En Amérique du Nord et en Europe, les grandes multinationales exercent aujourd’hui une forte influence sur les sciences agricoles et leurs priorités.

L’Asie centrale et de l’ouest et l’Afrique du Nord sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques, et risquent de pâtir de la faiblesse des ressources en eau dans les années à venir.

En Asie du Sud et de l’Est et dans le Pacifique, les schémas actuels de développement de l’agriculture devraient aggraver la pollution par l’azote. Les changements climatiques provoqueront certainement de forts mouvements migratoires.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, la pauvreté affecte encore 37% des habitants. L’importation de produits alimentaires a créé une dépendance et perturbé la production locale. Les auteurs de ce rapport recommandent aux gouvernements d’interdire la consommation et la culture d’organismes génétiquement modifiés dans les pays "centres d’origine" de certaines plantes afin d’éviter la contamination et de préserver leur diversité génétique.

En Afrique sub-saharienne, les pénuries d’eau affectent près de 80% des terres agricoles. Le recul de la diversité génétique est un problème dans la mesure où de nombreuses espèces et céréales sont des aliments de base sur le plan local.

Il y a urgence !

400 scientifiques, gouvernements des pays industrialisés et en développement, représentants de la société civile et du secteur privé ont contribué à la réalisation de ce rapport qui a demandé 3 ans de travail.

(*) L’Evaluation internationale des sciences et technologies agricoles au service du développement (International Assessment of Agricultural Science and Technology for Development, IAASTD) a été lancée en 2002 par la Banque mondiale et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) lors du Sommet mondial pour le développement durable de Johannesburg. Elle s’intéresse aux sciences et technologies modernes mais aussi aux savoirs locaux et traditionnels, à la productivité et à l’impact des activités agricoles sur l’environnement. Cette initiative est parrainée par cinq agences des Nations Unies, dont l’UNESCO.