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Accueil » Environnement » Les fondations Hulot et Arthus-Bertrand manquent de transparence

Un rapport parlementaire sur la gouvernance et le financement des associations et des fondations pour la protection de la nature pointe du doigt les fondations environnementales, notamment celles de Nicolas Hulot ou de Yann Arthus-Bertrand, qui manquent de transparence : en effet, "des liens troubles" existent avec "les grandes entreprises qui les financent".

Les deux députés, Geneviève Gaillard (PS) et Jean-Marie Sermier (UMP) n’ont relevé "aucun dysfonctionnement ni aucune faute" mais "s’interrogent" sur le statut de ces fondations, présentées comme des "associations sans adhérents". Ils écrivent : "Des liens troubles existent avec les grandes entreprises qui les financent, voire qui siègent à leur conseil d’administration – certaines directement concernées par les politiques publiques en matière d’environnement".

"Dans une fondation comme celle de Nicolas Hulot, L’Oréal et EDF sont des financeurs importants. Est-ce que, quand on a un financement important à travers une société éminente, on a toute la liberté pour prendre position dans l’intérêt général ?", s’est interrogé M. Sermier lors de la présentation du rapport à la presse. EDF est une entreprise de pointe dans le secteur nucléaire. Dès lors, comment interpréter, par exemple, la position très mesurée de Nicolas Hulot sur l’énergie nucléaire ? Quant à L’Oréal, elle est classée parmi les groupes de cosmétiques dont les produits font l’objet de test sur les animaux. De la même façon, comment expliquer le soutien de Yann Arthus-Bertrand, président de la Fondation GoodPlanet, à la candidature du Qatar pour le Mondial-2022 de football alors que le pays a payé la traduction en arabe de de son film Home. Les députés se disent aussi interpellés par la présence, au conseil d’administration de la fondation GoodPlanet, d‘"un membre du gouvernement en exercice" en la personne du ministre de la Défense Alain Juppé, qui y avait été nommé avant son retour au gouvernement à l’automne.

"Il est extrêmement important que les contours des actions soient clairement définies entre les uns et les autres", souligne M. Sermier. Les deux députés formulent 18 recommandations visant principalement à garantir l’indépendance et la transparence des organisations de défense de l’environnement, tout en estimant qu’elles "fonctionnent bien, sont transparentes et extrêmement contrôlées".

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