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Accueil » Environnement » C'est Sarkozy qui décidera du sort des OGM, et non Borloo

Pour les OGM, "La position de la France sera définie à l’issue du "Grenelle de l’environnement" par le président de la République et le premier ministre" a indiqué Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.Une bonne claque pour le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, qui a évoqué un prochain gel des cultures OGM, jugeant qu’une "tendance générale", pour ne pas prendre le risque de disséminer les OGM dans l’environnement, se dégageait dans le groupe de travail préparatoire à la table de ronde finale. "Moi, j’ai ma conviction personnelle", avait-il indiqué.

Effectivement, le groupe de travail sur les OGM a abouti à des conclusions remettant en cause les fondements de la politique européenne depuis l’adoption par les Etats membres de la directive sur la dissémination des OGM, en 2001. Un consensus s’est dégagé sur plusieurs points : l’absence d’évaluation scientifique sérieuse des risques à l’heure actuelle ; la remise en cause du seuil de 0,9 % d’OGM à partir duquel l’étiquetage des produits est obligatoire ; la création d’une haute autorité pluridisciplinaire et indépendante, chargée d’évaluer les intérêts et les risques des OGM.

Cette dernière réunion s’est tenue en l’absence du syndicat agricole majoritaire, la FNSEA, qui protestait contre le gel des cultures. Mais l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) et les autres syndicats agricoles, la Confédération paysanne et la Coordination rurale, étaient représentés. "Les absents ont eu tort", a résumé Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement.

Après avoir menacé de se retirer de l’ensemble du processus de concertation, la FNSEA participera finalement aux derniers groupes de travail consacrés à l’agriculture et à la santé, où un thème qui les préoccupe fortement sera débattu : la réduction de l’utilisation des pesticides. Le président du syndicat, Jean-Michel Lemétayer, doit rencontrer M. Borloo dans les jours qui viennent.

On peut craindre le pire : Sarkozy ira-t-il à l’encontre de la très puissante FNSEA ?!

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