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Accueil » Energie / Habitation » Premier appel à projets pour des éoliennes en mer

Eoliennes en merC’est la première fois qu’un appel à projets pour la construction de 600 turbines en mer à l’horizon 2015, va être lancé. Pour l’occasion, Nicolas Sarkozy se déplace à Saint-Nazaire (44) pour en détailler les modalités. A terme, des éoliennes vont donc se dresser au large des côtes françaises, représsentant une installation de 3.000 megawatts (MW) en mer pour un investissement de 10 milliards d’euros environ. Ces premières éoliennes offshore françaises se répartiront sur 5 sites, de Saint-Nazaire au Tréport (76) en passant par Fécamp (76), Courseulles-sur-Mer (14) et Saint-Brieuc (22).

La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, présentera le projet en Conseil des ministres, demain. Une façon de donner un "nouveau souffle" au Grenelle de l’environnement et de redonner du crédit aux ambitions environnementales du gouvernement, après le moratoire imposé à la filière photovoltaïque ?

Si la France veut atteindre un objectif de 23% d’énergie renouvelable dans sa consommation d’énergie en 2020 comme le prévoyait le Grenelle, elle doit se doter d’un parc éolien de 25.000 MW, dont 6.000 MW en mer, sachant qu’aujourd’hui, l’éolien terrestre fournit moins de 2% de la consommation française. Il est flagrant que la France est très en retard sur l’éolien en mer : la Grande-Bretagne, leader européen, a déjà installé plus de 1.300 MW et le Danemark plus de 850.

Maintenant le gouvernement dit vouloir développer une véritable filière industrielle française dans l’éolien. Selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER), près de 200 entreprises françaises sont susceptibles de profiter du développement de l’éolien en France.

L’Etat ne refera pas comme avec le photovoltaïque et ne fixera donc pas de tarif de rachat pour l’éolien en mer ; ce sont les industriels candidats qui proposeront dans leur projet un prix de revente de l’électricité à EDF. Un arrêté ministériel fixe actuellement le rachat de l’électricité éolienne offshore à 13 centimes d’euro le kW/h, mais ce tarif "ne permet pas une rentabilité suffisante des projets", selon Marion Lettry, responsable éolien au SER, rappelant que ce prix se situe en Allemagne "entre 16 et 18 centimes".

Avant tout, malheureusement, ces projets vont devoir affronter les opposants, comme c’est le cas actuellement contre le projet de la Compagnie du Vent (filiale de GDF Suez) avec ses 141 éoliennes (700 MW) au Tréport …

1 Commentaire

  1. Christophe dit :

    Bonjour,
    Une petite nuance à propos du projet de La Compagnie du Vent au Tréport : il y a certes une opposition locale. Elle semble forte car elle s’exprime fortement, mais ne représente pas la majorité des habitants ni de la ville, ni de la côte ni de la région : http://compagnieduvent.com/doc/SOFR
    Par ailleurs, le porteur du projet (Cie du Vent) a tenu compte des remarques des différents acteurs concernés pour amender son projet et proposer des nouveaux aménagements : .

    A vous lire,

    Cordialement,

    Christophe