Le ministre de l’Environnement allemand, Sigmar Gabriel a annoncé hier que son pays renonçait au développement massif des biocarburants, en déclarant : "Tous ensemble, nous avons sous-estimé les problèmes". Du coup, l’E10, le nouveau carburant que l’Allemagne voulait imposer dès l’an prochain et qui contenait 10% d’éthanol mélangés à l’essence classique est mort né.
Trop de voitures actuellement en circulation en Allemagne sont incapables de le supporter pour des raisons techniques et auraient dû se rabattre sur du Super-Plus, plus coûteux.
Au delà du surcoût, les écologistes dénonçaient les méthodes de culture du colza ou du soja pour fabriquer les agrocarburants, qui concurrencent les plantations alimentaires : "Les biocarburants représentent un danger pour la biodiversité, ils imposent une pression massive sur la forêt tropicale et détruisent les capteurs naturels de gaz à effet de serre contenus dans les sols non cultivés", selon Christian Hey, secrétaire général du Bureau fédéral pour l’Environnement (UBA).
Mais le ministre de l’Environnement ne désarme pas puisqu’il a aussi annoncé que l’Allemagne va continuer à miser sur les biocarburants… mais de deuxième génération.
En attendant, les constructeurs devront désormais trouver "d’autres mesures techniques" pour satisfaire à l’objectif fixé par la Commission européenne de 120 grammes de CO2 émis par kilomètre, puisqu’ils attendaient beaucoup des biocarburants…
Première ou seconde génération, les biocarburants sont finalement néfastes pour l’environnement…



