques sera développé. Il permettra la mise en place d'un dispositif financier, doté de 100 millions d'euros par an, qui récompensera les ministères ayant obtenu des résultats dans ce domaine".

On apprend aussi que le gouvernement devra concentrer ses achats de véhicules "sur les modèles les moins polluants", avec un taux maximal d'émission de dioxyde de carbone par kilomètre de 130 grammes. Il devra également "développer l'usage des produits issus de l'agriculture biologique dans sa restauration collective, avec un objectif de 15% pour la part de ces produits en 2010, et de 20% en 2012".

"Enfin, les principaux établissements publics relevant de l'État seront invités à pratiquer une politique d'information du public, dans le domaine social et environnemental, qui soit au niveau des obligations d'information et de transparence imposées aux entreprises privées".

Je voudrais bien y croire...

Plan d'épargne entreprise (PEE) et économie solidaire

Le plan d’épargne d’entreprise (PEE) créé dans une entreprise permet aux salariés de se constituer des économies sous forme d'un portefeuille de valeurs mobilières. L'employeur peut d’ailleurs compléter les versements des salariés en abondant jusqu'à 300%. La loi de modernisation de l’économie impose dorénavant à tous les règlements de PEE, récemment ou nouvellement créés, de permettre aux salariés d’investir, s’ils le souhaitent, dans des entreprises dites "solidaires" (Articles 81-I et II, loi n° 2008-776 du 4 août 2008, JO du 5).

Le label "entreprise solidaire" est attribué aux entreprises agréées par l’administration et qui ne sont pas cotée en bourse. Ces entreprises doivent alors :
- soit employer des salariés dans le cadre de contrats aidés ou en situation d’insertion professionnelle,
- soit remplir certaines règles en matière de rémunération de ses dirigeants et ses salariés.

En outre, l’organisme dont l'actif est composé pour au moins 35 % de titres émis par des entreprises solidaires ainsi que l’établissement de crédit dont 80 % de l'ensemble des prêts et des investissements sont effectués en faveur des entreprises solidaires, sont assimilés à une entreprise solidaire.

Cette nouvelle obligation s’applique aux règlements de PEE déposés auprès de l’administration du travail à compter du 1er décembre 2008. Quant aux règlements déjà déposés ou qui le seront dans les 3 mois suivant la publication de la loi, ils devront être modifiés afin de s’y conformer avant le 1er janvier 2010.

eBay écolo se lance avec World of Good

Ebay vertWorldofGood.com a été lancé hier par eBay, le site leader des ventes aux enchères sur internet. Ce nouveau site éthique s'adresse aux internautes soucieux d'écologie et de commerce équitable puisqu'ils pourront y acheter des produits ayant "un impact positif sur les gens et la planète" !

eBay s'est associé à une nouvelle société, World of Good (un monde de bonté), créée pour bâtir des "expériences de consommation éthiques". "Le shopping socialement responsable grandit et s'améliore" grâce au site WorldofGood.com, a indiqué Lorrie Norrington, présidente de eBay Marketplaces.

Le site propose essentiellement de l'artisanat, et les internautes peuvent faire leurs recherches en fonction du type d'impact souhaité : "impact positif sur les gens", "impact positif sur l'écologie", ou "pro-animaux", ou soutenant certaines causes en particulier.

Bonne chance au site !

Une pub Shell qui fait croire au développement durable

Publicité Shell sur le développement durableLa société pétrolière Shell trompait le public en assimilant ses sites d'exploitation de sables bitumineux à des projets de développement durable. C'est ce que l'organisme britannique chargé d'assurer le respect des normes de publicité, l'Advertising Standards Authority (ASA), a conclu.

Le World Wildlife Fund (WWF) a donc obtenu gain de cause en obtenant l'interdiction, pour Shell, de réutiliser la publicité publiée le 1er février 2008 dans le Financial Times, qui affichait : "Nous investissons nos profits d'aujourd'hui dans des solutions pour demain", ajoutant que les investissements étaient "non seulement profitable, mais aussi durable", "Au Canada, nous exploitons notre réseau mondial d'expertise technologique et financière pour développer le potentiel des gisements de sables bitumineux".

L'ASA a estimé que "Parce que le terme durable est ambigu, et parce que nous n'avons pas vu de données montrant comment Shell maîtrise concrètement ses émissions de CO2 dans ses projets de sables bitumineux de manière à limiter les changements climatiques, nous concluons que la publicité est trompeuse".

Pour le WWF, c'est un signal fort aux entreprises tentées d'utiliser à tort des arguments écologiques !

Google abandonne les moteurs de recherche solidaires

Veosearch, moteur de recherche solidaireDepuis quelques semaines, Google abandonne les moteurs de recherche solidaires, les accusant de développer la fraude sur les clics.

Le principe de ces moteurs de recherche solidaire est de proposer sur leur site les services de plusieurs moteurs de recherches (Google et Yahoo en général), et de se rémunérer à partir des liens sponsorisés diffusés par ces derniers. En échange, ils reversent une partie de leurs recettes à une bonne cause. En France, Veosearch reverse ainsi 50 % de ses gains à des associations, l'australien Ecocho.com, présent dans 19 pays, propose de planter 2 arbres toutes les 1.000 recherches effectuées sur son site, etc.

Le 22 avril 2008, jour de la journée de la terre, Google a coupé l'accès à Ecocho.com, et il y a quelques jours au français Veosearch, sans prévenir. Hooseek.com devrait aussi se voir banni très prochainement.

Google essaye pourtant de donner une image d'entreprise où les préoccupations environnementales sont mises en avant, avec notamment l'installation de panneaux solaires, mais tout cela n'est qu'une image pour se donner bonne conscience.

Que reproche Google à ces moteurs solidaires ? De ne pas respecter pas sa charte d'utilisation, de déprécier la qualité de son réseau de liens sponsorisés, et de risquer ainsi de faire baisser les prix des mots clés achetés par les annonceurs. Soit disant, les utilisateurs seraient tentés de cliquer sur quelques liens sponsorisés afin de donner un peu plus d'argent pour les bonnes causes. Ce serait donc de la fraude aux clics qui ne sont ni pertinents, ni qualifiés pour l'annonceur qui a acheté le mot clé. Pourtant, Yahoo constate l'inverse... Curieux, non ?

Chirac lance sa fondation pour le développement durable et le dialogue des cultures

Fondation Chirac lancéeL'ancien président Jacques Chirac lance aujourd'hui à Paris, sa Fondation pour le développement durable et le dialogue des cultures. "Je veux aviver et réveiller les consciences", et "mener en toute liberté les combats qui ont toujours été les miens", a déclaré Jacques Chirac dans une interview au Figaro, vendredi.

La Fondation, qui a reçu une dotation de base d'un million d'euros, peut recevoir des dons ouvrant droit à des réductions fiscales, en particulier sur l'ISF. Liliane Bettencourt ou François Pinault, ou les entreprises Veolia environnement, Sanofi-Aventis, Schneider ont aidé M. Chirac à monter son projet.

Parmi les exemples de projets soutenus par la Fondation, Michel Camdessus, l'ancien directeur général du FMI qui a été l'une des chevilles ouvrières de la fondation, a cité un projet de création de radio communautaire en langue pygmée dans le nord-Congo. Cette initiative portée par Tropical Forest Trust, une ONG qui cherche à promouvoir l'exploitation durable de la forêt, doit permettre aux habitants de la forêt de mieux communiquer entre eux, mais aussi avec les exploitants forestiers.

La Fondation Chirac apporte également son soutien à un laboratoire de contrôle de qualité des médicaments au Bénin, ou s'attaque à la sauvegarde des langues menacées avec son programme SoroSoro qui débutera lundi par un colloque.

Le conseil d'administration de la Fondation, le véritable organe de contrôle de la Fondation, compte plusieurs proches de M. Chirac (ses anciennes conseillères à l'Elysée Valérie Terranova ou Catherine Colonna, par exemple). Mais il comporte aussi des personnalités comme Yann Arthus Bertrand (photographe), Geneviève Ferone (pionnière de la notation environnementale des entreprises), Tristan Lecomte (fondateur d'Alter Eco, commerce équitable), Wu Jianmin (ancien ambassadeur de Chine en France).

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