Blog du Bio


Energie / Habitation

Pub contre l'abus de pesticides chez les jardiniers amateurs

Pub contre les pesticides des jardiniers amateursLe Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer lance la première vague d’un plan d’action pluriannuel à destination de 17 millions de français jardiniers amateurs dans le cadre du plan Ecophyto 2018 qui vise à réduire de moitié l’usage des pesticides en 10 ans.

La petite agence dans la prairie, qui a réalisé cette affiche, met en scène un bébé déguisé en abeille afin d’illustrer le fait que les pesticides nuisent tant aux proches des jardiniers qu’à tout l’écosystème. En effet, les abeilles représentent l'insecte essentiel à la reproduction des plantes.

Malheureusement, les jardiniers amateurs sont proportionnellement les plus gros pollueurs en pesticides car ils ont tendance à mettre un peu plus que la dose prescrite... Avec 78 000 tonnes de pesticides utilisés en 2008, la France est le premier consommateur européen de pesticides et le quatrième au niveau mondial . Parmi les 17 millions de Français qui jardinent, 32% seulement associent le qualificatif dangereux aux pesticides et 20% considèrent même que ces produits ne présentent aucun danger. Les pesticides, apprenons à nous en passer, fait l'objet d'un site internet à but pédagogique.

Une étude comportementale a identifié trois profils de jardiniers amateurs utilisateurs de pesticides :
- Le "producteur" : retraité en milieu rural possédant un potager de plus de 500 m2. Il a conscience du danger que représentent les produits phytosanitaires mais utilise des pesticides pour assurer une production, notamment, légumière.
- "L’hédoniste" : 30 à 50 ans, profil plutôt féminin ou jeunes couples, jardin entre 200 et 500m2. Il a généralement conscience du risque mais il utilise néanmoins des pesticides en cas de besoin.
- Le "désimpliqué" : plutôt urbain, 50 ans, petit jardin perçu comme un lieu de détente, ayant recours à la sous-traitance. Il a recours aux pesticides par nécessité sans avoir réellement conscience du danger.

Amis jardiniers, convertissez-vous au jardinage bio !

Maisons écologiques au 4ème Fourum Solaire

Fourum solaire Maisons écologiquesLe Fourum solaire est une association qui fait la promotion d’installations domestiques simples et écologiques comme les fours solaires ou les toilettes sèches. Elle organise également des journées de visites, de construction, et ce grand rassemblement tous les deux ans, dont l’objectif principal est la rencontre et le partage d’expériences. Elle loue des toilettes sèches ambulantes pour des évènements locaux, ainsi qu’une déchiqueteuse à bois pour les particuliers et collectivités.

Le Fourum 2010 est consacré aux maisons écologiques car celles-ci sont de plus en plus prisées... Nos maisons sont très coûteuses au quotidien et profitent peu de l’énergie offerte gratuitement par la nature ! Les normes évoluent pour améliorer les performances énergétiques, notamment en terme d’isolation. Mais elles restent minimes et ne sont pas toujours respectées. Pourtant, de vieux savoir-faire, des nouvelles technologies et des matériaux parfois étonnants nous permettent de très bonnes performances. Certains n’ont pas attendus le Grenelle de l’environnement pour se pencher sur ces questions alliant économies et respect des ressources naturelles. Venez profiter de leurs compétences et expériences !

Au programme, dès 11h :
- Nos auto-constructions historiques : fours solaires, toilettes sèches, lombric-composteurs…
- Des professionnels présentent poêles, chaudières, matériaux d’isolation, modules de construction, phyto-épuration, éclairage…
- Des associations proposent leurs actions en économies d’énergie et énergies alternatives, éco-construction, réduction des déchets, broyeur bois...
- Echanges off : des personnes témoigneront de leurs propres expériences de construction écologique ou de rénovation.
- Librairie : découvrez des revues et livres sélectionnés pour répondre à vos questions et vous accompagner dans vos projets.
- Ateliers : produits d’entretien, avec Nadia Pain • Lombric-composteur, avec Claude Cheveau • Meubles en carton, de Sarah Rousseau
- Expositions : "De l’efficacité énergétique, au compost en passant par un voyage de maisons en maisons à travers le monde !"
- Animations pour petits et grands (bricolage, terre...)

Et aussi ...
- 14h30 • Conférence Construction de "maison passive", avec Pierre Penisson, autoconstructeur
- 16h30 • Conférence Rénovation écologique de maisons parpaings et vieilles pierres, avec A2ME
- 15h00 • Film-Animation pour enfants. Un conte sur la relation entre l’homme et la nature, présenté par Jean-Claude Sampic
- 18h30 • Spectacle "Jour de Lessive". Chansons vivantes autour du poète Gaston Couté et d’autres; ou quand le linge blanc sèche au souffle des poètes de grands chemins.
- 19h30 • Apéro musical avec le Grand Orchestre Dupont-Thermique qui fait danser sur des mélodies d’Europe de l’Est, des rythmes d’Amérique du Sud, et chanter sur des airs orientés à l’Ouest… Vous pouvez rester chanter, danser, ranger avec nous !

Venez à vélo ! Un "vélo-bus" sera organisé à partir de Blois pour se rendre au Fourum Solaire à coups de pédales et collectivement (rens. : velo41@fubicy.org) ! Si ce trajet ne vous correspond pas, pensez au covoiturage !

Repas !
À midi nous vous invitons à partager votre Pique Nique. Un goûter sera proposé après le conte, puis un dîner préparé par "Carole fait sa cuisine" avec des produits biologiques et locaux.

Renseignements :
Lieu : Parc de la Mairie à Fougères sur Bièvre (41)
Contact : lefourumsolaire@yahoo.fr - 09 53 09 11 98 Entrée gratuite. Programme et horaires sous réserve de modifications.

Le réacteur Iter : toujours plus coûteux...

iter cherche des fondsIter, le projet expérimental de fusion nucléaire en construction à Cadarache (13) sera quasiment trois fois plus cher que prévu (de 5,9 milliards à 16 milliards d’euros), alors que le gros de la construction n'a pas encore commencé, et surtout alors que peu d'infos sont données sur l'origine des surcoûts... Evidemment, en période de crise, personne ne se presse pour proposer des fonds : la France se fait discrète et les députés européens ont été invités, le 1er juin à payer.

L’accord Iter signé en 2006 par 7 pays (Chine, Union européenne, Inde, Japon, Russie, Corée du sud et Etats-Unis) prévoyait que l’UE (plus la Suisse) fournirait 45% du budget. La France supporte, elle, 20% de l’effort européen. Du coup, la France devrait donc aussi augmenter sa contribution dans sa proportion participative initiale, mais ce n'est pas vraiment ce qu'elle souhaite... Pour ce faire, elle pourrait prendre sur d'autres projets européens, qui se verraient du coup, sacrifier... Espérons que ce ne soit pas les projets touchant les énergies renouvelables, l'éco-bâtiment, le solaire, l’éolien off-shore, etc...

Mi-juin, les ministres de la Recherche européens doivent définir une position commune pour aller négocier en Chine les nouvelles contributions de chaque partie prenante. Une absurdité totale pour ce projet qui s'étale sur 35 ans et qui n'a sûrement pas fini de pomper du fric sous couvert de recherche...

Guide de la maison écologique 2010

Guide de la Maison écologique 201060 millions de consommateurs sort un nouveau hors-série "Guide de la maison écologique", n°149 - avril 2010. Il actualise le Guide de la maison écologique 2008, en s'orientant plus sur la rénovation aujourd'hui.

Autour de la rénovation, il y est question de stratégie pour la maison, des labels écologiques et du diagnostic à établir, en abordant le sujet en quatre parties : le financement, l'isolation, les énergies et l'aménagement. Une sélection de livres utiles y est aussi proposée.

Un hors-série indispensable pour tous ceux qui bricolent dans leur logement, ceux qui font faire leurs travaux et ceux qui veulent se tourner dorénavant vers des aménagements écologiques !

Dans tous les bons kiosques ou en téléchargement sur le site pour 5,90 € !

La taxe carbone abandonnée, victime des régionales

Ce matin, le premier ministre, François Fillon, a repoussé sine die la mise en place de la taxe carbone, lors de la première réunion du groupe parlementaire UMP depuis la défaite de la droite aux élections régionales. La taxe carbone est donc la première victime du résultat désastreux de la majorité présidentielles aux élections régionales.

Pour se justifier, Fillon a indiqué que la réforme devait être suivie au niveau européen pour "ne pas plomber la compétitivité des entreprises françaises". En réalité, cela faisait quelques temps que ça sentait le roussi pour la taxe carbone : pour Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, "une taxe qui s'appliquerait en France et pas en Europe, ce n'est pas pensable", avait-il indiqué plus tôt ce matin ; hier, Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie, disait : "Il n'est pas question d'établir une taxe carbone qui mettrait en cause la compétitivité des seules entreprises françaises." Et puis, récemment, dans l'interview au Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy ne parlait plus de la date de mise en oeuvre au 1er juillet 2010...

Aujourd'hui, la taxe carbone est belle et bien enterrée en France, elle n'est pas à l'ordre du jour, au niveau européen et le sera sans doute jamais. Même si la gauche comme les écologistes critiquaient le dispositif de la taxe carbone mal ficelé, le jugeant écologiquement inefficace et socialement injuste, le principe de cette contribution climat énergie demeure pourtant intéressant.

Souvenez-vous des propos de Sarkozy en septembre 2009 dans l'Ain : La taxe carbone, "je l'ai signée, je la fais, c'est une question d'honnêteté". Vous en concluez donc comme moi qu'il est malhonnête, non ?

La Maison écologique, magazine bimestriel

La maison écologique, magazine bimestrielIndispensable pour tous les bricoleurs écolos, le bimestriel La Maison écologique n'est pas nouveau dans les kiosques puisqu'il existe depuis février 2001. Pionnier dans son domaine, il est devenu la référence en termes de construction écologique et saine, d’économie d’énergie, de gestion de l’eau, et d'énergies renouvelables (solaire, éolien, bois…). De plus, en co-organisant, tous les ans depuis 2004 le Salon Bâtir Ecologique à Paris (La Grande Halle de La Villette), le magazine a assis sa notoriété. Il n'est lié à aucun groupe de presse, ce qui lui confère 100% d'indépendance : c'est une Société Coopérative Ouvrière de Production fondée par Yvan Saint-Jours et Aline Martin !

Essentiellement pratique et concret, ce magazine s'adresse :
•aux particuliers désirant construire, rénover ou encore aménager leur habitation,
•aux professionnels (architectes, artisans, bureaux d’études...) en quête de nouvelles techniques ou de nouveaux matériaux,
•aux élus et techniciens de communes désirant œuvrer dans le sens du développement durable.

Axé sur un dossier d’une dizaine de pages, le magazine La Maison écologique propose également une série de rubriques permettant de découvrir aussi bien la qualité écologique de tel matériau, que l'efficacité énergétique de tel mode de chauffage ou encore la façon de gérer son eau de pluie... On y découvre aussi des associations qui œuvrent pour l’habitat écologique, des témoignages de particuliers qui décident de construire tout ou partie de leur habitation, d’architectes motivés ou d'urbanistes qui mettent l'humain au coeur de leurs réalisations...

A découvrir dans La Maison écologique de Février-Mars 2010, un dossier sur "S'isoler du bruit" (5,50 € en kiosque).

Les risques du Téflon

Risque du TeflonLe rayon des poêles pour cuisiner se limite de plus en plus à des poêles en Téflon, restreignant de plus en plus le choix des consommateurs. Ceci est d'autant plus surprenant que l'impact du Téflon sur la santé est très controversé.

Dans un avis de mars 2009, l'Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) considérait comme négligeable le risque de contamination par des résidus d'acide perfluorooctanoïque (PFOA) présents dans tous les revêtements antiadhésifs. Pourtant, ces produits toxiques qui sont des polluants organiques persistants (POP), c'est à dire ne se décomposant pas ou très peu dans la nature, migrent dans les aliments lors de la cuisson : à dose infime lorsque le produit est neuf, mais à dose plus inquiétante dès que l'ustensile de cuisine est un peu rayé, ce qui arrive très vite.

Aux Etats-Unis, dès 2005, l'Agence de protection de l'Environnement américaine, classait le PFOA dans les produits toxiques, avec un effet cancérigène observé chez les rongeurs qui pourrait être extrapolable à l'homme.

En octobre dernier, le Réseau Environnement Santé rappelait les résultats d'une étude danoise de juin 2009 selon laquelle le PFOA est responsable de la baisse de la qualité du sperme, entrainant donc des problèmes de fertilité. L'Union européenne classe elle le PFOA comme cancérogène de classe 3 (possibilité d'effets irréversibles) et toxique pour la reproduction de classe 2 (risque d'effet néfaste pour l'enfant durant la grossesse).

Alors si vous cherchez à changer votre batterie de cuisine, ne croyez pas qu'il n'y a que du Téflon : une large gamme d'ustensiles anti-adhésifs sans PTFE (polytétrafluoroéthylène) ni PFOA existe : Evergreen, GreenPan ou Skeppshult, par exemple. Sinon, l'inox est très bien aussi...

Nouveaux tarifs d’achat de l’électricité photovoltaïque

Tarifs de l'électricité photovoltaiqueDe nouveaux tarifs d’achat de l’électricité photovoltaïque viennent d'être publiés au Journal Officiel du 14 janvier 2010. Ils s'appliqueront de façon rétroactive à tous les projets déposés à partir du 1er novembre 2009... Malheureusement, le gouvernement et le lobby des grands industriels, montrent là qu'ils freinent l’essor du photovoltaïque... Le ministère de l’Ecologie et de l’Energie justifie ces tarifs en invoquant la formation d’une bulle spéculative... en omettant de préciser que l’Etat a sa part de responsabilité dans l’essor de cette bulle.

Tout producteur d’électricité renouvelable (particulier, agriculteur, entreprise) la revend à EDF, sur la base d'un tarif fixe prévu à l’avance et sur vingt ans, qui est très au-dessus du tarif de marché. Le but est de développer les énergies renouvelables (éolien, solaire…) qui doivent permettre d'atteindre les engagements européens de 23% de production de renouvelable en 2020. Qui finance ce "super tarif" ? Vous, moi, le consommateur qui paie la "contribution au service public de l’électricité" (CSPE) sur chaque facture.

En 2006, le gouvernement a créé le tarif le plus élevé au monde (58 centimes par kWh), à condition que les modules photovoltaïques soient intégrés au bâti. Il y a eu des effets d'aubaine et la CSPE a finalement financé des profits exorbitants faits par ceux qui ont construit ce type de bâtiment, histoire d'empocher des sous !

Pour éviter ces dérives, en 2010, des distinctions vont donc être faites : toujours 58 centimes par kWh pour les particuliers, lorsque les modules sont intégrés au bâti des bâtiments d’habitation, d’enseignement ou de santé ; 50 centimes par kWh pour les professionnels du tertiaire et de l'agriculture s’il s’agit de bâtiments existants ; 42 centimes par kWh pour les installations avec "intégration simplifiée au bâti" mais à condition que "le système photovoltaïque remplace des éléments du bâtiment qui assurent le clos et couvert, et assure la fonction d’étanchéité", ce qui rend ce tarif difficile d’accès pour l’existant et ferme ainsi la porte du plus gros du marché en le limitant à ce qui n’est qu’une niche.

Finalement, le gouvernement ne facilite pas la création de projets architecturaux innovants sur les bâtiments neufs, puisqu'ils ne seront pas éligibles à la prime d’intégration au bâti. Il va ainsi contre une politique de développement énergétique durable qui constitue pourtant une véritable réponse aux défis énergétiques et climatiques.

La tour Praetorium : premier immeuble HQE à La Défense

Tour PraetoriumLa tour Praetorium est le premier bâtiment du plan de renouveau de La Défense, qui répond aux critères de Haute Qualité Environnementale (HQE). D'aillleurs, faisant moins de 30 m de haut, il s'agit plus d'un immeuble que d'une tour.

Inaugurée il y a un mois, cette construction architecturale de 7 étages, œuvre de Robert Lewis Turner, en collaboration avec le cabinet Arte Charpentier, se cache entre les tours Dexia, Logica et AIG dans un secteur très dense. Elle abrite donc des bureaux sur 10 100 m².

Le principe a été d'optimiser les économies d’énergies tout en utilisant des matériaux recyclables : structure en acier plutôt qu’en béton, installation de sondes dans les faux-plafonds pour assurer un équilibre entre l’apport de lumière naturel et artificiel.

La consommation d’énergie électrique de Praetorium est limitée à 60 Kwh/m²/an, soit le tiers d’un immeuble tertiaire classique. Le système d'alimentation de la climatisation vient de la Seine, des lampes basse consommation sont utilisées, stores automatiques en fonction de la luminosité... Et la cerise sur le gâteau, c'est une ruche installée sur la toiture arborée de graminées : pas sûr que le miel soit bien écolo compte tenu de la pollution, mais c'est bon pour la communication !

Record de production d'électricité éolienne en Espagne

Eoliennes en EspagneDimanche, avec les vents forts qui soufflaient sur la péninsule ibérique, la production d'électricité par éoliennes a enregistré un record en atteignant, pour la première fois, plus de 50% de l'électricité produite en Espagne, avec un pic à 53%. Habituellement, elles produisent entre 15 et 20% de l'électricité consommée dans le pays.

Le journal El Pais de lundi qui rapportait l'information, mentionnait la réaction du président de REE, Luis Atienza, a déclaré au journal que ce record "est une borne qui nous remplit d'orgueil".

L'Espagne a résolument parié depuis plusieurs années sur les énergies renouvelables, et les éoliennes ont poussé un peu partout dans le pays. La capacité installée en énergie éoliennes peut atteindre 17.700 mégawatts, plus de dix fois celle de 1999, rappelle El Pais.

Le gouvernement socialiste espagnol de José Luis Rodriguez Zapatero a décidé de sortir progressivement l'Espagne de l'énergie nucléaire, en exploitant les centrales jusqu'à leur fin de vie, au profit des renouvelables. Si seulement la France pouvait être aussi clairvoyante que l'Espagne...

EPR : systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires pas fiables

sécurité en cause sur l'EPRDeux EPR, réacteurs de troisième génération sont en cours de construction en France et en Finlande. Les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise ont émis hier des réserves sur les systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires EPR, demandant aux exploitants et fabricant "d'améliorer la conception initiale de l'EPR", selon une déclaration commune.

La critique porte sur la trop grande interconnexion entre deux systèmes de contrôle, supposés être indépendants, l'un faisant fonctionner le réacteur et l'autre assurant sa sécurité. Ces deux systèmes ne doivent pas faillir simultanément. Le niveau de sûreté des systèmes de contrôle-commande, cerveau de l'EPR, avait déjà été mis en cause en avril par l'Inspection britannique des installations nucléaires (NII).

Dans une lettre adressée au directeur de l'ingénierie nucléaire à EDF, le directeur général de l'ASN, Jean-Christophe Niel, lui demande "d'examiner dès à présent des dispositions de conceptions différentes", car la "certitude d'aboutir in fine à une démonstration de sûreté acceptable fondée sur l'architecture actuelle n'est pas acquise". L'ASN relève que la "complexité" de cette architecture "rend difficile l'élaboration d'une démonstration de sûreté satisfaisante".

Le mouvement "Sortir du nucléaire" demande "l'annulation générale du programme EPR", et en particulier du chantier en cours à Flamanville et du réacteur prévu à Penly, dans le nord de la France. "Sur le plan technique : les deux principaux réacteurs actuellement sur le marché, l'EPR français et l'AP 1000 américain, rencontrent de très graves difficultés, tant sur le plan de la sûreté que sur les chantiers déjà engagés", ajoute l'association anti-nucléaire dans un communiqué.

Mais pour le groupe Areva, "la sûreté du réacteur n'est pas mise en cause". Sincèrement, on ne peut plus croire Areva après toutes ces anomalies et incidents qui se sont produits ces derniers mois ?...

Le premier ministre suédois sera-t-il un "héros" du climat ?

Charbon déversé par Greenpeace18 tonnes de charbon allemand ont été déversés devant les bureaux du premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, par des militants écologistes de Greenpeace, aujourd'hui, pour protester contre l'utilisation de centrales thermiques à charbon par le groupe public suédois Vattenfall, en Allemagne et ailleurs. 18 tonnes représentent ce que Vattenfall brûle toutes les vingt secondes dans la centrale allemande de Janschwalde...

Ils veulent ainsi pousser le chef du gouvernement suédois, dont le pays préside l'Union européenne, à devenir un "héros du climat" lors du sommet du Conseil européen, qui commence demain à Bruxelles.

Vattenfall est un ancien monopole suédois, détenu à 100 % par l'Etat. Commele groupe n'a pas de centrale à charbon en Suède, il en a acquis douze en Allemagne, en Pologne, aux Pays-Bas et au Danemark au cours des neuf dernières années... C'est ce que dénonce Greenpeace.

Approximation du CEA sur le plutonium stocké à Cadarache

Incident nucléaire à CadaracheL'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé de classer au niveau 2 de l'échelle Ines un incident survenu sur un site du CEA à Cadarache (13) et ordonné l'arrêt des travaux sur cette installation en cours de démantèlement.

La semaine passée, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) avait indiqué avoir signalé à l'ASN un incident constaté lors d'opérations d'assainissement de son atelier de technologie du plutonium, à l'arrêt depuis 2003 et situé à Cadarache. Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) affirmait avoir repéré des dépôts de plutonium supérieurs à ses prévisions, lors du démantèlement de boîtes à gants, enceintes étanches permettant d'accéder de façon sécurisée à des zones contenant de la matière nucléaire.

Dans un communiqué, l'ASN souligne que les dépôts "évalués à environ 8 kg pendant la période d'exploitation de l'installation" étaient en fait "de l'ordre de 22 kg et le CEA estime que la quantité totale pourrait s'élever à près de 39 kg". L'ASN, insiste sur le décalage entre le signalement de l'incident par le CEA (le 6 octobre 2009) et la connaissance du problème (juin 2009) : "ce délai est tout à fait inacceptable".

Le CEA plaide la bonne foi, mais le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a estimé à la suite de la position de l'ASN que "l'exigence de transparence doit être absolue en matière de sûreté nucléaire" et "regrette profondément qu'un tel délai se soit écoulé entre la découverte de cette situation et sa déclaration" ajoutant "Cette transparence et cette exigence de sécurité sont les conditions incontournables de la fourniture d'électricité d'origine nucléaire. Elles seront respectées".

Greenpeace France "considère vraiment qu'il s'agit d'une des situations les plus graves et les plus critiques que l'on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps". Selon Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace, "Il est quand même incroyable que la comptabilité du plutonium qui devrait se faire en grammes - or, là, on parle quand même de l'équivalent de cinq bombes nucléaires - on ne soit pas capable de la faire à la dizaine de kg près, c'est hallucinant".

Après avoir vu le documentaire "Déchets, le cauchemar du nucléaire", cette information n'est pas pour nous rassurer...

Déchets, le cauchemar du nucléaire, sur Arte mardi 13 octobre 2009

Déchets, le cauchemar du nucléaire, est un documentaire qui sera diffusé sur Arte mardi 13 octobre 2009 à 20 h 45. Les auteurs, Laure Noualhat et Eric Guéret, ont voulu montrer la face cachée du nucléaire et son déficit démocratique à travers son point faible : les déchets radioactifs. Une vérité qui dérange. En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, les industriels et certains politiques nous présentent l’énergie nucléaire comme la solution d’avenir, une énergie propre, maîtrisée, sans impact sur l’environnement et la santé. Parfois même, une énergie qui s’inscrit dans le "développement durable". Mais l’énergie nucléaire est-elle aussi propre qu’on nous le dit ?


En février dernier, "Uranium : le scandale de la France contaminée", sur France 3, avait déjà mis les pieds dans le plat et provoqué la colère d'Areva.

Entre les pro et les anti-nucléaires, le débat fait rage. Faut-il oui ou non relancer cette énergie que la plupart des pays européens avaient déjà décidé d’abandonner ? Au cœur des débats, la crainte des déchets nucléaires, partagée par tous. Car les déchets sont le point faible du nucléaire, son talon d’Achille, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet. Pourtant, les quelques pays européens qui ont ouvert le débat sur la contamination des déchets (radioactifs pendant des milliers d’années), ont décidé de sortir progressivement du nucléaire. C’est le cas de l’Autriche, de la Suède, de la Belgique ou de l’Allemagne. Mais que connaissons-nous exactement ? Comment les populations peuvent-elles avoir une vision claire d’un domaine couvert depuis toujours par le secret ? Pourquoi ce déficit démocratique sur une question politique et environnementale majeure ? Ce documentaire part en quête de "la vérité sur les déchets" en France, en Allemagne, aux États-Unis et en Russie…

Les scientifiques de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité) accompagnent les auteurs sur les sites nucléaires. À l’aide des mesures et des prélèvements qu’ils effectuent sur le terrain, d’analyses et de rencontres avec des travailleurs du nucléaire et des opposants, lereportage tente de répondre aux questions que tout le monde se pose :
• Les déchets sont-ils dangereux ?
• Comment sont-ils gérés depuis l’origine du nucléaire ?
• Existe-t-il une solution pour les déchets ?

Des responsables politiques (Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement, Robert Alvarez, ancien conseiller énergétique de l’administration Clinton) et industriels (Areva, EDF) sont interviewés pour tenter de résoudre d’autres interrogations: les populations sont-elles informées des dangers des déchets ? Le nucléaire peut-il être démocratique ? Qui détient réellement le pouvoir ? Quels sont les vrais enjeux politiques et industriels ? Les déchets menacent-ils l’avenir du nucléaire ?

Ce film donne des clefs complémentaires pour comprendre des choix qui pèsent lourd dans l’avenir de l’humanité... Le livre et le DVD "Déchets, le cauchemar du nucléaire" sont sortis début octobre.

Eole Water : une éolienne qui produit de l'eau

Eole Water est l'entreprise de Marc Parent qui a inventé une éolienne capable de produire de l'eau à partir de l'air ! En effet, l’atmosphère terrestre est chargée d’humidité et est donc une immense réserve d’eau douce : environ 13.000 km3. Le principe consiste à utiliser simplement l’énergie du vent pour liquéfier cette vapeur d’eau. L’humidité de l’air est aspirée puis condensée pour en extraire son eau. Un phénomène de pluie est ainsi créé à l’intérieur de l’éolienne.
Eole Water Eole Water s'inscrit dans une démarche développement durable puisque le vent est le seul consommable, il n'y aucun rejet de CO² ! Dans son entreprise, à Sainte-Tulle (04), Marc Parent, 43 ans, a travaillé sur ce projet durant plus de 10 ans et il reconnait qu'on l'a souvent pris pour un "fou" !

Aujourd'hui, l'éolienne produit entre 70 et 200 litres d'eau par jour, selon le lieu où elle est installée. La prochaine version prévue en 2010 pourra produire 1000 litres quotidiens. Il attend aujourd'hui des réponses d'industriels indiens et américains afin de produire son invention en série et ainsi faire baisser les coûts (aujourd'hui à partir de 10.000 €), car leTexas ou la Californie sont intéressés pour pallier à leur problèmes de sécheresse, tout comme le Moyen-Orient, qui aimerait substituer ce système à l'actuel dessalement d'eau de mer très polluant.

L'éolienne peut ainsi faire de l'électricité le jour et de l'eau la nuit : sacrée innovation énergétique !

Panneaux solaires sur des toits de parking

Panneaux photovoltaïques en couverture de parkingDifférents opérateurs Français et/ou Européens dans le domaine de l’énergie, recherchent des parkings non couverts, pour implanter des dispositifs de couvertures supportant des panneaux solaires destinés à la production d’électricité. La société Alter-nego a été mandatée par ces opérateurs pour négocier avec les propriétaires de parking, être leur interlocuteur unique et réaliser les études de faisabilité techniques et administratives. Ces parkings doivent avoir une surface minimum de 90 places de parking et une exposition sud.

Pour tout propriétaire de parking, les avantages de ce type d’opération sont non négligeables :
· L’amélioration de votre parking. Par l’installation d’une structure dont l’investissement est pris en charge en totalité par l’operateur, qui protège les usagers et les véhicules contre les intempéries et les rayons du soleil.
· La protection solaire des véhicules engendre une moindre utilisation de leur climatisation, fortement responsable de l’émission de CO², et réduit leur consommation de carburant.
· La valorisation de votre image en tant que référant environnemental.
· Un loyer en contre partie de l’installation est versé.

En outre, une installation photovoltaïque ne présente aucun risque en matière de sécurité des biens et des personnes, de nuisance sonore ou olfactive, d’émission de quelques rejets que ce soit dans l'atmosphère, de pollution des nappes phréatiques. Les installations mises en oeuvre sont réversibles. En tant que propriétaire vous ne vous occupez de rien au-delà de la mise à disposition de votre parking et de la signature d'un contrat de concession de 20 ans. Aucun frais (étude de faisabilité, d’impact, d’ensoleillement…) n’est à votre charge, ni au démarrage de l’opération, ni durant l’exploitation de la centrale.

Plus d'informations : Alter-nego - Romuald Flohic : 06 08 35 54 36 - rflohic@alter-nego.fr

La taxe carbone à 17 euros la tonne : un raté pour Sarkozy

Taxe carbone de SarkozyNicolas Sarkozy, annonçant hier dans l’Ain, le coût de la tonne de CO2, finalement fixé à 17 euros, a déçu tout le monde. Les personnalités des Verts ont fait part de leur déception, que ce soit Yves Cochet, "Trahison d’une bonne idée", Noël Mamère, "réforme en trompe l’oeil" ou Dominique Voynet, "très faible ambition écologique de cette vraie-fausse taxe carbone". Quant à Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, elle parle d'"un énorme rendez-vous manqué"...

L’eurodéputé Yannick Jadot en remet une couche avec "un véritable gâchis et un rendez vous raté", et Greenpeace dit que "le président de la République a noyé dans un discours fleuve et fourre-tout une contribution climat énergie réduite à peau de chagrin".

Au Parti Socialiste, Laurence Rossignol, secrétaire nationale à l’Environnement, résume : "Le dispositif a tous les inconvénients du nouvel impôt et aucun des avantages d’une fiscalité écologique."

François Bayrou, président du Modem, qualifie les propositions de "très injustes socialement et écologiquement", particulièrement celle qui consiste à exclure l'électricité de l'assiette. Il ajoute à juste titre qu'"il est faux de dire que l’électricité n’est pas émettrice de gaz à effet de serre."

Jean-Luc Mélenchon, fondateur du Parti de Gauche, regrette que "cette taxe pérennise le droit des plus riches à polluer".

Évidemment à droite, les porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé, encensent Nicolas Sarkozy, "à la fois courageux et pragmatique", mais Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout de la République, parle d'une "poudre aux yeux écologique". Quant au Nouveau Centre il annonce qu'il sera "extrêmement vigilant et veillera à ce que les foyers modestes, les classes moyennes et les populations rurales qui ont besoin de leur voiture pour travailler soient correctement compensés" et s'inquiète pour "la compétitivité de notre industrie".

Nicolas Hulot indique : "l'objectivité me pousse à dire que c'est un pas très important. C'est un pas très positif", mais il souligne qu'il faudra rester "prudent et vigilant" sur les modalités, qui seront abordées lors du débat parlementaire.

C'est bien un raté pour Sarkozy qui a voulu jouer un coup médiatiquement bon en se la jouant écolo, mais qui a été trop vite puisque ce projet de taxe carbone était mal ficelé dès le départ. Quel gâchis !

Nouveau lycée de Bègles en 2012 : performant énergétiquement

Lycée écolo à BèglesHier, Alain Rousset, président de la Région Aquitaine (PS), le maire vert de Bègles Noël Mamère (Les Verts) et le président PS de la Communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse étaient réunis pour lancer officiellement la construction du nouveau lycée de Bègles, le plus performant énergétiquement en France.

Avec un bilan énergétique positif évalué à 12 800 euros par an, ce lycée qui accueillera 1 400 élèves devrait diviser par 20 les émissions de gaz à effet de serre habituellement rejetées par ce type de bâtiment. Eau chaude solaire, granulat de bois, enveloppe des bâtiments en bois des Landes, prise en compte de la chaleur dégagée par les élèves, orientation des bâtiments, ventilation naturelle nocturne et plancher solaire dans le gymnase sont les bases de ces performances, auxquelles on ajoute les panneaux photovoltaïques couvrant les quatre bâtiments (lycée, résidence lycéenne, logements de fonction et gymnase) pour parvenir à passer de "zéro énergie" à "l'énergie positive". L'ouverture de ce lycée polyvalent, dont le coût est estimé à 60 millions d’euros, est prévue pour septembre 2012. Pour cette rentrée 2009, c'est le lycée Kyoto à Poitiers qui est inauguré : "premier lycée 100 % énergies propres de l'après pétrole en Europe" !

Les architectes de l’agence ERSOL qui ont conçu le projet avaient une double contrainte : créer un bâtiment économe en énergie et l’intégrer dans le paysage de bocages, caractéristique de cette zone du sud de Bègles. Noël Mamère a indiqué que le lycée sera le coeur d'un nouvel écoquartier de plusieurs centaines de logements, desservi par le tramway en 2014, baptisé "Terre sud".

Le PS contre la taxe carbone se trompe de combat

Le PS et la taxe carboneLe Parti Socialiste n'est pas très au point sur la question de la fiscalité écologique, et Ségolène Royal en a profité pour tenir des propos démagogiques peu intéressants : "avant de taxer les ménages qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer et n'ont pas d'autre choix, il faut taxer les compagnies pétrolières et Total", n'hésitant pas à se demander si elle "ne serait pas la meilleure candidate écologiste"....

Sa mythomanie l'a amenée à imaginer que "le responsable du programme des Nations Unies pour le Développement" lui ait demandé "d’être la représentante mondiale au niveau des Nations unies pour la coopération décentralisée sur les énergies renouvelables", ce que la directrice du PNUD a démenti immédiatement.

Elle milite pour "un plan massif de développement des voitures électriques, l'application du principe pollueur-payeur et le développement du système bonus-malus là où il y une possibilité de choix". Elle enfonce le clou : "Je dis solennellement devant vous que l’écotaxe, ce nouvel impôt que nous annonce le Premier ministre, est un impôt absurde, un impôt injuste." Voilà de quoi se fâcher avec Les Verts et Daniel Cohn-Bendit qui n'hésite pas à parler de propos "ridicules" et "aberrants".

Les socialiste étaient pourtant favorables à cette contribution à condition qu'elle soit "socialement juste et redistributive". Martine Aubry tente de rattraper le coup et de ne pas se fâcher avec Les Verts : "Nous sommes en accord total non seulement avec les Verts mais avec tous les partenaires de la gauche. La France a besoin d’une contribution énergie climat, mais nous ne sommes pas favorables à la taxe carbone que propose le gouvernement".

Il faudra donc que les mécanismes de compensation et les dispositifs visant à inciter les consommateurs à modifier leur comportement soient précisés rapidement, et que le PS propose plutôt que de faire parler Ségolène Royal...

EDF mis en examen dans l'affaire d'espionnage de Greenpeace

Dans l'affaire d'espionnage informatique présumé de Greenpeace par EDF, le groupe EDF a été mis en examen pour "complicité et recel d'intrusion frauduleuse dans un système de traitement automatisé".

L'avocat d'EDF a déclaré : "EDF conteste cette décision, qui à ce stade ne préjuge en rien de la responsabilité de l'entreprise, et va engager un recours en demandant l'annulation devant la Chambre de l'Instruction."

Yannick Jadot, aujourd'hui député européen et ex-directeur des campagnes de Greenpeace France, dont l'ordinateur aurait été visé par le piratage informatique en 2006 montre sa satisfaction : "Je me félicite de cette mise en examen, que j'avais demandée dès le mois d'avril. Cela confirme qu'il ne s'agit pas d'actes isolés, mais d'une politique systématique d'EDF." Il en profite pour demander "la suspension immédiate de Pierre Gadonneix", PDG d'EDF.

Le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, va-t-il réagir ?...

Incident à la centrale nucléaire de Gravelines (59)

Centrale nucléaire de GravelinesDans la nuit de samedi à dimanche, un incident "significatif" s'est produit à la centrale nucléaire de Gravelines (Nord), sans conséquences pour le personnel de la centrale et sans entraîner de rejets dans l'environnement, selon le communiqué de l'autorité de sûreté nucléaire (ASN).

L'incident de manutention du combustible a eu lieu au cours d'opérations de déchargement du combustible du réacteur numéro 1 de la centrale. Un assemblage combustible est resté accroché aux structures internes supérieures au cours de ces opérations alors interrompues, avant l'évacuation du bâtiment réacteur et son isolement, conformément aux règles d'exploitation du réacteur, ajoute l'ASN.

L'ASN classe provisoirement cet incident au niveau 1 de l'échelle INES (International nuclear event scale), numérotée de 0 à 7. Il s'agit d'un incident de même nature que celui qui s'était produit en septembre 2008 à la centrale nucléaire exploitée par EDF au Tricastin, située sur la commune de Saint-Paul-Trois-Chateaux (Drôme).

La taxe carbone de Rocard bien mal ficelée

Taxe carbone de RocardMichel Rocard qui préside la commission sur la "contribution climat-énergie" (CCE) préconise, dans son rapport qui sera remis au gouvernement vendredi 24 juillet 2009, de taxer à 32 € chaque tonne de CO2 émise à partir de 2010. Ceci dit, comme il le rappelait ce matin sur France Inter, "c'est un avis et que le gouvernement reste maître de sa décision, qu'il prendra au moment où nous ferons le projet de loi de finances pour 2010."

Sur les carburants, cette CCE augmenterait le prix du litre de 7,7 centimes supplémentaires pour le sans-plomb et 8,5 centimes pour le gazole. Même si des compensations (type chèque vert) sont prévues "pour les ménages les plus modestes ou les secteurs les plus touchés", ceux qui vont trinquer vont être les ménages déjà les plus fragiles financièrement.

Michel Rocard indiquait : "Il faut un signal qui change les comportements, l'objet n'est pas de martyriser les gens dans leur pouvoir d'achat". Certes, cependant le risque est grand. Selon Les Echos, cette CCE rapporterait près de 8,3 milliards d'euros l'an prochain, dont 4,3 milliards à la charge des ménages. Les recettes ainsi collectées compenseraient la suppression de la taxe professionnelle...

L'ancien premier ministre veut que l'électricité soit également concernée par la CCE, mais il s'agit de son avis personnel puisque la table ronde n'a pas trouvé d'accord là-dessus.

Le réseau Sortir du nucléaire dénonce l'exonération de l'électricité issue de la fission de l'atome dans la CCE et l'UFC-Que Choisir dénonce un "hold-up fiscal sur le mode de la vignette automobile des années 1960-1970" qui serait le "pire des scénarios pour le pouvoir d'achat des consommateurs". Il me semble que Michel Rocard était à l'origine des la CSG-CRDS qui devait être que temporaire, non ?!...

Il faut arrêter de nous faire croire n'importe quoi : ce sont les contribuables qui vont payer la taxe carbone et comme toutes les taxes, les ménages vont payer de façon très inéquitables au regard de leurs revenus, et ils vont payer à la place des entreprises. Je dirais : copie à revoir.

Les vols de panneaux solaires en vogue

Vols de panneaux solairesLes vols de panneaux solaires se multiplient et pourraient bien faire l'objet d'une filière organisée. Récemment, la police a arrêté en Espagne des personnes dont la cargaison de panneaux photovoltaïques était destinée au Maroc ou à l'Algérie.

Il faut dire qu'au prix de 650 € / m², en moyenne, le panneau solaire vaut de l'or ! Qui surveille les toits ? Pas grand monde. Profiter d'un échafaudage à côté, intervenir la nuit en plusieurs fois : tout est possible jusqu'à ce que la victime se rende compte qu'elle n'a plus de production d'électricité...

Un dispositif de fixation renforcé devrait être mis en place rapidement pour que les assurances puissent fonctionner. En attendant, pas de panique, ces réseaux de voleurs semblent plutôt s'attaquer aux grandes installations qu'aux particuliers.

Le chèque vert fait des couacs au gouvernement

Chèque vert contestéLa taxe carbone qui doit peser sur les produits les plus énergivores pour favoriser les ventes des biens les plus respectueux de l’environnement semble être acquise sur le principe, cependant, les modalités de mise en place divergent et provoquent queqlues couacs au sein du gouvernement...

Acte 1 : Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, déclare samedi dernier qu'un "chèque vert" permettrait de redistribuer intégralement et directement aux ménages le produit de la taxe carbone ou "contribution climat-énergie".

Acte 2 : Christine Lagarde, ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, réagit à ces déclarations en faisant une mise au point indiquant que le chèque vert est "une piste de recherche mais certainement pas un aboutissement. Toutes les options sont sur la table, qu'il s'agisse de l'allégement des charges des entreprises ou de l'incitation à la consommation verte. Le gouvernement n'a pas arrêté sa position sur le sujet".

Acte 3 : Michel Rocard, président de la Conférence des experts qui doit proposer des solutions concrètes pour mettre en place la taxe carbone et qui doit rendre ses conclusions le 9 juillet prochain est très irrité : "Ce que dit Borloo n'est évidemment pas idiot. Mais il nous gêne en parlant trop tôt, avec son annonce anticipée. S'il a déjà la réponse, tout ce que nous faisons devient sans objet".

Acte 4 : Eric Woerth, ministre du Budget déclare dans le Figaro d'aujourd'hui : "pour ma part, je ne suis pas favorable à la distribution de nouveaux chèques, verts ou pas : voilà 30 ans que l'Etat fait des chèques"..."Faut-il redistribuer le produit (de la taxe carbone) ? C'est une autre question", a-t-il ajouté, précisant que rien n'était "encore arbitré". Le gouvernement avait assuré jusque là que la taxe carbone ne serait pas un impôt de plus et que ses fruits seront donc redistribués pour que la mesure soit "neutre".

Le chèque vert, qui est une idée de la Fondation Nicolas Hulot visant à favoriser les ménages les moins gourmands en énergie, provoque de drôle de remous... Ira-t-on jusqu'à une intervention de Sarkozy pour statuer ?!!!

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