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Accueil » Environnement » Sarkozy enterre le Grenelle de l'environnement pour les agriculteurs

Sarkozy au Salon de l'agriculture 2010Alors qu’il se rendait au Salon International de l’Agriculture, samedi 6 mars 2010, Nicolas Sarkozy a promis aux agriculteurs de "changer les méthodes de mise en oeuvre des mesures environnementales". Visiblement, il n’a donc aucun scrupule à enterrer le Grenelle de l’Environnement pour essayer de gagner quelques voix chez les agriculteurs à la veille des élections régionales… Décidément, ces politiques n’ont aucune morale.

Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, se veut rassurant et parle d’un "problème de paperasse et de modalités qu’il faut revoir". Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, refuse de parler "de remise en cause du Grenelle", il préfère indiquer qu’il faut "prendre en compte les difficultés des agriculteurs face aux règles environnementales". Ah la langue de bois, ce langage des politiques auquel nous sommes bien hermétiques en tant que citoyens !

Sarkozy voudrait bien repousser une des principales mesures du Grenelle de l’environnement qui est de diviser par deux l’usage des pesticides d’ici dix ans. Pascal Ferey, chargé des questions d’environnement à la FNSEA (syndicat classé à droite) se réjouit de ce recul : "Financièrement, je ne sais pas, mais psychologiquement, ça compte. On voit que nous perdons du terrain par rapport à nos voisins, et que la France fait la course en tête sur beaucoup de sujets environnementaux." Il cite les périmètres de protection de captages d’eau potable, la couverture des sols obligatoire en hiver d’ici à 2012, la taxe carbone (dont les agriculteurs sont exonérés à 75 %), les coûts de transports, et surtout le retrait de produits chimiques autorisés chez certains voisins, comme l’Espagne ou les Pays-Bas. Selon la FNSEA, la suspension des pesticides jugés toxiques pour les abeilles a coûté à la filière des plants maraîchers 8 % de son chiffre d’affaires.

Philippe Collin, porte-parole de la Confédération paysanne (syndicat classé à gauche), n’est pas du tout d’accord : pour lui, "les mesures environnementales et les difficultés économiques des agriculteurs ne sont absolument pas liées. C’est un problème de marché." Quant à la distorsion de concurrence sur les produits chimiques, elle devrait être réglée par une harmonisation "par le haut" au niveau européen. Il s’agit d’une "manoeuvre électoraliste" de Sarkozy.

1 Commentaire

  1. carlos dit :

    le grenelle c’est bien mais il y a une énorme verrue contagieuse …c’est l’éolien industriel qu’il soit terrestre ou offshore . ça c’est de la destruction de notre environnement ….une mafia , un massacre coûteux et une véritable pollution tous comptes faits .