Le Sénat mise sur les OGMHier, le Sénat a adopté le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), et enterre ainsi l'esprit du Grenelle de l'environnement.

Les partisans des OGM qui voulaient garantir "la liberté de consommer et de produire des OGM (...) ou de ne pas le faire", ont gagné sur les anti-OGM qui se battaient pour défendre la liberté de produire "sans OGM".

Le rapporteur du projet de loi, Jean Bizet (UMP), a réussi à faire passer son "délit de fauchage", qui prévoit une sanction de deux ans de prison et 75.000 euros d'amende, en cas de destruction ou de dégradation d'une parcelle de culture de plantes transgéniques.

En parallèle, le maïs mon 810, de Monsanto, a été officiellement interdit de culture en France, par un arrêté du ministère de l'Agriculture paru aujourd'hui au Journal Officiel.

Les producteurs de maïs via l'Association générale des producteurs de maïs (APGM), vont attaquer ce décret, par une procédure d'urgence au Conseil d'Etat, dans l'espoir que du maïs OGM mon 810 puisse être semé en France au printemps.

Au vu de ces deux décisions, on voit clairement que la bataille entre pro et anti OGM n'est pas achevée...