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Accueil » Agriculture Biologique » L'INRA veut reprendre des essais de vignes OGM

OGM j'en veux pasL’Institut national de recherche agronomique (Inra) de Colmar demande au ministère de l’Agriculture l’autorisation de poursuivre des essais de plants de vignes OGM. Depuis 2005, ils menaient ces essais sur 70 plants de vignes OGM. Achevés fin 2009, les plants ont été saccagés en septembre dernier.

Le 4 avril 2010, le Haut conseil des biotechnologies, instance créée à l’issue du Grenelle de l’environnement, a rendu un avis favorable. Selon la procédure, après le feu vert du Haut Conseil, le public est appelé à s’exprimer jusqu’à ce soir sur cet essai via internet. Ensuite, le ministre de l’Agriculture devra donner son autorisation après accord du ministre chargé de l’Ecologie.

L’expérimentation de l’INRA vise à rendre les porte-greffes résistants au "court-noué", une maladie virale présente dans la quasi-totalité des régions viticoles du monde où elle provoque la mort des vignes et rend les terres impropres à la viticulture. A ce jour, aucun traitement efficace contre cette maladie n’existe.

Le 19 novembre 2009, le militant anti-OGM avait été condamné par le tribunal correctionnel de Colmar à 2.000 euros d’amende et un euro symbolique de dommages et intérêts pour avoir saccagé les 70 ceps. Par la suite, le tribunal administratif (TA) de Strasbourg avait déclaré fin septembre la parcelle illégale. Dans un communiqué diffusé vendredi, le ministère de l’Agriculture précise qu’il prendra en compte les arguments mis en avant par le TA pour qui le ministère n’avait pas été suffisamment exigeant auprès de l’Inra sur ce qu’il adviendrait du matériel après l’essai. Le ministère de l’Agriculture et l’Inra ont fait appel de cette décision. Le résultat de cet appel est attendu pour septembre, selon le ministère.

Donnez votre avis avant le 30 avril au soir sur l’expérimentation d’une vigne OGM !

Edit 19 mai 2010 : le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé, mardi 18 mai 2010, avoir signé un arrêté autorisant la poursuite en Alsace d’un essai en champ portant sur une vigne transgénique.

2 Commentaires

  1. Monsérat dit :

    Je suis CONTRE l’expérimentation d’une vigne OGM

  2. sylvain dit :

    Là ça sent la magouille, le dessous de table où autre chose de pas très clair.

    Il existe deux types de virus responsables de cette maladie de la vigne: le GFLV (Grapevine Fan Leaf Virus), plus souvent mis en évidence, et l’ArMV (Arabic Mosaïc Virus). Ils peuvent être identifiés sur la vigne par le test sérologique ELISA. Des petits vers microscopiques, les nématodes vivent aux dépend de la vigne et, sont les vecteurs des virus du "court-noué"

    Les virus et beaucoup d’autres agents pathogènes se propagent aussi lors de l’opération du greffage sur table de la vigne. (Association du porte-greffe et de la variété fruitière) La simple désinfection des outils de taille lors du greffage est une alternative à leur propagation. (Dans ce cas précis, le vecteur est l’homme)

    Avec les nématodes, c’est plus tordu ! Elles ne se déplacent pas seules dans les champs, elles ne savent pas. Elles se propagent à l’aide du passage des engins à dents entre les rangs ; pratique utilisée pour désherber ou enfouir les intrants.
    Eh oui, ces bestioles si petites sont dangereuses ; elles se servent de nous pour agir plus vite. N’en déplaisent à ceux qui affirment la supériorité de l’homme à l’animal mais on peut croire que ces toutes petites saloperies nous ont observé depuis l’invention de la charrue.

    La transgénèse peut éventuellement apporter une résistance au "court-noué" de la vigne mais ne débarrassera pas le sol infesté de nématodes tandis que les techniques culturales en bio régulent la présence des vers dan les champs cultivés. Et ça nous autres, même si c’est assez pointu ; on sait faire !
    Dans quel piège José Bové est il tombé pour laisser passer ça ?