Les conclusions du Grenelle de l’environnement sont fixées aux 24 et 25 octobre mais une présentation officielle des conclusions est prévue...le 15 décembre. Pourquoi ?

C'est Agir pour l'Environnement qui l'indique, en publiant dès maintenant les conclusions des négociations :
- Un moratoire sur les OGM durant la période où les OGM ne sont pas cultivés
- Une interdiction de l’utilisation de lampes classiques entre 2h et 3h du matin
- Une charte qui n’engage que celles et ceux qui y croient encadrant fictivement le contenu des publicités
- L’adoption d’un malus frappant les véhicules rejettant plus de 750 grammes de C02 par km
- Une diminution de 10 km/h des vitesses autorisés. sur les voies navigables
- Une loi interdisant le sursursuremballage et les vieux incinérateurs mais autorisant la construction de nouvelles unités de valorisation énergétique
- Une diminution de l’utilisation des pesticides dans le cadre d’un grand plan de promotion de l’agriculture raisonnée
- Une TVA à taux réduit pour les produits écologiques (proposée et immédiatement refusée au niveau communautaire)
- Une application de la LOTI de 1981 privilégiant le rail à la route. sauf lorsque les élus locaux réclament le contraire
- Le construction de l’EPR et de sa ligne à très haute tension et ce quoi qu’il arrive
- Un double étiquettage CO2 permettant à la grande distribution de se donner bonne conscience tout en continuant massivement à promouvoir les produits antiécologiques
- L’organisation d’un Grenelle de l’environnement
- L’application des directives européennes
- L’obligation faite aux industriels de peindre leur logo en vert
- Supprmier le principe de précaution (parce que c’est mal) grâce à une croissance durable (parce que c’est bien)

Stéphen Kerckhove, Délégué général d’Agir pour l’Environnement, indique que « le Grenelle de l’environnement tend à se transformer en un simulacre de négociation dont la vocation première est d’orchestrer un gigantesque "greenwaching" du pouvoir en place ».

On peut effectivement craindre que le laps de temps entre le 25 octobre et le 15 décembre serve aux pouvoirs publics à adapter les propositions aux demandes des différents lobbies.