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Accueil » Energie / Habitation » Retard et surcoût pour l'EPR de Flamanville

sécurité en cause sur l'EPREDF a annoncé, mercredi 20 juillet 2011 que le réacteur EPR de Flamanville (50) serait être mis en service en 2016 au lieu de 2014, soit 2 ans de retard supplémentaires sur le calendrier initial, et un coût total de 6 milliards d’euros, soit près du double des estimations initiales… Au départ, il devait démarrer en 2012 et coûter 3,3 milliards d’euros.

EDF évoque des "raisons tant structurelles que conjoncturelles", une mauvaise "appréciation de l’ampleur des travaux à mener, notamment en matière de génie civil"du fait que ce soit "le premier EPR", ainsi que "deux accidents graves au cours des derniers mois" et les "audits lancés après la catastrophe de Fukushima au Japon" pour des raisons de sécurité.

Dans un contexte bouleversé par la catastrophe de Fukushima au Japon, la réussite de l’EPR très controversé revêt d’autant plus d’importance pour la filière nucléaire française, qui commence à se sentir mal, d’autant que l’échec d’un consortium français portant l’EPR dans un gigantesque appel d’offres à 20 milliards de dollars à Abou Dhabi fin 2009 avait déjà été un coup dur pour ce réacteur de 3ème génération. L’accumulation de retards et de surcoûts sur les deux premiers chantiers EPR, à Flamanville et à Olkiluoto en Finlande – un chantier mené par Areva -, suscite également des inquiétudes, même si EDF et Areva s’attachent à rappeler fréquemment la difficulté à construire pour la première fois un tel réacteur.

Selon France Nature Environnement, EDF, dans sa communication, "oublie de préciser que le coût annoncé ne prend pas en compte l’assurance, l’élimination des déchets et le démantèlement." Pour FNE, cette "technologie ancienne mobilise des fonds publics considérables au détriment des énergies renouvelables et des mesures en faveur des économies d’énergie." C’est vraiment du gâchis, en effet car "cet investissement est d’autant plus regrettable que son bénéfice en ce qui concerne la création d’emplois est très faible, qu’il va produire une électricité dont on a pas besoin et que cette électricité coûtera de plus en plus plus chère, contrairement à celle produite par les énergies renouvelables."

3 Commentaires

  1. picardie80 dit :

    Surcout énorme, le double que prévu, cela laisse une pensée que tous peu arriver, rien n’est vraiment prévu. Mais je pense que le cout sera supérieur à la prévision actuel, cela est devenu un enjeu pour faire voir que l’on prend des précautions.

  2. Daniel dit :

    Non seulement l’EPR nous fait prendre un risque, mais en plus cela ne marche pas fort au niveau commercial pour revendre ce système…

    Je crois que le gouvernement français a tendance à trop vouloir mettre en avant l’aspect commercial positif, alors même que ce type de centrale nucléaire n’y parvient pas, et nous fait prendre un risque énorme pour notre environnement…

  3. Liote dit :

    Ce n’est pas en prenant du retard sur nos constructions que l’on va prendre de l’avance sur le démantèlement et surtout que l’on va anticiper l’avenir des énergies renouvelables. Quand GDF-Suez construit des centrales nucléaires sans retard et sans surcoût, quand GDF-Suez prend le virage de l’éolien ( depuis longtemps) et quand GDF-Suez est le premier producteur d’électricité mondial, EDF lui perd du temps, et gaspille notre argent. La logique française.