Blog du Bio


Environnement

Pétition musicale avec Time for Climate Justice

C'est un peu une pétition musicale contre le réchauffement climatique : en effet, 55 stars internationales, dont The Scorpions, Milla Jovovitch, Youssou N’Dour, Yannick Noah, Marion Cotillard, Guillaume Canet, Simon Le Bon de Duran Duran, Youssou N'Dour, Mélanie Laurent ou Manu Katché, ont enregistré une reprise de la chanson Beds are Burning du groupe australien Midnight Oil (remember 1987 !), afin d'interpeller la population et les dirigeants de toute la planète sur les enjeux de la conférence de Copenhague.

C'est une commande de Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies et Prix Nobel de la paix, qui s'inscrit dans le cadre de la campagne Time for Climate Justice (ou Tck tck tck). A compter du 1er Octobre 2009, on pourra la télécharger gratuitement, et chaque clic sera comptabilisé comme une signature électronique à cette pétition virtuelle, qui sera ensuite remise aux leaders internationaux lors du Sommet de Copenhague en décembre prochain.

C'est le groupe de communication Havas Worldwide présidé par David Jones, qui chapeaute l'opération. Virgin Radio et RFM sont partenaires du mouvement. Alors, rendez-vous le 1er octobre pour cliquer ! En attendant, un petit extrait...


Beds Are Burning - tck, tck, tck campaign

Les algues vertes ont-elles tué un chauffeur routier ?

Le chauffeur de poids-lourd transportant des algues vertes qui est décédé, le 22 juillet 2009, à Binic (22) au pied de son camion est-il mort des algues vertes ? Il avait déchargé 3 caissons d'algues vertes en état de décomposition à la déchetterie de Lantic (Côtes-d'Armor), cet après-midi là...

Thierry Burlot, le président du syndicat mixte de traitement des ordures de Lantic et conseiller régional PS indique : "D'après les informations que j'ai pu collecter, cet agent les déchargeait à mains nues et sans protection : ni masque, ni détecteur d'hydrogène sulfuré". Le préfet des Côtes d'Armor affirme qu'il ignorait cet évènement et indique avoir "transmis le dossier au procureur de la République de Saint-Brieuc", Gérard Zaug, qui reconnait que la rumeur selon laquelle la mort de ce camionneur serait dûe aux algues vertes circule depuis un moment et qu'il convient d' "essayer de vérifier s'il existe un lien".

Rappelons que près de 300 plaintes avec constitution de partie civile, pour mise en danger délibérée de la vie d'autrui ont été déposées jeudi au tribunal de Guinguamp contre le préfet des Côtes d'Armor, accusé de ne pas prendre les mesures nécessaires face à la prolifération des algues vertes. En effet, un élevage intensif de poulets vient encore d'être autorisé...

Appel du monde viticole à l'exemplarité dans les négociations de Copenhague

Viticulture et rechauffement climatiqueDans Le Monde du 12 août 2009, des personnalités du monde viticole signent une tribune appelant nos dirigeants à l'exemplarité dans le cadre des négociations de Copenhague, pour que le réchauffement climatique ne détruise pas l'âme de nos vins. L'appel est signé Pascal Husting, Greenpeace France et plus de 50 professionnels du vin et de la gastronomie dont Jean-Luc Rabanel, Marc Veyrat, Mauro Colagreco (cuisiniers), Franck Thomas, Antoine Petrus (sommeliers), Stephane Derenoncourt (oenologue), ainsi que 35 domaines de Bourgogne, de Champagne, d'Alsace, du Sud-Ouest, du Val de Loire, du Languedoc-Roussillon, de la Corse et du Bordelais.

"Fleurons de notre patrimoine culturel commun, les vins français, élégants et raffinés, sont aujourd'hui en danger. Les changements climatiques rendent les vignes de plus en plus vulnérables. Canicules estivales, grêles récentes dans le Bordelais, nouvelles maladies provenant du Sud, ces dérèglements seront bientôt bien plus graves encore. Les experts du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat) sont formels : si nous ne parvenons pas à contenir le réchauffement en deçà de 2 °C, les conséquences sur nos écosystèmes seront incontrôlables.

Le vin révèle toute sa subtilité sur son terroir d'origine. En bouche, il nous conte l'alchimie de la rencontre d'une terre et de générations de viticulteurs qui y ont légué leur passion, leur travail et leur créativité. Aujourd'hui, cette alchimie est en péril. Signés par des teneurs en alcool plus marquées, des gammes aromatiques trop ensoleillées et des textures plus denses, nos vins pourraient perdre leur âme singulière... Si rien n'est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les vignes se déplaceront de 1 000 km au-delà de leur limite traditionnelle d'ici à la fin du siècle : la viticulture sera confrontée à une remise en cause radicale. Les terroirs ne survivront pas.

Les professionnels du vin sont à la croisée des chemins. Si nous voulons enrayer cette spirale destructrice et nous montrer à la hauteur de notre héritage, il faut agir. Maintenant. Agir dans nos vignes et nos caves, c'est d'abord orienter en profondeur nos pratiques viticoles vers le respect de la faune, macro ou microscopique, et de la flore aérienne et souterraine. Généralisées, ces pratiques contribueront à la préservation de la biodiversité et au renforcement de nos terroirs.

Agir maintenant, c'est aussi et surtout pousser nos dirigeants politiques à relever le défi des changements climatiques. Au mois de décembre se tiendra à Copenhague une conférence internationale sur le climat qui scellera l'avenir de l'humanité. Y seront débattus et décidés des objectifs de réduction des gaz à effet de serre et des modèles économiques qui rendront possible notre transition vers un modèle de développement durable. Pour nous, vignerons, viticulteurs, oenologues, sommeliers, grands chefs cuisiniers et écologistes, artisans et promoteurs d'une viticulture plus respectueuse de l'environnement, une seule exigence : celle d'un accord ambitieux engageant les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % d'ici à 2020 et instaurant des mécanismes solides d'aide aux pays en développement.

C'est cette exigence que recèlent nos terroirs, nos vignobles et nos caves ; c'est cette aspiration au dépassement que nous dicte l'excellence de nos vins. Et c'est pourquoi nous sommes et resterons mobilisés. Ensemble, nous appelons le président de la République et le ministre de l'environnement du premier pays de culture viticole au monde à l'exemplarité dans le cadre des négociations de Copenhague. Notre avenir à tous en dépend."

Les algues vertes tuent en Bretagne

Algues vertesLa pollution provoquée par la décomposition des algues vertes "ulva armoricana" est une vraie menace pour la santé publique. Mardi, un cheval est mort "empoisonné" après s'être enlisé dans une zone mouvante très touchée par les algues vertes, proche de la plage de Saint-Michel-en-Grève, près de Lannion (Côtes d'Armor). Le cavalier s'est, lui, évanoui, avant qu'un tractopelle chargé de ramasser les algues vertes, ne le récupère...

La mort du cheval ne serait pas dûe à un étouffement provoqué par la vase, mais plutôt au dégagement d'hydrogène sulfuré que produisent les accumulations d'algues vertes en décomposition. C'est un poison brutal qui tue aussi dans les fosses à vidange ou à lisier. En milieu ouvert comme le bord de mer, les concentrations devaient être extrêmes pour entraîner ces intoxications.

Thalassa sur France 3 en avait déjà parlé, mettant en colère les bretons ! Les algues vertes - ou laitues de mer - sont pricipalement en Bretagne à cause du rejet de nitrates dans l'eau par l'agriculture intensive. Elles trouvetn là l'azote dont elles ont besoin pour proliférer.

Alain Menesguen, directeur de recherche à l’Ifremer (l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) indique dans Libération "qu'il y a cinquante ans, on trouvait dans nos rivières 3 milligrammes de nitrate (NO3, un atome d’azote et trois d’oxygène) par litre d'eau, aujourd’hui, on est passé à 32 mg/L, soit dix fois plus".

La Bretagne devrait songer à se convertir à l'agriculture biologique...

Une qualité de l'air "globalement satisfaisante" mais...

La qualité de l'air est "globalement satisfaisante" sur l'année 2008, selon le bilan annuel de l'Ademe. Mais attention, la France reste confrontée à une forte concentration de particules fines, notamment en milieu intérieur.

"Une demi-journée de feu de cheminée, émet autant de particules que 3500 km en diesel" : le saviez-vous ? C'est ce qu'a indiqué Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat au Développement durable.

L'Ademe note une baisse importante de la présence de certains polluants (benzène, CO2, ozone, dioxyde de souffre et d'azote) ce qui améliore nettement la qualité de l'air respiré. Toutefois, une catégorie de polluants - les particules fines - posent problème, d'autant plus qu'elles sont méconnues. Un "plan particule" devrait êtremis en place à la rentrée avec une série de mesures à appliquer : l'utilisation de nouveaux matériaux dans l'habitat et l'industrie avec la création de labels verts, ou encore l'expérimentation d'une dizaine de zones "zéro émissions", interdites aux véhicules polluants.

La secrétaire d'Etat au Développement durable a rappelé que la qualité de l'air, "c'est un enjeux sanitaire et social". Plus de 30.000 décès seraient liés à la pollution atmosphérique chaque année !

Rappelons que 12 mesures visant à réduire les expositions de personnes aux polluants responsables de pathologies graves (asthme, allergies, cancers) ont été publiées par les ministères de l'Ecologie et de la Santé, mi-juillet, dans le cadre d'un second Plan National Santé-Environnement.

Pas d'accord sur le réchauffement climatique au G8

Accord Climat au G8 d'AquilaLes dirigeants des pays du G8 et leurs homologues de grands pays émergents ne sont pas tombés d'accord sur la lutte contre le réchauffement climatique, hier.

Le Forum des principales économies (MEF) – qui regroupe les pays du G8 (Etats-Unis, Canada, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Russie), du G5 (Chine, Inde, Afrique du Sud, Brésil, Mexique), plus l'Australie, la Corée du Sud et l'Indonésie – s'est rallié à la déclaration du G8 qui estimait que "l'augmentation de la température moyenne globale ne doit pas excéder 2 °C par rapport au niveau pré-industriel". Cette limite de 2 °C pourrait être reprise dans le futur accord mondial de lutte contre le réchauffement qui sera négocié en décembre à Copenhague, sous l'égide de l'ONU.

Cependant, le Forum des principales économies n'a pas voulu s'engager sur une réduction de moitié des émissions mondiales d'ici à 2050, estimant qu'il fallait "identifier un objectif commun de réduction des émissions de gaz à effet de serre" d'ici à cette date.

Barack Obama a demandé aux "pays en voie de développement", qui "ont des inquiétudes réelles et compréhensibles quant au rôle qu'ils joueront dans cet effort", à avoir une "participation active (...) parce que les projections prêtent à ces pays la majeure partie des émissions dans l'avenir". "Nous sommes d'accord pour dire que les pays développés comme le mien ont la responsabilité historique d'être à la tête de cet effort", a néanmoins reconnu le président américain, promettant que "par le passé les Etats-Unis ont parfois failli à leurs responsabilités". "Que les choses soient claires, cette époque est révolue", a-t-il tenu à assurer.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a regretté, lui, l'absence d'engagements à moyen terme des grande économies : "les dirigeants du G8 avaient une occasion unique qui risque de ne plus se représenter"...

La taxe carbone en Suède : des résultats positifs

La taxe carbone sur la consommation d'énergie a été instaurée en Suède en 1991. Depuis 18 ans, force est de constater que cet impôt ne tue pas la croissance. Depuis l'introduction de la taxe, les rejets suédois de gaz à effet de serre ont été réduits de 9 %, alors que, dans le même temps, la croissance économique était de 48 %. "Cette taxe ne gêne donc en rien la croissance", en déduit Mattias Johansson, porte-parole du ministère suédois de l'environnement.

Hier, la Suède a pris la présidence de l'Union européenne (UE) pour six mois. Elle va donc essayer de convaincre ses partenaires européens d'instaurer une taxe carbone, chacun dans son pays en la maîtrisant lui-même : une TVA carbone en quelque sorte, mais pas une taxe européenne.

La taxe carbone rapporte chaque année à l'Etat suédois 15 milliards de couronnes (1,4 milliard d'euros). En 1991, lors de son lancement, son montant était de 27 euros par tonne de CO2. Aujourd'hui, il atteint 108 euros par tonne.

Une taxe carbone reprend le principe du pollueur-payeur. Le gouvernement actuel de centre-droit, comme le patronat suédois, pas favorables au départ, s'y sont finalement convertis.

En France, la contribution climat-énergie (CCE), destinée à lutter contre le réchauffement climatique en taxant l'utilisation des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz…), pourrait aboutir dès 2010, en fonction des recommandations du groupe d'experts présidé par l'ancien premier ministre Michel Rocard, qui se réunit pour la première fois aujourd'hui et demain.

Projet de loi de lutte contre le réchauffement climatique aux Etats-Unis

Barack Obama et l'environnementBarack Obama a fait adoper, vendredi, par la Chambre des représentants un projet de loi de lutte contre le réchauffement climatique. Il s'agit là, pour lui, d'une "victoire de l'avenir sur le passé" et d'une "étape audacieuse et nécessaire"."Le peuple américain veut que nous abandonnions les politiques défaillantes du passé. (...) Que nous faisions face aux défis de notre temps. Et aujourd'hui, c'est exactement ce que la Chambre a fait".

Le projet de loi devra être adopté au Sénat. Le texte de plus de 1.200 pages vise à réduire les émissions de CO2 tout en créant des emplois verts et en diminuant la dépendance envers les sources d'énergie étrangères. Pour cela, il prévoit notamment la création d'un marché de droits d'émissions dit "cap and trade". Dans ce système, ces droits seront soit vendus, soit accordés gratuitement pour les industries les plus vulnérables. Les revenus financeront notamment l'industrie de l'énergie propre. L'objectif est de parvenir à une réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2020 de 17% par rapport au niveau de 2005.

Le plan prévoit en outre le développement des véhicules électriques et des techniques de capture de CO2. Les représentants des Etats dépendants du charbon et du pétrole et ceux issus d'Etats producteurs d'éthanol, ont obtenu des concessions, telles que des droits d'émissions accordés gratuitement.

Selon une analyse de l'Agence américaine de l'environnement (EPA), la mise en place du projet de loi coûtera 80 à 111 dollars par an aux ménages américains. Pour le Bureau du budget du Congrès (CBO), un organisme indépendant, ce coût sera de 175 dollars par an.

Le chef de la majorité du Sénat Harry Reid a qualifié vendredi le vote de la Chambre de "pas courageux vers un avenir énergétique plus propre et plus sûr". Cette victoire devrait renforcer la position de Barack Obama qui se rendra en décembre à la conférence de l'ONU sur le climat à Copenhague.

Jean-Louis Borloo super Ministre !

Borloo super ministreAvec le remaniement ministériel, Jean-Louis Borloo reste Ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, avec un porte-feuille élargi à la mer, aux technologies vertes et aux négociations sur le climat. Ainsi, le Ministère de l’Écologie, de l'Énergie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire devient le Ministère de l’Écologie, de l'Énergie, du Développement Durable et de la Mer en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat ! Nicolas Sarkozy a sans doute voulu traduire, d'une certaine façon, la poussée des Verts au scrutin européen du 7 juin dernier...

Pour Borloo, ce grand ministère est la seule solution pour faire de l'écologie "un progrès humain majeur". Face à l’urgence écologique, il veut mettre l’accent sur la “dimension sociale, humaine” afin que les mutations écologiques profitent à tous. Cependant, le champ est vaste. Quatre secrétaires d’État sont sous sa coupe : Dominique Bussereau, chargé des transports, Chantal Jouanno, chargée de l’écologie, Benoist Apparu, chargé du logement et de l’urbanisme, et Valérie Letard, sans précisions sur les attributions de son poste. Le Ministre prévoit la nomination prochaine d’un haut commissaire, “quelqu’un de complémentaire (...) qui dise ce sur quoi il faut investir” afin de l’aider sur cette question des technologies vertes.

Le Ministère de l'écologie devient presque un mini gouvernement dans le gouvernement ! En attendant, il y a du travail, car la grande conférence internationale de Copenhague sur le climat aura lieu en décembre 2009 : un enjeu important pour lequel Borloo représentera la France. A suivre...

Borloo roule pour les Verts avec le film Home ?

Borloo et decrets OGMJean-Louis Borloo, Ministre de l'écologie, a envoyé un courrier aux préfets de région leur demandant de veiller à la diffusion, sur leur territoire, du film Home, de Yann Arthus-Bertrand, accompagné du DVD. Mais cet "appel à la prise de conscience écologique en matière de réchauffement climatique" s'est fait à la veille du début de la campagne officielle des élections européennes du 7 juin 2009, qui astreint normalement à une obligation de réserve les ministres et les agents publics.

Certains préfets ont organisé des projections du film en invitant les différents services de l'Etat et sous directions. D'autres préfets ont tiqué.

Le ministère de l'écologie reconnait sa maladresse mais nie toute arrière-pensée électoraliste. Benoît Parayre, conseiller en communication du Ministère indique : "Nous avons mis à la disposition des préfets le film pour qu'ils le valorisent. Nous avions la volonté de partager ce magnifique document avec des gens que nous avons beaucoup sollicité sur le Grenelle. Il n'y avait pas malice. En aucun cas, il ne s'agissait d'une instruction".

Lors des résultats des élections, le beau score des Verts a rapidement été accusé d'avoir bénéficié de l'influence du film "Home", diffusé sur France 2 deux jours avant le scrutin. La diffusion sur la télévision publique, le 5 juin 2009 correspond juste à la Journée mondiale de l'environnement. La date aurait été arrêtée depuis 2 ans. Le CSA n'a rien trouvé à redire et a considéré que le film n'avait pas "porté atteinte au principe de pluralisme, ni à l'exigence d'équité qui s'impose aux médias audiovisuels en période électorale".

Tant mieux, mais il est vrai que la France est le seul pays européen à l'avoir diffusé à ses électeurs...

Journée mondiale de l'Environnement 2009

Home le film écoloComme chaque année le 5 juin, ce sera la Journée mondiale de l'Environnement dans plus de 100 pays. La Journée mondiale de l'environnement 2009 a pour thème Votre planète a besoin de vous, unissons-nous contre le changement climatique. Le Mexique sera l'hôte de cette journée, cette année. Des manifestations de toutes sortes - animations, actions pédagogiques, conférences-débats, etc - vont se dérouler un peu partout.

Le programme de réintroduction des gypaètes barbus dans les Alpes du Sud, entamé en 1993 va faire son dernier lâcher d'oiseaux à Roubion, en présence du Prince Albert II de Monaco et de Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie. Un spot de sensibilisation, initié par NRJ, sera diffusé sur les chaînes de télévision du groupe : il met en scène 11 artistes (Grégoire, Martin Solveig, Justin Nozuka, Alesha Dixon...) qui se mobilisent et interpellent les jeunes avec les messages : La planète a besoin de toi, Fais un geste pour ta planète. Les animateurs donneront également toute la journée à l’antenne des conseils et des messages incitant à l’écologie, au tri des déchets,… avec l'appui de l'ADEME, partenaire d'NRJ pour l'évènement.

L'évènement sera aussi sur France 2 qui diffusera à 20h35 le film ''Home'' de Yann Arthus-Bertrand, soutenu par Luc Besson.

300.000 morts par an à cause du réchauffement climatique

Forum Humanitaire MondialLe Forum humanitaire mondial, présidé par l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, sort un rapport aujourd'hui selon lequel le réchauffement climatique serait directement responsable de 300.000 morts par an et coûterait 125 milliards de dollars (90 milliards d'euros) à l'économie mondiale.

Bien sûr, ce sont les 325 millions de personnes les plus pauvres de la planète qui sont les plus affectées : Bangladesh, régulièrement frappé par les inondations et les cyclones, l'Ouganda, victime de la sécheresse, ou bien encore certaines îles des Caraïbes et du Pacifique, menacées de disparition à cause de l'élévation du niveau de la mer.

Les cinquante pays les moins avancés contribuent à moins d'1% des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2), selon l'étude. Kofi Annan en profite donc pour montrer l'urgence d'un "accord post-Kyoto courageux pour protéger le monde", prévenant qu'en cas d'échec, il existait un risque de "famine de masse, migration de masse, maladies de masse et morts en masse". Le réchauffement climatique est "la plus grande crise humanitaire en puissance de notre temps", selon lui.

Pour l'avenir, le rapport prévoit un million de morts par an à l'horizon 2030 à cause du réchauffement climatique, pour un coût de 300 milliards de dollars. Et on parle de l'entrée de Claude Allègre au gouvernement !...

Claude Allègre au gouvernement : aberrant !

Claude Allègre au gouvernementNicolas Hulot, dans une interview au Journal du Dimanche d'hier, a estimé que l'éventuelle nomination de Claude Allègre au gouvernement serait "un bras d'honneur aux scientifiques" et ''"un signal tragique, six mois avant la conférence de Copenhague, et quelque chose d'incompréhensible venant de la France, qui a été un pays moteur depuis des années dans le combat climatique ! D'autant que le domaine de l'innovation et la recherche, où l'on annonce Claude Allègre, est l'un des piliers du développement durableun signal tragique"''.

"Je n'ai rien personnellement contre l'homme Claude Allègre, j'ai même déjeuné avec lui. L'homme est sincère quand il dit qu'il ne croit pas à l'origine humaine du changement climatique, et qu'il se refuse donc à mobiliser contre ce phénomène. Le problème, c'est qu'il n'est pas un iconoclaste sans audience". "Il ne pense pas la même chose que les 2.500 scientifiques du GIEC, qui mettent le monde en garde contre la catastrophe, c'est son droit. Mais s'il devait être recruté au gouvernement, ça deviendrait une politique, et ce serait un bras d'honneur à ces scientifiques. La France expliquerait à l'Académie des Nobel (qu'elle a) remis (ses) prix à des chercheurs fantasques". "Si Nicolas Sarkozy fait vraiment ce choix, il faudra que chacun en tire les conséquences", a conclu Nicolas Hulot. Interrogé sur les élections européennes, il a été clair : "Je ne vais pas masquer ma sympathie pour Europe Ecologie".

Quant à José Bové, tête de liste d'Europe Ecologie dans le sud-ouest, il a qualifié Claude Allègre d'"anachronisme scientifique" et estimé que son éventuelle nomination au gouvernement "serait un très mauvais signe pour l'écologie", "une très mauvaise nouvelle pour un président de la République qui a parlé d'écologie, même s'il n'a pas fait grand-chose dans ce domaine".

Espérons que cette nomination soit une rumeur infondée !

Sommet industriel mondial sur les changements climatiques à Copenhague

Sommet industriel mondial sur le climatLe Sommet mondial des entreprises sur le changement climatique se déroulera du 24 au 26 mai 2009 à Copenhague (Danemark). À cette occasion, des chefs d'entreprises vont débattre de la manière dont leurs entreprises peuvent contribuer à résoudre la crise climatique par le biais de modèles commerciaux innovants, de nouveaux partenariats et le développement de technologies à faible intensité carbonique. L'enjeu est d'envoyer un message fort à la communauté mondiale pour accélérer la mise en œuvre de solutions dans un cadre post-Kyoto.

Connie Hedegaard, Ministre du climat et de l'Énergie au Danemark déclare : "Nous, les politiques du monde, nous avons la responsabilité de parvenir à un accord pour un véritable changement climatique mondial lors des négociations post-Kyoto à Copenhague en Décembre 2009. Mais c'est la société qui peut fournir les outils nécessaires pour transformer notre vision en réalité. Les entreprises peuvent fournir les moyens pour qu'il soit possible de vivre dans une société durable et moderne."

Les résultats du Sommet mondial des entreprises sur les changements climatiques seront présentés au gouvernement danois, et aux dirigeants du monde qui devront négocier les modalités du prochain traité international sur le climat, du 7 au 18 décembre 2009, encore à Copenhague.

Attention, ce sommet réunit des industriels, des chefs d'entreprise, des multinationales, des institutionnels, des scientifiques, mais aussi des lobbyistes : tout ce petit monde va faire des propositions "orientées", voire "intéressées" qui seront soumises à la communauté internationale en décembre prochain. Prudence...

No Hunger : Al Gore sera-t-il le réalisateur ?

No hunger, film de Al GoreA l’occasion du Festival de Cannes, Action contre la faim lance une véritable campagne pour demander à Al Gore de devenir réalisateur de No hunger, un documentaire défendant la cause de l'ONG.

Ce n'est pas tout : Action contre la faim fait aussi appel à toute personne travaillant dans le cinéma pour convaincre Al Gore en leur demandant d’enregistrer un message vidéo qui lui sera transmis.

Samuel le Bihan, Patrice Leconte, Jean-Pierre Daroussin, Jean Rochefort ont déjà joué le jeu en enregistrant leur message ! Les vidéos des stars sont à découvrir sur Youtube.

L’ex-candidat aux élections présidentielles américaines a déjà réalisé le film Une vérité qui dérange, qui lui a donné une image de défenseur de l'environnement et qui a fait bouger les choses.

Plus de 50.000 personnes ont déjà signé la pétition en ligne, continuons cette mobilisation !

Les enquêtes publiques menacées par Devedjian

Devedjian contre les enquêtes publiquesLe ministre de la Relance, Patrick Devedjian veut limiter le recours aux enquêtes publiques pour accélérer le démarrage des travaux. Les défenseurs de l'environnement ne l'entendent pas ainsi.

Devedjian déclare "Je viens de proposer à la consultation interministérielle un texte relevant les seuils de déclenchement obligatoire des enquêtes dites Bouchardeau, comme je m'y étais engagé lors de la discussion devant le Parlement. Je me suis aperçu, à cette occasion, que ce seuil n'avait pas été revalorisé depuis plus de vingt ans".

En 1983, Huguette Bouchardeau, ministre de l'Environnement, a fait voter une loi qui prévoit qu'un projet d'aménagement susceptible de porter atteinte à l'environnement doit être soumis à l'avis du public : les aménagements, ouvrages ou travaux susceptibles d'affecter l'environnement, exécutés par des personnes publiques ou privées, doivent être précédés d'une enquête publique. Un dossier doit être présenté, doté d'une étude d'impact dans la majorité des cas. L'ensemble de la procédure dure en moyenne un mois et se déroule sous le contrôle d'un commissaire enquêteur. Les coûts sont supportés par le maître d'ouvrage. Chaque année, 17.000 enquêtes publiques sont réalisées.

Devedjian voudrait satisfaire ainsi à un amendement UMP qui vise à relever de 1,9 à 5 millions d'euros le niveau à partir duquel un projet d'infrastructure de transport est soumis à enquête publique : un projet de construction ou de doublement d'une route ignorerait donc les habitants alentours !

Jacques Breton, le président de la Commission nationale des commissaires enquêteurs qui compte 3.600 adhérents, a indiqué qu'une telle mesure "irait à contre-courant du Grenelle de l'environnement et de la convention européenne sur l'accès à l'information et à la justice en matière d'environnement, dite convention d'Aahrus. Consulter le public permet d'améliorer les projets et évite un grand nombre de contentieux".

Le ministère du Développement durable ne semble pas être favorable à cette mesure puisque le projet de loi Grenelle de l'environnement, voté quasiment à l'unanimité en première lecture à l'Assemblée et au Sénat, prévoit dans son volet gouvernance environnementale d'améliorer le dispositif de participation du public. Malheureusement, le gouvernement n'est plus à une contradiction prêt...

Les eurodéputés de Strabourg à Bruxelles : des tonnes de CO2 !

Pollution des eurodéputésLe Parlement Européen coûte cher en frais de fonctionnement et en bilan carbone... En effet, l'administration est au Luxembourg et à Bruxelles, le travail parlementaire se fait à Bruxelles et les sessions plénières se déroulent une fois par mois à Strasbourg ! Les 785 eurodéputés, 1000 assistants parlementaires et 2000 fonctionnaires déménagent une fois par mois de Bruxelles à Strasbourg. C'est sans compter les quelques centaines de lobbyistes et journalistes...

Le déménagement nécessite une dizaine de camions destinés à transporter 4000 caisses remplies de dossiers, des palettes de documents et autres matériels techniques. Cette navette des eurodéputés entre Bruxelles et Strabourg émet 18.900 tonnes de CO2 par an, ce qui correspond à 13.000 vols AR Bruxelles-New-York !!!

N'oublions pas non plus que ces doubles lieux entrainent aussi, pour chaque parlementaire, des doubles bureaux meublés, des doubles lignes téléphoniques, des doubles ordinateurs, des doubles imprimantes, etc....

Les parlementaires peuvent bien prendre des mesures environnementales ou développer les énergies renouvelables : ils pourraient commencer par balayer devant leur porte !

Les bretons n'aiment pas que Thalassa dénonce leur pollution

Thalassa et la pollution en bretagneVendredi 10 avril dernier, "Thalassa", l'émission de Georges Pernoud sur France 3 avait pour titre "De Perros-Guirec à Dinard" : en direct du petit port de Paimpol, "Thalassa" montrait cette côte de granit rose sauvage, indomptée, où les marées noires ont laissé de vilains souvenirs, malheureusement.

Dénonçant une "décharge à ciel ouvert" sur l'île de Bréhat, les déchets non enfouis des 3 marées noires et le développement des algues vertes du fait des phosphates utilisés par l'agriculture intensive bretonne, Georges Pernoud s'est fait un paquet d'ennemis à la veille du démarrage de la saison touristique en Bretagne...

Les élus locaux, le Conseil Général et les habitants eux-mêmes ne cessent de s'en prendre à Thalassa. Pourtant, ils connaissent bien tous ces problèmes mais...ils préfèreraient qu'ils ne remontent pas à la surface ! Pourquoi ne pas plutôt entreprendre des actions pour les éradiquer et / ou les traiter ?! L’été dernier, sur une plage de la baie de Saint-Brieuc en Bretagne nord, deux chiens sont morts intoxiqués par les gaz issus d’algues en décomposition nourries par les phosphates et les nitrates déversés sur les sols par les agriculteurs et les éleveurs...

Georges Pernoud a raison : "Je peux comprendre que les gens soient blessés, mais il n'y a pas d'erreur journalistique. Il faut parler de ces problèmes d'environnement qui touchent à la santé publique". Thalassa, n'est-ce pas le magazine de la mer ?!...

La Grande-Bretagne publie un "budget carbone"

Budget carbone en grande-bretagneC'est une première mondiale : la Grande-Bretagne publie un "budget carbone" officiel qui l'engage à réduire ses émissions de CO2, de 34% pour 2020, par rapport au niveau de 1990. Cela peut être vu comme un gadget ; cependant, c'est un symbole fort qui encre cette préoccupation au coeur du nerf de la guerre : le budget d'un Etat.

Même si ce "budget carbone" est moins ambitieux que les 42% de réduction réclamés par le comité de conseil du climat, Londres a coupé la poire en deux car les grandes entreprises industrielles voulaient un objectif plus limité pour rester compétitives à l’international. Cependant, le Medef britannique, la CBI, a approuvé cette initiative... en échange d'une protection des industries lourdes face aux importations venant de pays sans règlementation des émissions de CO2, et davantage de soutien aux énergies nouvelles !

Les défenseurs de l'environnement ont salué cette annonce, tout en en regrettant les moyens, qui seront d'acheter des crédits carbone auprès des pays émergents, c'est à dire un droit à polluer. Il aurait été préférable que l’économie britannique engage une "décarbonisation" de son industrie... De plus, la clause "sauf circonstances exceptionnelles" peut laisser tout imaginer...

Les économies générées par la réduction des émissions de CO2 devraient dépasser de 53 à 696 milliards de livres sterling son coût, et la CBI a évalué le coût pour chaque ménage britannique à 100 livres par an en moyenne.

En plus de cela, la Grande-Bretagne prévoit 1,4 milliard de livres de subventions pour des projets "verts" dans son budget 2009/2010, malgré qu'une récession de 3,5% soit annoncée par les experts... Tant pis, ce sont de fortes hausses d’impôts qui compenseront. Parmi les projets "verts" dans les années à venir :
- la construction de deux à quatre projets pilotes de capture de carbone (CCS), l’une des pistes importantes pour réduire le CO2 mondial,
- financement de projets de capture du carbone,
- petits projets décentralisés d’énergie renouvelables,
- projets éoliens offshore sur 2010 et 2011,
- aides aux projets combinés chaleur et électricité entre 2013 et 2023,
- efficacité énergétique des bâtiments commerciaux, publics et résidentiels,
- aider les processus industriels à faibles émissions de CO2

L'Europe et la France n'ont plus qu'à suivre en améliorant...

Les gaz à effet de serre dangereux pour la santé, aux Etats-Unis

Les gaz à effet de serre, principalement le gaz carbonique (CO2), sont reconnus dangereux pour la santé publique par l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA), qui a conclu que les gaz à effet de serre contribuaient à la pollution de l'air et risquaient de mettre en danger la santé publique, indique l'agence dans un communiqué.

Six gaz à effet de serre sont potentiellement dangereux pour la santé : CO2, méthane, oxyde nitreux, hydrofluorocarbone, hydrocarbure fluoré et hexafluorure de soufre.

Les émissions de ces gaz vont donc être soumis à la loi antipollution, dite "Clean Air Act", en vigueur depuis 1970. Les autorités fédérales pourront désormais prendre des mesures pour limiter ces émissions dégagées par les voitures, avions, centrales électriques au charbon ou raffineries de pétrole, et qui contribuent au réchauffement de la planète.

Barack Obama voudrait l'adoption d'une loi créant un système de marché de permis d'émissions, dit "cap and trade", pénalisant les pollueurs et encourageant les énergies vertes, une législation à laquelle nombre d'élus des Etats charbonniers et industriels sont hostiles. Mais un tel texte sera-t-il voté avant la conférence de l'ONU sur le climat, à Copenhague en décembre ? Le reste du monde attend un réel engagement des Etats-Unis...

Tous les groupes environnementaux américains se sont réjouis de cette décision. Pour Joe Mendelson, un des responsables de la National Wildlife Federation, une organisation de protection de la nature, "la décision de l'EPA est historique et bouleverse la politique sur le climat qui aura des répercussions aux Etats-Unis et dans le monde".

Quelle France en 2030 ? de Frédéric Denhez

Quelle France en 2030 de Frédéric DenhezFrédéric Denhez, spécialiste de l’environnement et journaliste scientifique vient de sortir un livre intitulé "Quelle France en 2030" (Armand Colin), dans lequel il s'interroge sur l’impact du dérèglement climatique sur nos paysages, nos côtes, notre agriculture, notre biodiversité, nos villes, nos modes de vie.

Le changement climatique est en marche, et même, aux dires de nombre d’experts, il s’accélère et risque de nous prendre de vitesse. Le phénomène est planétaire. Il ne s’arrêtera pas aux frontières de notre "douce France". Notre climat tempéré, les microclimats de nos petits "pays" ne seront-ils bientôt que des souvenirs nostalgiques ? Dans le même temps, notre pays devra affronter un autre défi : comment passer d’une dépendance au pétrole à d’autres formes d’énergie ?

Ces deux enjeux majeurs auront un impact décisif sur tous les secteurs. Production d’énergie, agriculture, industrie, tourisme, transports, modes de vie… : des changements notables sont appelés à se produire en l’espace d’une génération. Quelle est notre part de responsabilité, que pouvons-nous faire dès à présent ? Quelle France laisserons-nous à nos enfants ?

Cette enquête, basée sur l’ensemble des données scientifiques disponibles, envisage les scénarios les plus probables, sans alarmisme, mais aussi sans concession, car l’avenir dépendra en grande partie des choix que nous ferons.

Frédéric Denhez est aussi l’auteur notamment de l’"Atlas du réchauffement climatique" (Autrement), "La Nature, combien ça coûte ?" (Delachaux et Nieslé) et d’une "Brève histoire du climat" (L’Oeil9).

Certifications environnementales pour les petites entreprises

La norme ISO 14001 constitue la référence internationale en matière de démarche environnementale pour les entreprises. Mais toutes les entreprises ne sont pas en mesure d’être certifiées ISO 14001 facilement, notamment les petites entreprises qui en redoutent la difficulté et le coût. L’ADEME a donc réfléchi au développement des approches environnementales adaptées aux PME.

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie (ACFCI) et le Crédit Coopératif se sont associés pour promouvoir les démarches de management environnemental "1.2.3 Environnement" et "EnVol - Engagement Volontaire de l’entreprise pour l’environnement".

1.2.3 environnement"1.2.3 Environnement" est une démarche initiée par l’ACFCI en 2006 qui permet aux entreprises d’aller pas à pas vers la certification ISO 14001 et/ou l’enregistrement EMAS. Aujourd’hui bien rôdée, la démarche 1.2.3 Environnement rend accessible au plus grand nombre la certification ISO 14001. Deux ans après son lancement, 242 entreprises s'étaient inscrites sur le site 1.2.3 Environnement dont 174 certifiées. Les entreprises bénéficient de l'accompagnement privilégié des conseillers environnement des CCI et de leurs partenaires, avec des conditions financières attractives.

Envol"EnVol - Engagement Volontaire de l’entreprise pour l’environnement" est une nouvelle démarche complémentaire à 1.2.3 Environnement, particulièrement adaptée aux petites entreprises. Elle vise à permettre aux entreprises qui respectent le premier niveau d’engagement d’1.2.3 Environnement d’obtenir une marque "EnVol", sans devoir aller jusqu’à la certification ISO 14001 ou l’enregistrement EMAS. "EnVol - Engagement Volontaire de l’entreprise pour l’environnement" est une opération qui est expérimentée auprès d’une centaine de PME depuis octobre 2008 par l’ADEME, l’ACFCI, l’Assemblée permanente des chambres des métiers (APCM) et d’autres partenaires institutionnels.

L’accord a été signé le 25 août 2008 par l’ADEME, l’ACFCI et le Crédit Coopératif s'engageant dans une mise en commun de leurs réseaux et de leurs expertises afin d’accompagner les chefs d’entreprises dans ces démarches environnementales. Quid du dispositif "Envol" à ce jour ? Il ne semble pas avoir vraiment pris...

4ème Semaine sans pesticides du 20 au 30 mars 2009

Semaine sans pesticides 2009La semaine pour les alternatives aux pesticides se déroulera du 20 au 30 mars 2009, partout en France, pour sa quatrième édition. Elle a été ancée en 2006 par les membres de l'ACAP, l'Action Citoyenne pour les Alternatives aux Pesticides, qui regroupe près de 170 organisations, et elle est coordonnée au niveau national et européen par le MDRGF – Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures.

Des collectivités, des entreprises, des associations et bien d’autres acteurs mettent en place, partout en France mais aussi dans le monde, des conférences, des projections de films, des débats, des expositions ou encore des spectacles, des sorties sur le terrain, des visites et portes ouvertes en jardins ou exploitations agricoles… dans le but de maintenir la pression sur les décideurs et prouver que l’on peut et que l'on doit aujourd’hui se passer des pesticides.

Toutes ces actions citoyennes démontrent que les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation des pesticides sont désormais inacceptables et que les alternatives aux traitements chimiques existent et qu'elles sont viables.

Découvrez les actions de la Semaine pour les alternatives aux Pesticides !

Plume de Carotte, éditeur, obtient une norme environnementale

Editeur et norme environnementalePlume de carotte, éditeur toulousain (31) vient d'obtenir la norme environnementale internationale ISO 14 001, certification soumise au contrôle annuel d’un organisme indépendant : c'est la première maison d'édition à l'obtenir, mais c'est le fruit d'une démarche réaliste obstinée.

Depuis 2001, Plume de Carotte édite des beaux livres ethnobotaniques, des herbiers et des livres d’éducation à l’environnement, aussi bien pour les petits que pour les plus grands. Fred Lisak, son directeur, et ses 6 employés, ont toujours considéré que toute entreprise a une responsabilité environnementale face à la société, dans ses choix de production, en interne et avec ses fournisseurs. Et ce, d'autant plus, qu'ils font partie du milieu de la culture et de l'information, ce qui, à leurs yeux, les dote d'un rôle de sensibilisation du public.

Plume de carotte a donc obtenu la norme de qualité environnementale ISO 14001, et s'engage ainsi à améliorer son bilan environnemental en travaillant sur 4 axes :
- La fabrication de ses produits (livres, catalogues, dossiers de presse) : forêts gérées durablement, encres recyclables, etc.
- Le travail avec ses fournisseurs : imprimeurs pas trop éloignés géographiquement, imprimeurs labellisés au niveau environnement, etc.
- Le travail en interne (fournitures, gestion quotidienne) : fournitures de bureau respectant l’environnement, etc.
- La sensibilisation de son public : indicateur "bilan carbone" sur les ouvrages, etc.

Pour 2009, Plume de Carotte a pour objectif de contacter d’autres éditeurs afin d'organiser un groupe de travail pour faire avancer la cause de l’environnement dans le petit monde de l’édition ! Déjà, cela porte ses fruits puisqu'avec deux autres éditeurs, Plume de Carotte aura un atelier sur le thème "Éditions et Environnement" au salon du livre de Paris qui s’ouvrira du 13 au 18 mars 2009 !

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