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Accueil » Alimentation Bio » Les européens contre une alimentation provenant d'animaux clonés

Selon une enquête de la Commission européenne, 81 % des 25 000 personnes interrogées, en juillet, dans les vingt-sept Etats européens estiment que les effets à long terme du clonage animal sont inconnus et 84 % pensent que l’on manque de recul pour juger des conséquences sanitaires à long terme de la consommation par l’homme des viandes et laits provenant de mammifères clonés.

80 % des sondés fournissent une définition correcte de la technique du clonage par transfert nucléaire, soit une reproduction quasi à l’identique d’un animal existant. Dans un domaine où les considérations éthiques l’emportent sur l’aspect sanitaire, 58 % des citoyens européens interrogés estiment que la création de mammifères (bovins, porcins, ovins et caprins) par la technique du clonage à des fins alimentaires "sera toujours injustifiable".

Plus de 43 % des Européens affirment aujourd’hui qu’ils n’achèteront "certainement jamais de tels produits". En pratique, il s’agirait cependant moins de consommer les produits venant d’animaux créés par clonage que ceux issus de leur descendance par voie sexuée. Mais 38 % des personnes sondées estiment qu’aucun des arguments de natures sanitaire ou économique qui leur ont été présentés n’est de nature à justifier la création et l’élevage d’animaux clonés – et de leur descendance – en vue de la production d’aliments destinés à l’alimentation humaine.

"Il apparaît que 86 % des personnes interrogées estiment que c’est finalement l’industrie agroalimentaire qui profiterait d’une autorisation du clonage animal en vue de la production d’aliments", précise-t-on auprès de la Commission européenne.

"L’enquête Eurobaromètre nous fournit des informations précieuses sur le point de vue des citoyens européens, a déclaré, jeudi, Androulla Vassiliou, commissaire européen à la santé. La Commission va maintenant examiner la nécessité de prendre des mesures, et – si oui – lesquelles."

Androulla Vassiliou ne cache pas être personnellement peu favorable au clonage des animaux à des fins alimentaires. La question est de savoir si son analyse est partagée par les autres membres de la Commission. La réponse devrait être connue début novembre, au terme d’une "discussion collégiale" réunissant l’ensemble de l’exécutif européen.

Source : Le Monde.

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