Blog du Bio


Energie / Habitation

Des maisons écolos à vendre dans le Haut-Rhin (68)

Lotissement des CoccinellesLa municipalité de Ste Croix aux Mines, dans le Haut-Rhin (68), a lancé en 2003 un concours pour la création d'un lotissement innovant. Les architectes Olivier Greder, Michaël Osswald et Emmanuelle Rombach, de G.studio-Greenobyl remportent le marché et créent, sur des parcelles de 300 mètres carrés seulement, des maisons écolos "réversibles" adaptables aux usages de chacun !

En mars 2009, le prototype des 15 maisons innovantes du lotissement des "Coccinelles" a été inauguré : ces habitats à ossature bois, à haute qualité environnementale (HQE) et basse consommation d'énergie sont écologiquement intéressants.

Pour 160.000 €, vous pouvez acquérir le terrain et la structure de base que vous pourrez aménager en loft, T5 ou autre. Malgré tout, l'aménageur, la société d'économie mixte de Haute Alsace (SEMHA), a du mal à trouver preneur : conçues pour des jeunes urbains tendance Bobo, ces maisons écolos sont situées en pleine campagne... Il y a donc une inadaptation de l'offre à la demande. Pour booster tout cela, dans le cadre de la 9ème édition des Journées d’Architectures à vivre, une opération "Portes Ouvertes" les 19, 20 et 21 juin 2009 permettra de mieux les découvrir !

Ma maison écolo de Maud Fontenoy

Ma maison ecolo de Maud FontenoyMaud Fontenoy publie, ces jours-ci, un livre aux Editions du Chêne : "Ma maison écolo". Cette vice-présidente du Conservatoire du Littoral a une passion : la planète, dont la mer, qui en représente les 3/4 !

Ce livre consacre un gros chapitre à l'alimentation : elle montre que manger bio ne coûte pas forcément plus cher. Et puis, elle invite à utiliser de la peinture à la caséïne de lait, pour ne pas intoxiquer l'air. Des infos sur les produits d'entretien sont aussi indiqués. Et puis, on trouve des sites internet, les aides financières qui existent...

Manger bio et vivre de façon écolo ne rime pas forcément avec l'intégrisme vert, selon Maud Fontenoy, mais plutôt avec le bon sens et l'anti-gaspi !

Une centrale solaire par région en France en 2011

Centrale solaire de MartillacLe ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo lance aujourd'hui l'appel d'offres pour la construction d'au moins une centrale solaire par région française d'ici 2011, pour une puissance cumulée de 300 mégawatts (MW). Ce projet avait été annoncé dans le cadre du plan pour les énergies renouvelables. Les dossiers de candidature devront être déposés avant le 21 décembre 2009 à la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

"L'objectif est clair: on veut faire 400 fois plus (de production d'électricité d'origine photovoltaïque) à l'horizon 2020", ajoutant "Tout s'accélère, le solaire est désormais devenu une illustration de la croissance verte". Selon Jean-Louis Borloo, l'installation d'une centrale dans chaque région était essentielle pour une "véritable prise de conscience" de la place future de cette énergie renouvelable. "Il peut y avoir un différentiel de compétitivité, c'est pour cela que l'appel d'offre est régionalisé", précise-t-il.

L'appel d'offre, représentant un investissement d'environ 1,5 milliard d'euros au cours des trois prochaines années, distingue quatre zones géographiques en fonction de leur ensoleillement : en zone 1 (Aquitaine, Auvergne, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Rhône-Alpes), on compte 2 projets de 10 MW dans chaque région.

La qualité environnementale des projets (insertion dans le paysage, limitation de la surface immobilisée par l'installation) et leur contribution à la recherche et à l'innovation feront partie des facteurs-clés dans la sélection des dossiers.

La France se situe aujourd'hui au quatrième rang européen dans le secteur du solaire photovoltaïque, derrière l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. Il était temps qu'elle bouge !

L'E10 n'est pas un carburant vert

E10 arnaque écoloDepuis aujourd'hui, 200 stations-service (12.700 en France) distribuent de l'E10, nouveau biocarburant, soit disant "vert". Selon Total, il serait "en moyenne deux centimes moins cher que le sans plomb 95" et BP dit pouvoir aller "jusqu'à 3 centimes d'euro", tandis que Leclerc annonce "4,5 centimes moins cher"...

Qu'importe, car l'E10 est composé de 10% d'éthanol et 90% d'essence sans plomb 95, donc il ne contribue pas à la lutte contre le réchauffement climatique. Rapellons que pour faire un biocarburant comme l'éthanol, il faut consommer autant de pétrole que l'économie à venir... Donc les biocarburant détruisent l'environnement. C'est une aberration qui est certainement, comme le dit Sébastien Godinot, de l'association Les Amis de la Terre, une "fausse solution poussée par le lobby agricole".

Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts, estime, selon Le Point, que "l'E10 est une fausse bonne idée : c'est du sirop dilué dans de l'essence ! La fabrication de ce carburant aura un impact considérable sur la crise alimentaire mondiale". Quant à France Nature Environnement (3.000 associations), ils dénoncent "une arnaque pour le consommateur et pour l'environnement" car "utiliser des plantes alimentaires pour remplir l'estomac des voitures plutôt que celui des hommes ne permet pas de répondre aux dérives de l'agriculture intensive et à la faim dans le monde".

Il serait plus judicieux de fabriquer des voitures plus propres et de développer les réseaux de transports en commun. Comme les compagnies pétrolières ne voient pas d'un bon oeil ce nouveau biocarburant qui complique le raffinage, qui gagnera ? Le lobby pétrolier ou le lobby agricole, notamment celui de la "confédération générale des planteurs de betteraves" (si, si, ça existe !) ?

La tour Elithis à énergie positive à Dijon inaugurée

Tour Elithis de DijonLa tour Elithis, bâtiment à énergie positive, à Dijon (21) sera inaugurée demain, jeudi 2 avril 2009. Cette tour produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme, ce qui la rend bien plus performante que les bâtiments à haute qualité environnementale (HQE). Conçue par la société Elithis ingénierie, spécialisée dans les fluides techniques du bâtiment et la très haute efficience énergétique, et par l'architecte, Jean-Marie Charpentier, la tour compte dix étages et fait 33,50 mètres de haut. La tour Elithis a coûté 1.400 euros (HT) au mètre carré, soit le même prix qu'un bâtiment standard qui consomme lui 220 kWh par mètre carré et par an !

Elle est présentée comme un bâtiment intelligent, le plus performant et le plus sobre au monde. Ce "laboratoire" dispose de 1600 capteurs et compteurs afin de mesurer la performance énergétique des différents équipements (chauffage, rafraîchissement, ventilation, éclairage..), permettant une autorégulation au jour le jour.

Le bâtiment est "charpenté" de poteaux-poutres mixte béton/acier avec une façade, principalement en bois, qui est dans ses parties pleines réalisée par des panneaux isolants à base de ouate de cellulose, avec un parement réalisé par une tôle d'aluminium à l'extérieur. Un double vitrage argon à isolation thermique renforcé avec un faible facteur solaire constituent les parties vitrées, les ouvrants sont limités au désenfumage naturel. Les eaux de pluie seront récupérées en toiture pour alimenter un réseau indépendant destiné aux sanitaires des bureaux. Bien évidemment, la toiture externe est réalisée en panneaux photovoltaïques intégrés, ce qui permettra de couvrir une grande partie des besoins électriques du bâtiment (75 000KWh/an).

Le sénateur maire de Dijon, François Rebsamen, peut être fier de cette réalisation qui confirme la volonté de la municipalité de mettre en œuvre une politique forte en matière d’écologie urbaine. L'inauguration est même placée "sous le haut patronage de Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, et de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie" !

Espionnage de Greenpeace par EDF

EDF espionne GreenpeaceUne enquête aurait été ouverte concernant EDF sur un présumé espionnage de Greenpeace. C'est Yannick Jadot, ancien directeur des campagnes de Greenpeace France et tête de liste "Europe écologie" pour les élections européennes dans l'Ouest, qui la indiqué aujourd'hui, parlant de "pratiques d'espionnage" de ses ordinateurs dans lesquelles EDF "serait clairement impliqué".

Il "apparaît qu'EDF serait clairement impliqué dans des pratiques de barbouzes en terme de piratage et d'espionnage sur ma personne et sur mon système informatique", a-t-il indiqué, ajoutant que ces pratiques viseraient "plus largement toute personne et toute organisation qui travaille sur le nucléaire et ne travaille pas forcément dans le même esprit qu'Areva ou le président de la République".

Yannick Jadot s'est donc constitué partie civile pour avoir accès au dossier. Effectivement, comme il le dit, "si l'implication d'EDF était avérée, on est là devant un scandale énorme". "On ne peut être dans une démocratie", avec une "organisation dont le contribuable, le citoyen est propriétaire" et "mettre en place des officines de barbouzes (...) qui fliquent des citoyens qui cherchent encore une fois à faire la transparence avec un peu de démocratie", a-t-il indiqué.

L'ancienne juge Eva Joly, 2ème de la liste "Europe Ecologie" en Ile-de-France, a parlé de fait "totalement choquant mais pas véritablement étonnant", affirmant que "des services au service du pouvoir manipulent", citant l'affaire Clearstream et Elf. "Il y a cette culture du secret qui veut écarter les citoyens et les associations de domaines entiers de la vie publique".

Effectivement, rien de très étonnant lorsqu'on a vu le reportage de France 3 "Uranium : le scandale de la France contaminée"...

Areva pille le Niger pour nos centrales nucléaires

Areva exploite le NigerAreva exploite des mines d'uranium au Niger depuis une quarantaine d'années : le groupe nucléaire français participe ainsi au développement économique du pays, mais au niveau de l'environnement et de l'éthique, c'est autre chose...

Areva y emploie, à Arlit, 2000 personnes que l'entreprise loge, en mettant à leur disposition écoles, hopital, équipements sportifs... en plein désert ! Une "ville dans la ville"... car autour, c'est la misère des bidonvilles, avec ses 60.000 personnes et son lot de trafics et de saleté. La majorité de ces miséreux, de tradition nomade, viennent du nord du Niger, d'où ils sont partis puisqu'ils n'avaient plus d'eau potable, les nappes phréatiques étant asséchées par l'exploitation des gisements d'Areva. Ils espéraient trouver un travail...

Voilà le tableau dressé par The Guardian dans Courrier International du 12 au 18 mars 2009. L'article rapporte que "En 2008, la Fondation Suisse de l'Enerie (SES) l'a proposé pour un Public Eye Award (Prix du Public de la muntinationale la plus irresponsable), affirmant que les médecins des hopitaux du groupe faisaient passer des cas de cancer - qui pourraient être dus à des niveaux élevés de radioactivité dans les mines - pour des cas de sida"... Bien sûr, Areva dément, arguant d'une certification ISO 14001, garantissant des normes environnementales...

Des attaques ont été menées par des groupes rebelles pour qu'une plus grande part des recettes d'exploitation soit investie dans la construction d'infrastructures et dans le développement du nord du Niger : la rebellion est malheureusement la seule façon de se faire entendre. Selon Courrier International, "malgré les promesses de transférer les fonds aux régions, l'argent de l'uranium continue à être dépensé dans le gouvernement central à des centaines de kilomètres de là, dans la capitale, Niamey, où la corruption est omniprésente".

Pour info, le Niger est l'un des pays les plus pauvres de la planète et le troisième producteur d'uranium au monde : les dirigeants du Niger sont ravis. Mais cet uranium, destiné à alimenter nos centrales nucléaires, ne provoque aucun scrupule de la part de nos dirigeants... Une femme dirige Areva, et je m'en réjouis pour la mixité politique et sociale, mais si les femmes au pouvoir font des conneries au moins aussi énormes que celles des hommes, elles discréditent le mouvement pour la parité en cours : Anne Lauvergeon, je parle de vous.

Vidéo de l'émission "Uranium : le scandale de la France contaminée"

Elise Lucet et Borloo : pièces à convictionLe 11 février 2009, France 3 difffusait le magazine Pièces à Conviction n°72, présenté par Elise Lucet et intitulé "Uranium : le scandale de la France contaminée". Je l'avais regardé, un peu par hasard, et j'avais été très très agréablement surprise : l'émission dénonçait vraiment un scandale d'Etat...sur une chaîne de service public !

Si vous l'avez ratée, vous pouvez voir (ou revoir) la vidéo "Uranium : le scandale de la France contaminée" sur le site de France 3. Je ne sais pas si cela durera longtemps...

En toute discrétion, dans nos campagnes, à proximité immédiate des villages ou des villes, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés, ou ensevelis méthodiquement, depuis des dizaines années. Pire encore, ils ont parfois servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles ou des aires de jeu pour les enfants... Sans aucune mise en garde sur les risques encourus ! Car entre 1945 et 2001, la France a exploité 210 mines d’uranium sur son territoire. Elles ont produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs qui ont été abandonnés sans mesure de protection ou de surveillance particulière. Qui sont les responsables ? Pourquoi ceux qui ont tenté de donner l’alerte n’ont-ils jamais été écoutés ? Pourquoi l’Etat n’a-t-il pas alerté les riverains ? Les populations sont-elles en danger ?

Les reportages :
"Gueugnon, alerte à la radioactivité"
"Nos belles campagnes… des poubelles radioactives ?"
"L’omerta politique"

Les invités :
Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, Jacques-Emmanuel Saulnier, Porte parole d’AREVA et André Claude Lacoste, président de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire).

Un beau travail de journalistes qui n'a d'ailleurs pas plu à tout le monde...

Deuxième centrale nucléaire de type EPR à Penly (76)

Le président Nicolas Sarkozy a confirmé, hier, la décision de construire "une deuxième centrale nucléaire de type EPR en France" sur le site de Penly en Seine-Maritime. Penly se situe sur la côte de la Manche, entre le Tréport et Dieppe. Le chantier de la nouvelle centrale devrait débuter en 2012, pour une mise en service en 2017. Dans cette nouvelle centrale de troisième génération, GDF Suez sera associé à EDF, comme actionnaire minoritaire.

Greenpeace a condamné vendredi "avec la plus grande fermeté" cette décision et annonce qu'elle "va employer les moyens les plus adaptés pour contrer cette décision absurde". "Une telle décision n'a qu'un seul objectif : satisfaire quelques lobbies comme Areva, EDF ou GDF-Suez", a dénoncé Yannick Rousselet, de Greenpeace France dans un communiqué. Pour lui, "ce deuxième EPR signe l'avis de décès du Grenelle de l'environnement : c'est le signe qu'en France, on privilégie la consommation tous azimuts, et non l'efficacité énergétique et les renouvelables".

Greenpeace dénonce en outre un "déni total de démocratie", jugeant que lancement d'un deuxième EPR constitue ''"le choix du prince : aucune concertation, aucune rationalité économique, aucune évaluation indépendante des coûts, des avantages et des inconvénients des différents modes de production électrique, aucune prise en compte des conséquences sanitaires et économiques des déchets radioactifs"''.

Pour Greenpeace, "ce 2e EPR contredit les engagements du Grenelle, c'est-à-dire 23% de renouvelables et 20% d'économies d'énergie d'ici à 2020, comme ceux du paquet climat/énergie adopté par l'Union européenne en décembre dernier, sous présidence française". "L'électricité construite par les EPR ne répond à aucun besoin énergétique national ! Nicolas Sarkozy est en train de préempter la politique énergétique européenne pour imposer son nucléaire à ses voisins", ajoute Yannick Rousselet qui estime que "la France ne peut pas faire pire" !

(Source : Nouvel Obs)

L'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) créée

L'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) a été officiellement créée, aujourd'hui à Bonn, par cinquante pays dont l'Allemagne, l'Espagne, le Danemark et la France, mais sans les Etats-Unis, la Chine, le Japon ou le Brésil... La nomination des dirigeants de l'Irena interviendra en juin, comme le choix du siège.

L'Irena a pour mission de promouvoir le solaire, l'éolien, la biomasse, les biocarburants ou la géothermie, afin de sortir la planète d'une économie "tout-carbone" alimentée par le pétrole, le gaz et le charbon. Il existe aussi une volonté de créer des liens entre le Nord et le Sud en favorisant les transferts de technologie, l'assistance technique et le montage de financements, l'électrification étant une des clés du développement des pays pauvres.

Le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, était très favorable à cette création, alors que le ministère des affaires étrangères était réticent, notamment en raison du choix de l'anglais comme seule langue de travail de l'Irena. De plus, l'Elysée n'était pas enthousiaste.

Pour les détracteurs de l'Irena, elle fera double emploi avec l'Agence internationale de l'énergie (AIE)...

La sécurité des centrales nucléaires d'EDF en cause

Centrale de Cruas-MeysseL'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) remet en cause la sécurité des centrales nucléaires d'EDF. Selon le gendarme du nucléaire civil français, la centrale de ardéchoise de Cruas-Meysse coure un risque d'explosion, qui pourrait "endommager des éléments essentiels au maintien de la sûreté ou conduire à une rupture du confinement et donc à la dispersion de matières radioactives dans l'installation, voire dans l'environnement".

L'ASN a fait trois inspections successives, les 25 et 26 septembre, puis le 24 octobre 2008, et il en ressort que c'est le manque d'entretien de canalisations transportant des fluides explosifs qui est en cause : certains tuyaux sont rouillés, d'autres mal signalisés, et il n'existe pas de contrôle régulier ni de plan de ces canalisations. L'ASN a donc dressé un procès-verbal à EDF et l'a mis en demeure de mettre en conformité la centrale de Cruas-Meysse, avec les exigences d'un arrêté du 31 décembre 1999 "fixant la réglementation technique générale destinée à prévenir et à limiter les nuisances et les risques externes résultant de l'exploitation" des centrales.

Pour EDF, "l'étanchéité de ces canalisations n'est nullement remise en cause, il n'y a donc aucun risque particulier d'explosion et la sûreté des installations est assurée".

L'ASN n'a pas fini car d'autres centrales vont subir le même sort : Blayais en Gironde, Civaux dans la Vienne et Golfech dans le Tarn-et-Garonne...

Plan pour les énergies renouvelables présenté par Jean-Louis Borloo

plan pour les énergies renouvelablesA l'occasion du lancement de la semaine des énergies renouvelables, Jean-Louis Borloo a présenté, aujourd'hui, son plan pour les énergies renouvelables. L'objectif étant d'économiser 20 millions de tonnes de pétrole par an d'ici à 2020 et que 23 % de l'énergie consommée proviennent de sources renouvelables à cette date...

- l'énergie solaire : le plan prévoit la construction d'une centrale solaire par région d'ici à 2011. Par ailleurs, l'installation de panneaux photovoltaïques intégrés dans les bâtiments sera favorisée grâce à "un allègement des charges administratives et fiscales".

- "fonds chaleur renouvelable" : ce fonds, qui sera mis en place progressivement à partir de 2009, doit permettre de soutenir la construction de chaufferies qui utilisent des sources d'énergies renouvelables, comme la biomasse (forêts, déchets...) ou la géothermie. Il sera doté d'un milliard d'euros pour soutenir les projets d'investissement dans ce domaine et rendre concurrentiel le prix de l'énergie produite à partir de sources renouvelables.

- l'énergie éolienne : 8.000 éoliennes devront constituer le parc éolien français en 2020, ce qui représente 6.000 de plus qu'aujourd'hui. Mais le plan tient compte des critiques, notamment de celles de Valéry Giscard d'Estaing (sic !) puisqu'il veut "prévenir les atteintes au paysage". Dans ce cadre, il est prévu d'agrandir les parcs éoliens pour en limiter le nombre, et de développer l'éolien en mer.

- énergie hydroélectrique : peu de nouveau mis à part que le plan prévoit que les barrages seront "modernisés et optimisés".

Tout cela, c'est déjà un grand pas !

Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde : signez !

Pétition contre les agrocarburantsOxfam France – Agir ici lance, avec le CCFD – Terre solidaire et Les Amis de la Terre, la campagne "Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde", dans le but de peser dans les négociations qui s'ouvrent au niveau européen sur la consommation à grande échelle d’agrocarburants.

Menée en partenariat avec des associations indonésienne, colombienne, béninoise et brésilienne, la campagne s’oppose à tout objectif chiffré d’incorporation des agrocarburants dans la consommation énergétique des transports européens d’ici à 2020.

Les associations membres de la campagne soulignent les impacts catastrophiques d’un développement à grande échelle des agrocarburants, et ce à tous les niveaux : alimentaire, environnemental et social. Des effets désastreux qui ne pourront être atténués que par la révision des politiques de soutien à ce marché et non par une illusoire certification ou une future "seconde génération".

En effet, présentés comme la solution miracle contre l’épuisement des réserves de pétrole mais également comme un remède au réchauffement climatique, les agrocarburants menacent aujourd’hui les populations locales et les cultures vivrières en accaparant la terre et les ressources naturelles. Ils contribuent également à la hausse mondiale des prix alimentaires qui a plongé près de 100 millions de personnes supplémentaires dans la faim et la pauvreté et mis en danger les moyens de subsistance de 300 millions de personnes. Ce chiffre, déjà intolérable, pourrait doubler d'ici à 2025 si l'actuelle ruée sur les agrocarburants se poursuit.

D’un point de vue strictement environnemental, le développement massif des agrocarburants a de graves impacts écologiques sur notre planète, au Nord comme au Sud : augmentation des pollutions chimiques, risque génétique ou encore appauvrissement de la biodiversité, des sols et des réserves en eau.

N’hésitez pas à signer la pétition contre le développement des agrocarburants !

Les ampoules basse consommation deviennent la règle

Ampoule basse consommationLa vente des ampoules à incandescence va se terminer progressivement d'ici à 2013, date à laquelle seules les ampoules basse consommation seront vendues. Cela étant, ces dernières doivent être recyclées car elles contiennent notamment du mercure (0,005% du poids d’une lampe) et que 93% de leur poids est recyclable (verre, métaux, mercure). Un accord a été conclu au ministère de l'environnement, du développement durable et de l’écologie avec les professionnels de la filière, pour assurer ce recyclage.

Les distributeurs de la Fédération du Commerce de Distribution (FCD) et de la Fédération des Magasins de Bricolage (FMB) s'engagent à intensifier leur collaboration avec Récylum pour promouvoir la collecte des lampes usagées.

EDF s'engage à promouvoir les ampoules basse consommation, l'ADEME financera une campagne de communication autour des lampes basse consommation. Récylum s’engage à intensifier ses efforts d’information des consommateurs sur les points de vente en partenariat avec les distributeurs, à faciliter sur les points de vente la collecte des lampes basse consommation usagées en mettant à disposition des distributeurs 3.000 meubles de collecte accessibles au public, et à engager sur plusieurs mois une forte campagne de communication nationale destinée à promouvoir la collecte sélective des lampes usagées.

Les pouvoirs publics s’engagent de leur côté, au travers des actions de communication de l’Ademe, à mener une campagne de sensibilisation des consommateurs sur l’intérêt que présente pour l’environnement l’utilisation et le recyclage des ampoules basse consommation.

Donc, lorsque vos ampoules basse consommation sont mortes, rapportez les sur un point de vente ou dans une déchetterie !

Une centrale solaire avec panneaux suiveurs du soleil

Centrale solaire de MartillacLa première centrale solaire française dotée de "panneaux photovoltaïques suiveurs" qui accompagnent la course du soleil, a démarré sa production à Martillac, près de Bordeaux. Son rendement sera supérieur de l'ordre de "20 à 40%" par rapport à des panneaux photovoltaïques fixes.

C'est une centrale pilote d'une puissance de 100 kilowatt crête (kWc), soit l'équivalent des besoins énergétiques d'une trentaine d'habitations, qui doit permmettre à son propriétaire, EDF Energies Nouvelles, de tester la technologie innovante des des "suiveurs solaires", ou "trackers". Elle servira de modèle à une centrale plus ambitieuse programmée courant 2009 dans les Landes.

Les panneaux photovoltaïques sont actionnés par des moteurs selon deux axes - est-ouest et nord-sud - pour leur permettre d'être orientés, pendant la quasi-totalité de la journée, à 90 degrés par rapport aux rayons du soleil. Une orientation idéale qui explique un rendement largement supérieur à celui des panneaux fixes.

L'énergie solaire est inépuisable à l'échelle humaine... On l'oublie trop souvent !

Réduction des aides fiscales aux biocarburants

Biocarburants et aides fiscalesSelon le journal "La Tribune", les aides fiscales aux biocarburants pourraient être réduites de "600 millions d'euros sur trois ans" par le Ministère de l'économie qui cherche à boucler son budget 2009...

"La préparation du projet de loi de finances pour 2009 prévoit d'amenuiser (...) de 200 millions d'euros par an" les aides fiscales dédiées aux biocarburants. Le journal ajoute que ces aides, qui atteignent 1 milliard d'euros en 2008, "se sont évaporées" progressivement depuis leur lancement en 2003.

La filière, qui fait l'objet de fortes critiques en raison des conséquences de la vogue des biocarburants sur les prix des produits alimentaires, a "investi 1 milliard d'euros et créé des centaines d'emplois" depuis 2003. Certes, mais on sait aussi que les biocarburants sont nocifs pour l'environnement...

La Conférence européenne de l'énergie solaire photovoltaïque s'est achevée

Energie solaire à développerLa 23ème Conférence européenne de l'énergie solaire photovoltaïque a rassemblé 3.500 experts et 715 entreprises du secteur du 1er au 5 septembre 2008, à Valence en Espagne. Les scientifiques ont pu lancer un appel pour accélérer le développement de cette énergie dont la technologie est en passe de devenir compétitive.

Le secteur de l'énergie photovoltaïque se développe de 40% par an, mais malheureusement la part de l'énergie solaire dans l'électricité produite est une goutte d'eau. Le français Daniel Lincot, chercheur au CNRS, chimiste, spécialiste de l'énergie photovoltaïque a déclaré : "La production mondiale de modules photovoltaïques en 2007 a représenté une surface de 40 kilomètres carrés alors que pour couvrir la consommation électrique de pays comme la France ou l'Allemagne, il faudrait environ 5.000 km2", "Les ressources en énergie solaire sont énormes et distribuées partout dans le monde, dans tous les pays et aussi sur les océans".

Il a appelé à "accélérer le déploiement" des panneaux solaires dans le contexte actuel "d'urgence" en matière d'énergie pétrolière et de changement climatique. Plus de 200 scientifiques et industriels du secteur ont lancé lors de cette conférence, un appel international pour "accélérer le développement mondial" de l'énergie solaire !

Eco-PTZ : un prêt à taux zéro écolo, pour 2009

Un dispositif de prêt à taux zéro, nommé "éco-PTZ", fait partie du projet de budget 2009, selon le quotidien économique Les Echos daté d'aujourd'hui. Il est destiné à financer des travaux pour améliorer les performances énergétiques des logements. Ce prêt serait plafonné à 30 000 euros et le montant des travaux ne devra pas dépasser 300 euros par mètre carré. Aucune condition de ressources ne serait demandée, ce qui n'est pas le cas de l'actuel prêt à taux zéro destiné, lui, à financer l'acquisition d'un premier logement.

Selon le journal, le coût de cette mesure, prévue pour durer jusqu'en 2014, "pourrait dépasser 1 milliard d'euros en année pleine". Le prêt éco-PTZ ne sera pas cumulable avec le crédit d'impôt accordé actuellement par l'Etat pour l'achat de nouveaux équipements économes en énergie : "ce prêt ne sera consenti que pour un programme associant, par exemple, une rénovation de toiture, des changements de fenêtres et l'installation d'une chaudière écologique. La simple installation de laine de verre dans un grenier ne suffira pas à y avoir droit", précisent Les Echos.

La France s'est engagée à diviser ses émissions de CO2 par quatre, avec le Grenelle de l'environnement : il est temps que des mesures incitatives soient mises en oeuvre !

Le tarif de rachat par EDF de l'énergie éolienne

Tarif de l'énergie éolienneLe 6 août 2008, le Conseil d'Etat a annulé l'arrêté ministériel fixant le tarif de rachat par EDF de l'énergie éolienne. Un arrêté du 10 juillet 2006 fixait le prix de ce rachat à 8,2 centimes par kilowattheure pour les 10 premières années d'exploitation, mais l'association Vent du Bocage, opposée au développement de l'énergie éolienne avait attaqué cet arrêté : le Conseil d'Etat a suspendu l'arrêté en raison d'un vice de forme, puisque l'administration aurait dû, lors de la préparation du texte, consulter les organismes adéquats.

Cette décision va bloquer l'ouverture de nouveaux parcs éoliens puisque leur rentabilité dépend de l'obligation qui est faite à EDF de racheter l'électricité qu'ils fournissent.

Selon le ministère de l'écologie, un nouvel arrêté, reprenant pour l'essentiel les dispositions du précédent, sera rapidement préparé, et "devrait être prêt en septembre". Fin juillet, une étude de l'Institut Montaigne, d'inspiration néolibérale concluait qu'un développement d'ampleur de l'éolien "ne répond pas à un besoin en France et qu'il induirait des surcoûts pour la collectivité pouvant dépasser 2,5 milliards d'euros par an à l'horizon 2020".

Le Syndicat des énergies renouvelables indique que les mécanismes d'aide publique "sont nécessaires pour donner une visibilité de long terme aux investisseurs".

Décidément, le lobby des anti-éoliens se développe...

Le Fourum Solaire 2008 autour des fours solaires, toilettes sèches...

Fourum Solaire et Toilettes sèchesLe 3ème Fourum Solaire 2008 se déroulera dimanche 6 juillet 2008 au Château de la Boulas, en plein centre de Fougères-sur-Bièvre (41). C'est une journée festive au cours de laquelle des idées et projets écologiques sont à l'honneur, autour de fours solaires, toilettes sèches et bois en tout genre, cette année !

Cette année, outre les fours solaires qui cuisent par le rayonnement solaire et les toilettes sèches qui permettent de recycler nos déjections et retrouver le cycle naturel de la vie, l'association Le Fourum Solaire vous propose une variation autour du bois : habitations avec une structure en bois ou en bois massif d’une part, et bois de chauffage sous toutes ses formes d’autre part.

Programme : (Sous réserve de modifications)

14 h - Ouverture du site au public : stands d’artisans et associations, expositions, buvette, billetterie spectacle et repas du soir…
15 h - Conférence « Bois énergie » par Manuel Léger + Film animé pour les enfants sur le bois et la forêt par Jean-Claude Sampic (1 heure)
15 h 30 - Scène Off « Bois de construction », témoignages d’habitants de maison bois, échanges
16 h - Ouverture festive du goûter bio solaire
16 h 30 - Conférence « Bois de construction » par Éric de la Rochère d’Arbocentre
17 h - scène Off « Bois énergie », témoignages d’utilisateurs de chauffage au bois, échanges
18 h - Spectacle « mobile » par la Cie Chabatz D’entrar. Spectacle payant : 5 € / 3 € - billetterie sur place
19 h 30 - Apéro avec le Grand orchestre des bois sans soif - Repas solaire bio

Avec Velo 41, venez au Fourum Solaire en vélo !

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Le Gesec inaugure le 1er bâtiment tertiaire privé basse consommation en rénovation

Eco-rénovation au GesecEn décembre 2007, le Gesec a décidé de réaménager ses futurs bureaux et ainsi, d'entreprendre la rénovation d’un bâtiment existant d’une surface de 1000 m2 sur deux niveaux, visant à devenir l'un des premiers bâtiments de performance énergétique Classe A de toute la région Centre.

L’objectif est de faire de ce bâtiment de 1987 auparavant de classe D (Diagnostic de Performance Energétique de 211 kWh-é.p./m2) un bâtiment qui atteindra une performance énergétique de classe A : ses besoins en énergie primaire devraient être divisés par un facteur 4 pour atteindre un niveau inférieur à 50 kWh-é.p./m2 et à 5 kg-éq.-CO2/m2. Cela représente une économie de 150 000 kWhep et 3,4 tonnes de CO2 par an pour 1000m2.

Le GESEC est un Groupement d'Intérêt Economique réunissant des entreprises indépendantes (PME) de services spécialisés dans le génie climatique, l'électricité et l'eau pour tous types de bâtiments (habitats individuels et collectifs ; commerces et bureaux ; entreprises et industries ; collectivités territoriales et Etat) et au service de leurs occupants. Le GIE est organisé sur un modèle d'économie solidaire sans équivalent en France.

Cette réalisation, inaugurée mardi 8 juillet 2008, a nécessairement une valeur d'exemple pour les 300 entreprises en génie climatique membres du Gesec. En effet, la mise en oeuvre d'une politique forte en faveur de l’environnement permet de les accompagner et de les aider à évoluer dans ce domaine, de leur faire prendre conscience des enjeux écologiques et économiques des énergies renouvelables.

Une réalisation ambitieuse et ingénieuse : s'ils l'ont fait, pourquoi pas d'autres ?!

Réduction des niches fiscales vertes

Fiscalité verte en baisseLes réductions d'impôts pour l'achat d'une chaudière ou l'installation de fenêtres à double vitrage ne seront plus accordées aussi généreusement qu'aujourd'hui.

La mise en place d'une "fiscalité verte", l'un des grands volets de la réforme fiscale annoncée d'ici à l'automne et intégrée au projet de loi de finances 2009, sera donc l'occasion d'un resserrement de ce dispositif, qui devrait coûter quelque 2,4 milliards d'euros à l'Etat cette année.

Seuls les équipements contribuant fortement aux économies d'énergie seront désormais assortis d'un crédit d'impôt. Le projet de loi de finances inclura également une réforme de la taxe d'habitation et de la taxe professionnelle.

Contradiction, quand tu nous tiens !...

Projets retenus de 22 centrales biomasse en France

Centrales biomasse22 projets de centrales de production d’électricité et de chaleur alimentées à partir de biomasse ont été sélectionnés, à l’issue d’un appel d’offres, par Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de l’Écologie.

Ces centrales biomasse, c’est-à-dire dont le combustible est d’origine organique (le bois, mais aussi la paille voire le marc de raisin), pourront bénéficier d’un tarif préférentiel d’achat de l’électricité. Les projets sont répartis dans 11 régions : 3 en Aquitaine, 1 en Bourgogne, 4 en Champagne-Ardenne, 3 en Franche-Comté, 1 en Haute-Normandie, 2 en Languedoc-Roussillon, 1 en Lorraine, 1 en Picardie, 2 en Poitou-Charentes, 2 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, et 2 en Rhône-Alpes.

Il s’agit d’une application concrète du Grenelle Environnement, qui fixe comme objectif de porter à au moins 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie à l’horizon 2020. La puissance électrique cumulée de ces centrales, qui devront être mises en service avant 2010, est de 300 mégawatts (MW), soit l’équivalent du tiers de la puissance d’un réacteur nucléaire. La chaleur produite par ces centrales est estimée à 450 000 tonnes équivalent pétrole.

Pour accélérer le développement des énergies renouvelables et compte tenu du succès de cet appel d’offres, le Ministère a décidé de lancer un nouvel appel d’offres dans les prochaines semaines. Le cahier des charges de cet appel d’offres intègrera des critères d’aménagement du territoire, de sorte à favoriser la construction de telles centrales sur l’ensemble du territoire national.

L'OPAC de Paris emménage dans un bâtiment "écolo"

Opac de Paris dans un bâtiment écoloL’Opac de Paris, qui gère 120 000 logements sociaux à Paris et en banlieue, déménage au 21 bis, rue Claude-Bernard (5ème) : après deux ans de travaux, l'ancien parking a été totalement réhabilité en immeuble "durable". Emmanuel Tual, directeur du développement durable à l’Opac, explique au journal Metro : "Nous voulions une ap­proche cohérente avec notre charte mise en œuvre depuis 2006".

Ce bâtiment expérimental doit devenir exemplaire en matière d’économie d’énergie. La climatisation y est remplacée par une ventilation pour capter la fraîcheur nocturne, l'éclairage y est économe, le faux plancher a été supprimé et toutes les façades sont équipées de pare-soleil : ainsi, la consommation devrait être de 130 kW/h par mètre carré, contre 430 dans leurs anciens bureaux...

Les architectes Brullmann et Crochon ont réalisé cette réhabilitation "écolo" pour un coût de 130 millions d’euros, ce qui n'est pas un prix forcément exhorbitant. Si le siège social ne montrait pas l'exemple en matière environnementale, alors que l’Opac doit remettre aux normes 25 000 logements "très énergivores" et 13 000 logements jugés "intermédiaires", ce serait un comble !

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