Accueil    |    Contact

Accueil » Agriculture Biologique » Innocuité pour la santé du maïs transgénique Mon810 selon l'Afssa

OGM j'en veux pasL’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) conclut, dans un rapport tenu secret dont des extraits sont publiés sur le site du Figaro, à l’innocuité pour la santé du maïs transgénique Mon810, dont la culture est interdite en France.

L’Afssa estime que les éléments du rapport du professeur Yvon Le Maho, l’un des scientifiques membre la Haute autorité provisoire qui avait par ailleurs été mandaté par le gouvernement pour faire un point sur la question, "n’apportent aucun élément nouveau qui remettrait en cause la sécurité des maïs portant l’évènement (le transgène) MON 810". Le rapport de la Haute autorité relevait en particulier "un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs impactant notamment la flore et la faune".

Arnaud Gossement, porte-parole de la fédération FNE, a immédiatement déclaré : "L’avis de l’Afssa est un avis politique, ce n’est pas un avis scientifique", ajoutant "D’un point de vue scientifique, ce que l’on peut dire aujourd’hui, c’est qu’on est un dans un contexte d’incertitude : il y a des controverses entre experts, il y des doutes, il y a des connaissances fragmentaires" et concluant "Tant qu’on n’a pas la preuve d’absence de risque sanitaire, environnemental etc., il faut appliquer le principe de précaution".

C’est justement au nom du principe de précaution que le gouvernement français avait interdit début 2008 la culture de ce maïs transgénique, déclanchant ainsi auprès de l’Union européenne la clause de sauvegarde, suivant l’avis de la Haute autorité provisoire sur les OGM.

Le député Vert Noël Mamère a demandé aujourd’hui au ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo de "refuser toute levée de la clause de sauvegarde" sur le maïs génétiquement modifié Monsanto, après la publication d’un avis de l’Afssa : "Cet avis arrive à point nommé pour le gouvernement français qui va se retrouver dans quelques jours devant la Commission européenne qui, fort de cet avis, pourra demander la levée de la clause de sauvegarde", ajoutant "Si le ministre Jean-Louis Borloo veut rester fidèle au Grenelle de l’environnement, il doit refuser toute levée de la clause de sauvegarde, malgré l’avis de l’Afssa, comme l’ont fait les Autrichiens".

José Bové voit là "un coup de force à travers l’Afssa du lobby pro-OGM, des industriels qui voudraient déstabiliser le ministre de l’environnement avant le débat à Bruxelles le 16 février prochain". Cet avis est, selon lui, "complètement déconnecté des raisons qui ont amené la France à mettre en place la clause de sauvegarde".

Commentaires fermés