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Accueil » Agriculture Biologique » Le maïs OGM Mon 810 défendu par Monsanto

Monsanto défend son mais OGMLa firme américaine Monsanto a édité un document de 40 pages, jeudi 31 janvier, dans lequel elle répond à la Haute Autorité provisoire sur les OGM qui avait, le 9 janvier dernier, rendu un avis sur le maïs transgénique MON 810.

La décision du gouvernement de suspendre la culture du MON 810 s’était appuyée sur cet avis de la Haute Autorité. Selon Monsanto, qui a procédé à une analyse détaillée des publications scientifiques citées dans l’avis, l’existence de faits scientifiques nouveaux sur le MON 810 "n’est cependant pas synonyme de "risques nouveaux »". Dissémination du pollen, apparition de résistance sur les insectes cibles, effets sur la faune non cible, santé humaine, toxicologie, effets biologiques et microbiologiques…, chaque aspect est passé au crible, références bibliographiques à l’appui.

Cette analyse fait apparaître certaines incohérences de l’avis, qui citait, par exemple, des insectes qui ne sont pas présents sur le sol français. Elle suggère qu’une certaine improvisation a présidé à sa rédaction – patronyme écorché, bibliographie impressionniste. Un seul point trouve grâce aux yeux du semencier : la Haute Autorité mentionne la diminution des taux de mycotoxines cancérigènes dans le maïs transgénique, par rapport aux variétés traditionnelles.

"Au vu de ces éléments, affirme Jean-Michel Duhamel, président de Monsanto France, dans un courrier adressé au ministère de l’agriculture, il ne fait aucun doute que l’avis ne remplit aucun des critères qui permettraient, à titre exceptionnel, à l’Etat français de suspendre l’effet d’une autorisation délivrée en toute légalité et aux termes d’une évaluation scientifique rationnelle." L’industriel estime donc que la clause de sauvegarde ne peut être valablement invoquée.

Le gouvernement attendait ce mémoire pour notifier cette clause de sauvegarde à Bruxelles, qui sera fondée sur l’avis de la Haute Autorité. Selon le ministère de l’agriculture, Michel Barnier devrait "prendre dans les prochains jours un arrêté d’interdiction des cultures de MON 810". La notification à Bruxelles de la décision française devrait être portée ensuite par Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux affaires européennes.

Source : Le Monde.

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