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Accueil » Alimentation Bio » L'ex-patron de Besnier (Lactalis) condamné : de l'eau était ajoutée au lait !

Voici l’article de Ouest France du 18 avril 2007, rapportant les déboires du Groupe Besnier (Lactalis) où le lait destiné à la consommation était falsifié : de l’eau était ajoutée… Comment ne pas être révolté en lisant cela ?La cour d’appel d’Angers a confirmé le jugement du tribunal correctionnel de Laval rendu début 2006. Près de 850 000 ? de dommages et intérêts doivent être versés.

Marcel Urion, ancien directeur à la retraite du groupe Besnier (aujourd’hui Lactalis), a été condamné à six mois de prison avec sursis et 37 500 ? d’amende pour avoir falsifié du lait produit pour la consommation courante, entre 1993 et 1998. Les usines impliquées dans cette tromperie sont notamment situées à Gap, Vitré, Paris, Montauban et Laval.

Selon la cour, « la manoeuvre » consistait à ajouter « au lait riche en protéines, du perméat ». Il s’agit « d’une eau [?] obtenue soit par ultrafiltration du lait, soit en recueillant l’eau blanche obtenue par le rinçage des appareils de traitement du lait et des différentes tuyauteries ». Ainsi, l’industriel « augmentait sa production […] alors qu’une partie de cette production (le perméat) ne lui coûtait que 21 centimes par litre au lieu des 2,20 F le litre payé aux producteurs ». Une manipulation interdite par la loi.
La cour a indiqué que plus de 37 millions de litres de perméat liquide ou en poudre ont été utilisés pour produire un total de 682 millions de litres de lait de consommation. Résultat : un volume de lait augmenté de plus de 5 %.

Par ailleurs, la cour précise que Marcel Urion a tout fait pour dissimuler ces pratiques aux yeux de la Direction générale de la répression des fraudes. Ainsi « le jour d’une inspection, il a fait déverser 10 000 litres de perméat dans les égouts ». Selon l’enquête, « des instructions étaient données régulièrement aux employés pour faire disparaître toute trace matérielle et scripturale de ces opérations ».

Marcel Urion devra également indemniser les victimes de cette tromperie, qui s’étaient porté partie civile. Trois associations de consommateurs, des syndicats agricoles, mais aussi et surtout, l’Office du lait vont récupérer près de 850 000 ? au titre des dommages et intérêts.

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