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Accueil » Energie / Habitation » La taxe carbone abandonnée, victime des régionales

Ce matin, le premier ministre, François Fillon, a repoussé sine die la mise en place de la taxe carbone, lors de la première réunion du groupe parlementaire UMP depuis la défaite de la droite aux élections régionales. La taxe carbone est donc la première victime du résultat désastreux de la majorité présidentielles aux élections régionales.

Pour se justifier, Fillon a indiqué que la réforme devait être suivie au niveau européen pour "ne pas plomber la compétitivité des entreprises françaises". En réalité, cela faisait quelques temps que ça sentait le roussi pour la taxe carbone : pour Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP, "une taxe qui s’appliquerait en France et pas en Europe, ce n’est pas pensable", avait-il indiqué plus tôt ce matin ; hier, Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie, disait : "Il n’est pas question d’établir une taxe carbone qui mettrait en cause la compétitivité des seules entreprises françaises." Et puis, récemment, dans l’interview au Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy ne parlait plus de la date de mise en oeuvre au 1er juillet 2010…

Aujourd’hui, la taxe carbone est belle et bien enterrée en France, elle n’est pas à l’ordre du jour, au niveau européen et le sera sans doute jamais. Même si la gauche comme les écologistes critiquaient le dispositif de la taxe carbone mal ficelé, le jugeant écologiquement inefficace et socialement injuste, le principe de cette contribution climat énergie demeure pourtant intéressant.

Souvenez-vous des propos de Sarkozy en septembre 2009 dans l’Ain : La taxe carbone, "je l’ai signée, je la fais, c’est une question d’honnêteté". Vous en concluez donc comme moi qu’il est malhonnête, non ?

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