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Accueil » Ecologie » Projet de Port méthanier du Verdon, ennemi de l'estuaire de La Gironde

Contre le port methanier du verdonPour développer le Grand port maritime de Bordeaux (ex-port autonome), un projet de terminal méthanier au Verdon a été imaginé et fait couler beaucoup d’encre… La société néerlandaise 4Gas a signé avec le port de Bordeaux une convention de réservation pour un terrain de 20 hectares au Verdon pour cette construction comportant trois cuves de 47 mètres de haut, une usine d’électricité à partir du GNL, une usine de regazéification, une unité de production d’azote, un gazoduc.

Malheureusement, au niveau environnemental, les risques sont importants pour le littoral et pour le développement local de cette zone touristique et d’activités nautiques (du Nord Gironde et du Pays Royannais). En effet, la zone serait classée "Seveso 2" (sites présentant des risques) et les désagrément seraient nombreux : transport et stockage de matières dangereuses, mépris des données géologiques entraînant d’importants risques sismiques, érosion de la côte, montée des eaux,…

Des élus, les populations, Surfrider Foundation et des associations comme "Une pointe pour tous" se sont mobilisés et sont parvenus à l’abandon du projet : le Préfet de la Gironde l’a déclaré irrecevable car il prévoyait qu’une partie de ces installations serait dans la bande des 100 mètres du littoral, ce qui est interdit par la loi Littoral de 1986. Selon le député-maire de Royan, Didier Quentin, ce projet est un triple "non-sens" à ses yeux comme aux yeux de tous les opposants au projet : "non-sens énergétique, non-sens économique, non-sens écologique".

Le projet a été présenté aux parlementaires européens qui ont prêté une oreille attentive aux arguments des opposants au projet de 4Gas, puisque le projet, s’il est autorisé, serait en totale contradiction avec les engagements européens en matière de protection de l’environnement. En effet, le site du Verdon est exceptionnel en raison de sa biodiversité.

Malgré l’abandon du projet, la mobilisation se poursuit : José Bové est venu apporté son soutien aux opposants lors de leur manifestation du 4 avril dernier : "J’apporte mon soutien à ceux qui se battent contre ce projet. Nous avons la chance d’avoir le dernier estuaire sain d’Europe, il n’est pas question de l’abîmer contre une entreprise classée Seveso 2 à 700 mètres d’une école ! Faudra-t-il un autre AZF à la pointe du Verdon ? L’intérêt écologique doit passer avant les intérêts privés".

L’agence de développement Bordeaux-Gironde (BRA), spécialisée dans l’accueil des investisseurs (!), a montré son soutien au terminal méthanier, au terme d’une étude sur l’impact économique du projet. La décision finale reviendra à l’État. Et 4Gas prévoit d’investir plus de 650 millions d’euros sur le site, ce qui pourrait faire pencher la balance en temps de crise…

1 Commentaire

  1. christyvette dit :

    Bel et noble exemple de mobilisation apolitique des citoyens qui en parlent toujours et restent vigilants.
    N’y revenez pas, nous avons encore plus de métier maintenant. Jamais vous ne pourrez saloper notre patrimoine estuarien cachés derrière des mensonges et des arguments de vendeurs de foire.
    Signé: un des jusqu’auxboutistes prêts à tout sacrifier.