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Accueil » Ecologie » L’AFBV reconnue coupable de diffamation à l’encontre de G.E. Séralini

Gilles-Eric SéraliniGilles-Eric Séralini avait attaqué l’Association française des biotechnologies végétales (AFBV) et son président en justice, considérant qu’ils avaient diffamé ses travaux de recherche qui remettaient en cause l’innocuité de plusieurs maïs transgéniques de Monsanto : à plusieurs reprises l’AFBV avait cherché à jeter le discrédit sur les travaux de G.E. Séralini.

Après l’audience qui s’était tenue le 23 novembre 2010, le tribunal de Paris a rendu son délibéré, aujourd’hui mardi 18 janvier 2011, dans le procès qui opposait Gilles-Eric Séralini, chercheur en biologie moléculaire à l’Université de Caen et Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN, et l’Association française des biotechnologies végétales (AFBV), présidée par Marc Fellous. Le tribunal a condamné l’AFBV à 1000 euros d’amende avec sursis, un euro de dommages et intérêts (ce qui avait été demandé) et 4000 euros de frais de justice.

Corinne Lepage, présidente du CRIIGEN (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie GENétique), contactée au téléphone par Inf’OGM, s’est tout d’abord réjouie de cette victoire, d’autant qu’elle reconnaît qu’elle n’était pas optimiste en sortant de l’audience : "On ne peut plus dire n’importe quoi sur les lanceurs d’alerte", commente-t-elle. Et elle ajoute : "C’est la première fois qu’un lanceur d’alerte n’est pas sur la défensive mais en offensive".

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