25 janvier 2012 | Rubrique : Alimentation Bio | Par : Nath | Pas de commentaires

Evelyne Malnic, journaliste et auteur de nombreux ouvrages sur le vin, vient de sortir le
Guide des vins en biodynamie. Les vins qui ont été dégustés et notés, y sont classés sous forme de fiche fournissant des détails nécessaires au consommateur. On y retrouve que des vins disponibles dans le commerce au moins sur une période d’un an après la parution de l’ouvrage. La biodynamie s’adresse à tous les domaines de l’activité agricole et bien entendu, à la viticulture. Mise en pratique sur des domaines viticoles, la biodynamie s’attache tout particulièrement au fonctionnement biologique des sols et des végétaux et recherche avant tout l’amélioration de la qualité des produits. Les résultats sont assez divers, d’où la nécessité d’un guide. Le guide repose sur une dégustation des vins présentés par les producteurs. Le jury est composé de professionnels indépendants du monde des producteurs et placé sous la direction technique de l’auteur, Evelyne Malnic. Le guide donne les adresses des viticulteurs, et une liste de cavistes qui proposent ces vins !
On recense 380 domaines viticoles en France en biodynamie. La biodynamie, c’est un peu plus que du bio. Pesticides et engrais chimiques sont bannis, et, en plus, les travaux agricoles sont rythmés par un calendrier astral, et des préparations naturelles pulvérisées sur les vignes pour favoriser l’équilibre terre / végétal, selon la théorie de Rudolf Steiner, en 1924.
(Editions Féret – 5 janvier 2012)
Evelyne Malnic suit et commente les vins bio depuis de nombreuses années et a déjà publié plusieurs guides sur le thème, le dernier en date étant Le nouveau guide des vins bio 2010-2011.
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18 janvier 2012 | Rubrique : Ecologie | Par : Nath | Pas de commentaires
A l’occasion de ses vœux au monde rural, mardi 17 janvier 2012 à Pamiers (Ariège), Nicolas Sarkozy a vivement critiqué les règles environnementales trop « tatillonnes » en s’engageant à « lever le pied » sur ce sujet.
Il y a un précédent du même acabit, qui s’était déroulé lors de la clôture du Salon de l’agriculture 2010, lorsque le chef de l’Etat avait déclaré que les questions d’environnement, « ça commence à bien faire ».
Ces quelques extraits du discours d’hier sont sans ambigüité sur ses ambitions électoralistes et clientélistes : « J’ai conscience que l’aspect tatillon de certains règlements administratifs vous insupporte. Je prends l’exemple des règles environnementales, la question de l’eau, la protection de l’eau » (…) « Naturellement, il faut protéger l’environnement (…), mais là encore, tout est une question de mesure. Nous allons prendre un certain nombre de décisions pour relâcher la pression« , (…) « La préservation de l’environnement, ça n’est pas empêcher quiconque de faire quoi que ce soit. » (…) « N’importe quelle association qui veut empêcher un maire, un élu, une initiative peut le faire (…), il faut absolument lever le pied de ce point de vue », (…) « Ce que je dis sur l’environnement, je le dis également pour la chasse. Les chasseurs ne sont pas les ennemis, ce ne sont pas les adversaires de l’environnement »,(…) « Il y a des décisions récentes qui ont été prises par le Conseil d’Etat qui sont vécues par une partie de nos compatriotes comme vraiment un souci non pas de résoudre un problème, mais de les empêcher de profiter de ce qu’on pourrait appeler un petit bonheur. J’ai entendu ce message, je recevrai d’ailleurs les associations de chasseurs sur ce sujet-là. »
Il évoque là, une décision rendue le 23 décembre 2011, par laquelle le Conseil d’Etat a enjoint le ministère de l’écologie de fixer « dans un délai d’un mois » une nouvelle date de clôture qui ne soit « pas postérieure au 31 janvier » pour la chasse à certaines oies, actuellement fixée au 10 février. Ce jugement a été salué par les associations de défense de l’environnement et des oiseaux, mais a provoqué la colère des chasseurs.
France Nature Environnement, ainsi que WWF ont vivement réagi, jugeant les propos du Président « inadmissibles » tant sur l’eau que sur la période de chasse. N’oublions pas quand même que le respect de la directive sur l’eau « permet de protéger la qualité de l’eau à boire ».
Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement, est clair sur les intentions du Président : « Une fois de plus, l’environnement est une variable d’ajustement électoral et, chaque fois qu’on veut aller chasser des voix, on utilise l’argument de l’environnement pour flatter son électorat ».
Serge Orru, directeur général du WWF-France, a enfoncé le clou en constatant avec regret que le président Sarkozy « a commencé son mandat avec un Grenelle de l’environnement que nous avons su susciter et termine son mandat en état dubitatif sur l’environnement ».
17 janvier 2012 | Rubrique : Agriculture Biologique | Par : Nath | Pas de commentaires
L’actualité des OGM est dense ces derniers jours : les ministères de l’écologie et de l’agriculture français ont annoncé, vendredi 13 janvier 2012, que la culture du maïs transgénique Monsanto 810 restera interdite en France en 2012, malgré la décision du Conseil d’Etat d’annuler la clause de sauvegarde prise en 2008 à son encontre.
Par ailleurs, le numéro un mondial de la chimie, l’allemand BASF, a annoncé, lundi 16 janvier 2012, qu’il renonçait au développement et à la commercialisation de nouveaux produits transgéniques destinés à l’Union européenne, face aux réserves « la majorité des consommateurs, des agriculteurs et des responsables politiques » de certains pays vis-à-vis de cette technologie : la culture d’Amflora, la pomme de terre OGM destinée à l’industrie, renforcée en amidon, qui contient un gène de résistance à des antibiotiques, qui avait été autorisée en Europe en 2010, va être arrêtée.
Aujourd’hui, le Haut conseil des Biotechnologies (HBC) a rendu un avis public, requis en septembre 2010 par le ministère de l’Agriculture, dans lequel il estime que la coexistence de cultures de plantes conventionnelles avec celles génétiquement modifiées (OGM) est possible à condition d’instaurer une distance de sécurité et une rotation des cultures. Mais, si l’on veut réduire le taux de transgène dans les cultures non OGM à 0,1%, des « mesures contraignantes » comme notamment l’obligation de respecter des distances entre les types de cultures, vont s’imposer.
En effet, le niveau toléré de présence fortuite d’OGM dans les productions conventionnelles doit être, soit inférieur à 0,9%, selon la réglementation européenne de 2003, sinon il doit être estampillé « avec OGM », soit inférieur à 0,1%, bientôt pour les filières françaises « sans OGM », bio notamment. Le HCB considère « qu’il est possible de respecter » le seuil de 0,9%, quelles que soient les cultures étudiées (maïs, soja, pomme de terre ou betterave sucrière) « par la mise en œuvre de mesures techniques à l’échelle de l’agriculteur », lesquelles « ne diffèrent pas ou peu des conditions actuelles de production ».
Mais pour respecter le taux maximum d’OGM toléré de 0,1%, il conviendra de « réviser les normes et les conditions de production de semences et plants » afin que ces derniers soient « exempts d’OGM » : une mise en œuvre des conditions techniques qui « serait extrêmement contraignante pour tous les opérateurs ». Cette future norme française du »sans-OGM » risque de coûter très cher aux agriculteurs bio et par ricochet aux consommateurs. On peut se demander pourquoi le ministère de l’Agriculture a saisi le HCB sur cette question délicate de la coexistence OGM et non-OGM alors que le gouvernement essaye de bannir la culture d’OGM sur le territoire national… L’actualité OGM n’est pas terminée !
23 décembre 2011 | Rubrique : Energie / Habitation | Par : Nath | 1 Commentaire
Selon un article de Mediapart, EDF demande à ses cadres de présenter, avant le 31 décembre, à tous les agents des centrales nucléaires un argumentaire en défense de l’atome. Il s’agit de fournir le bon argumentaire à répercuter auprès de leurs familles et de leurs amis…
Si, pendant le repas de Noël, vous êtes assis à côté d’un salarié d’une centrale nucléaire ou d’un ambassadeur d’EDF, Greenpeace vous propose un « guide de survie à un dîner avec des pro-nucléaires ».
Ce guide, pratique, recense les idées reçues et les clichés préférés du nucléaire. Petit florilège : Garantie d’emploi, d’une électricité moins chère, d’une indépendance du pays, énergie décarbonnée… les vertus du nucléaire sont démystifiées dans ce petit livret, au format poche, conçu pour être transporté dans les dîners !
Couvrira-t-on la France d’éolienne ? Reviendra-t-on à la bougie ? Tous ces questions mystérieuses seront levées !
Si vous n’avez pas eu le temps de lire le très intéressant livre « Sortir du nucléaire, c’est possible« , ce petit guide concis vous sera d’un précieux secours !
Télécharger le « guide de survie à un dîner avec des pro-nucléaires« .

Illustration : Xavier Gorce
15 décembre 2011 | Rubrique : Alimentation Bio | Par : Nath | Pas de commentaires
Comme en 2010, France Nature Environnement propose 3 menus écolos, gastronomiques, économiques « anti-gaspillage » et régionaux pour démontrer qu’il est possible de préserver l’environnement sans le faire au détriment du patrimoine gastronomique de nos régions. Il y a bien des façons d’être écolo et de se faire plaisir ! Chaque menu proposé par FNE est accompagné de recettes pour cuisiner les restes car on prévoit souvent trop. Alors autant anticiper pour éviter le gaspillage alimentaire, qui est une aberration économique et écologique.
Le menu « traditionnel » ressemble par exemple à cela : Aspic d’asperges et sa purée de châtaignes – Foie gras, saumon fumé, huitres (accompagné de pouilly fumé) – Chapon farci sur son lit de haricots verts et pommes dauphines (vin rouge du Chili) – Charlotte aux fraises (Champagne). Et ce n’est pas du tout écolo !…
Le chapon est un poulet mâle qui a été castré. Il peut bénéficier d’un label (label rouge) qui garantit un accès extérieur de 4 m²/animal. L’engraissement final a lieu à l’intérieur du bâtiment les deux dernières semaines avec une densité maximum de 6 poulet/m² (soit environ 40 cm x 40 cm). Le délai d’abattage est de 150 jours. L’alimentation est standardisée (granulés) à base de céréales.
Le haricot vert est un légume d’été qu’il est absurde d’importer d’Afrique du Sud à Noël ! Tout comme les asperges qui sont à contre saison et donc importées ou issues de conserves. Les conserves peuvent d’ailleurs contenir du BPA, le fameux bisphénol A, un perturbateur endocrinien qu’on retrouve ensuite dans les aliments.
Les fraises marocaines sont réputées pour leur très forte teneur en pesticides. Quant aux fraises françaises de Noël, principalement produites en Bretagne, elles ont consommé pratiquement l’équivalent d’1 kg de pétrole par kilo de fraises (chauffage des serres, éclairement, engrais liquides…)
Le champagne est un vin particulièrement riche en pesticides et agents de vinification. Le nombre de traitements (insecticides, herbicides et surtout fongicides) oscille entre 20 et 30 selon les années. D’une façon générale, toute la viticulture française (sauf la production de vin issu de raisin bio) dépend d’une vingtaine de traitements annuel auxquels s’ajoutent les adjuvants de la vinification industrielle (sulfites, levures…).
Le saumon d’élevage est produit dans de grandes fermes aquacoles présentant des problèmes de pollution locale des eaux du fait de la sur-concentration des saumons (pollution par les fèces…). Il ne faut pas oublier la pêche intensive et indistincte, nécessaire à la production de farine de poisson utilisée dans l’alimentation des saumons. Par ailleurs, le saumon, comme les autres poissons gras, peut contenir des traces de PCB, produits toxiques qui s’accumulent tout au long de la chaîne alimentaire.
Depuis 2000, les huîtres triploïdes sont commercialisées en France. Mise au point par l’Institut public français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Cette huître possède des triplets de chromosomes (soit 30 chromosomes au total) au lieu des paires de chromosomes des huîtres « normales ». Il ne s’agit pas juridiquement parlant d’un OGM mais certains enjeux sont proches : dépendance des ostréiculteurs vis-à-vis des écloseries puisque les huîtres triploïdes sont stériles, risques sanitaires et environnementaux insuffisamment étudiés. Les huîtres triploïdes représentent environ 30% des huîtres vendues en France et ne sont soumises à aucun étiquetage spécifique. Il vaut donc mieux choisir des huîtres labellisées et questionner son poissonnier.
Par ailleurs, en consommant des fruits et légumes de saison, les émissions de gaz à effet de serre sont moindres car ils nécessitent beaucoup moins d’énergie, notamment pour le chauffage des serres. Cuisiner des produits locaux et de saison, c’est aussi limiter les emballages…
Voici donc le menu de réveillon écolo pour l’Ile de France :
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13 décembre 2011 | Rubrique : Agriculture Biologique | Par : Nath | Pas de commentaires
Paul François, agriculteur du nord de la Charente, âgé de 47 ans, poursuit la firme Monsanto devant le tribunal de grande instance de Lyon qu’il accuse d’avoir commercialisé l’herbicide Lasso, malgré sa dangerosité, jusqu’en 2007. A l’issue de l’audience d’hier, le tribunal a mis sa décision en délibéré au 13 février 2012.
« Nous attendons du tribunal qu’il déclare Monsanto responsable du préjudice et que l’obligation d’information sur le produit n’était pas respectée sur l’étiquette », a déclaré devant le tribunal son avocat, François Lafforgue.
A l’origine, en avril 2004, Paul François a inhalé du Lasso, en nettoyant sa cuve : cinq mois de malaises et de troubles neurologiques s’en suivent, ainsi que des pertes de mémoire. L’agriculteur ignorait que ce produit qu’il utilisait depuis 15 ans pouvait être aussi toxique. Selon les experts, il a été victime d’une inhalation aiguë venue s’ajouter à une exposition chronique depuis 15 ans.
Monsanto avance « qu’il n’est pas possible scientifiquement de retrouver des traces du produit sept mois après l’inhalation » et reproche à l’agriculteur, qui ne portait pas de masque, de ne pas s’être protégé suffisamment.
Le tribunal des affaires sociales et sanitaires a reconnu le lien entre son accident du travail et sa maladie en 2008. Paul François espère donc démontrer la responsabilité du géant de agroalimentaire mondial et obtenir des dommages et intérêts : « Nous apportons la preuve que Monsanto savait depuis les années 80 car dans d’autres pays des collèges d’experts avaient mis en avant la dangerosité du produit et avait posé de réelles questions à la firme ».
C’est une première cette action en justice et l’agriculteur n’attend pas spécialement l’indemnisation, mais plutôt montrer l’exemple : « J’espère, à travers le procès, qu’une firme comme Monsanto prenne sa part de responsabilité. On montre souvent la responsabilité des agriculteurs dans cette pollution. Ils vont être les premières victimes parce que les maladies apparaissent maintenant. J’ai un collègue de 42 ans qui est décédé. Il avait deux enfants de cinq ans. Les médecins ont mis en avant son métier ».
6 décembre 2011 | Rubrique : Alimentation Bio | Par : Nath | Pas de commentaires

Les vins bio des différentes appellations de la Touraine seront au 2ème Salon des vignerons bio du 37 (Indre-et-Loire) du 10 au 11 décembre 2011, à la Salle communale de Rochecorbon (37). Dégustations gratuites après avoir acquis votre verre de dégustation à 3€ !
Le samedi soir, un dîner bio préparé par Bernard Charret, Chef Cuisinier des « Chandelles gourmandes » à Larçay (37), est proposé pour 25€ boissons comprises).
Vouvray, Montlouis-sur-Loire, Chinon, Touraine Azay-le-Rideau, St Nicolas de Bourgueil… 23 vignerons bio à découvrir :
Vouvray : ALLIAS Dominique – Domaine Allias, MABILLE Philippe – Domaine de la Mabillière
Bourgueil : AMIRAULT Jean-Marie – Domaine Jean-Marie Amirault, CASLOT Pierre – Domaine de la Chevalerie, DESCHAMP Sandrine – Domaine La Fontaine aux Fougères, GAEC GAUTHIER Pierre & Rodolphe – Domaine de Bel Air, GEORGET Magalie & Christian – Domaine Georget, THOUET Jean-Baptiste – Clos de l’Abbaye
St-Nicolas-De-Bourgueil : BOISARD Fabien et Cyril – Domaine du Mortier, MABILEAU Frédéric – Domaine Fréderic Mabileau
Montlouis -sur -Loire : CHANSON Ludovic – Domaine Ludovic Chanson, CHATENAY L. & MERIAS B. – Domaine Laurent Chatenay, DANSAULT Régis – Domaine de l’Ouche-Gaillard, SAUMON Frantz – Domaine Frantz Saumon
Chinon : DE BONNAVENTURE Étienne – Château de Coulaine, GASNIER Fabrice – Domaine Fabrice Gasnier, LAMBERT Pascal – Domaine des Chesnaies, PICHARD Philippe – Domaine de la Chapelle, PLOUZEAU Marc – Château de la Bonnelière, ROUET Jean-François – Domaine des Rouets
Touraine -Azay-le -Rideau : PIBALEAU Pascal – Domaine Pascal Pibaleau, SYLVOS Louis Jean - Domaine de la Roche en Loire
Touraine : PLOUZEAU François – Domaine de la Garrelière
Infos : 02 47 48 37 98 – gabbto@bio-centre.org
3 décembre 2011 | Rubrique : Agriculture Biologique | Par : Nath | 1 Commentaire
Le texte du sénateur UMP Christian Demuynck sur les »les certificats d’obtention végétale » a été adopté par le Parlement, lundi 28 novembre 2011. Il vise, soit disant, à simplifier l’utilisation de semences de variétés protégées. En réalité, ce texte « bafoue » des pratiques agricoles ancestrales.
Il conforte les spécificités du « certificat d’obtention végétale », un droit de propriété intellectuelle original créé par la France pour les semences afin d’éviter le recours aux brevets mis en place notamment aux Etats-Unis pour le vivant. Le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, a défendu devant les députés le certificat d’obtention végétal, sinon « le modèle du brevet prendra le pas, c’est-à-dire la captation de toutes les nouvelles variétés performantes ». Selon M. Le Maire, la pratique des semences de ferme « doit être autorisée, mais elle ne peut pas être libre de droit comme elle l’est aujourd’hui ». Il a évoqué actuellement une « situation de non-droit » et « une incertitude juridique ». L’idée est aussi de « poursuivre le financement des efforts de recherche » et « de continuer d’améliorer les ressources génétiques », expliquent les défenseurs du texte.
Le texte est contesté par des syndicats agricoles et collectifs car les agriculteurs devront désormais payer une indemnité, sous conditions, lorsqu’ils réutilisent leurs semences d’une année sur l’autre. Anny Poursinoff (Europe Ecologie-Les Verts) a taxé le texte de « menace contre les droits fondamentaux des agriculteurs ». Germinal Peiro (PS) a parlé de « dîme », ajoutant « Vous êtes en train de livrer l’agriculture aux rois de la semence ».
200 000 agriculteurs utilisent leurs semences. Le collectif Semons la biodiversité estime que ce texte « bafoue un droit ancestral des paysans ». « Cette proposition de loi digne de l’Ancien Régime a fait lever un vent de fronde dans les territoires ruraux. Et il risque fort d’emporter lors des législatives de 2012 bon nombre de députés qui la voteraient », poursuit ce collectif. La Confédération paysanne juge que « le droit des paysans de ressemer et d’échanger leurs semences est le fondement de l’agriculture et de la biodiversité, il ne peut pas être remis en cause au profit d’intérêts privés ».
Bien sûr, la FNSEA soutient ce texte UMP… N’oublions pas que son Président Xavier Beulin dirige Sofiprotéol, leader français dans les huiles de colza, de tournesol ou de soja, et fonds d’investissement aux multiples filiales au service quasi exclusif de l’industrie pétrolière et chimique…
3 décembre 2011 | Rubrique : Développement Durable | Par : Nath | Pas de commentaires
Jardinier, écrivain, poète et paysan : Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agroécologie. Depuis plus de quarante ans, il développe ce principe d’agriculture qui vise à respecter les écosystèmes en associant le développement agricole à la protection de l’environnement. Mondialement reconnu – Nicolas Hulot en a fait une sorte de père spirituel – il intervient à l’ONU, dans les pays en voie de développement et vient de créer sa propre fondation. Face à la pléthore de théories et de concepts sur le terrain de l’écologie et de l’agriculture, Pierre Rabhi oppose une action concrète et efficace, un savoir de terrain, une expertise tirée de l’expérience. Sont réunis dans le disque qui ouvre ce livre les meilleurs entretiens radiophoniques donnés par Pierre Rabhi (issus des émissions : Les vivants et les dieux avec Michel Cazenave, 2005, France Culture ; Terres à terre de Ruth Stegassy, 2007, France Culture ; CO2 mon amour avec Denis Cheissoux, 2008, France Inter). Il livre sa définition de l’agro-écologie avec sa dimension pratique, philosophique et poétique, lui qui ne peut séparer l’esprit de la matière. A l’heure où les publications écologiques prolifèrent, l’inquiétude se généralise, Pierre Rabhi préfère la transmission et la prospective. Serge Orru, directeur de WWF France, présente et prolonge cette parole salutaire au vu des enjeux environnementaux à venir, chiffres et constats à l’appui.
(Edition Textuel – 5 octobre 2011)
Serge Orru est directeur général de WWF France depuis 2006. Il a créé en 1992 le Festival du Vent à Calvi, événement reliant art, développement durable, droit humain. Au sein de WWF, il participe à la réaction du premier réseau social vert : « Planète Attitude ». Il est le porte-parole en France du Earth Hour (1h pour la planète) et l’initiateur de « Oui au Bio dans ma cantine ». Il est membre de la Fondation Pierre Rabhi. Lire la suite
28 novembre 2011 | Rubrique : Agriculture Biologique | Par : Nath | Pas de commentaires
Aujourd’hui, le Conseil d’Etat a décidé d’annuler la suspension de culture du maïs OGM de Monsanto qui avait été prise par le gouvernement français en février 2008. La Cour de justice européenne a donc gagné, elle qui remettait en cause cette décision française.
« Tirant les conséquences de l’arrêt de la la Cour de justice européenne, le Conseil d’État relève que le ministre de l’Agriculture n’a pu justifier de sa compétence pour prendre les arrêtés, faute d’avoir apporté la preuve de l’existence d’un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé ou l’environnement », indique le communiqué du Conseil d’Etat.
Lorsque début septembre dernier, la Cour de justice européenne avait demandé à la France de revoir sa copie, estimant que sa décision ne reposait pas sur une base juridique acceptable, le gouvernement avait indiqué qu’il prendrait « une nouvelle clause de sauvegarde » si la suspension actuelle était annulée.
L’objectif, avait alors souligné le ministère de l’Ecologie, reste « d’éviter la mise en culture d’un OGM qui n’a pas été évalué suivant les nouvelles exigences demandées au niveau européen ou pour lequel des incertitudes quant à ses impacts potentiels sur l’environnement persistent. »
22 novembre 2011 | Rubrique : Développement Durable | Par : Nath | Pas de commentaires
Selon une étude du WWF portant sur 132 entreprises européennes, les principaux industriels européens concernés et les enseignes de distribution privilégient de plus en plus l’huile de palme durable pour freiner la déforestation, mais les efforts sont trop lents : près d’un distributeur sur deux et un industriel sur cinq ne satisfont pas à la charte de la Table ronde pour l’huile de palme durable (RSPO), association créée en 2004 et qui regroupe producteurs, industriels et ONG du monde entier.
Il s’avère que le géant anglo-néerlandais de l’agroalimentaire et des cosmétiques Unilever, est le groupe le plus vertueux, juste devant le numéro un mondial des cosmétiques L’Oréal, selon les critères retenus (engagements, approvisionnements et transparence). United Biscuits (marques BN, Delacre), Yves Rocher, LU et Danone sont relativement bien placés.
L’Occitane et Lactalis, en revanche, occupent le bas du tableau. L’Occitane n’est pas membre de la RSPO mais aspire à l’être, tandis que, d’après les données disponibles, entre 0 et 25 % seulement de l’huile de palme qu’elle utilise est certifiée. Côté distributeurs, Ikea et Carrefour sont bien notés, contrairement aux Mousquetaires, à Auchan et aux Magasins U dont les performances sont parmi les plus médiocres, selon le WWF.
Aujourd’hui, 10 % de l’huile de palme produite dans le monde est certifiée durable, selon les critères de la RSPO, qui stipulent notamment que les palmiers soient plantés sur des terres non boisées et avancent une série d’exigences sociales et environnementales. « Mais seulement 56 % de cette production est achetée », affirme le WWF, alors que la consommation doit augmenter de 50 % d’ici à 2050. L’huile de palme, la moins chère de toutes, est la plus vendue au monde. En France, près de 50 % des produits alimentaires manufacturés en contiennent, selon le WWF. L’Indonésie et la Malaisie produisent à elles deux environ 80 % de la production mondiale d’huile de palme, produit aux multiples usages (cosmétiques, alimentaires, biocarburants).
9 novembre 2011 | Rubrique : Tourisme / Evenements | Par : Nath | 1 Commentaire

Euro Gusto se tiendra au parc des expositions de Tours (37), pour sa deuxième édition, du 18 au 20 novembre 2011. Les bons produits, l’alimentation bio, le slow food seront à l’honneur grâce aux plus de 200 exposants maraîchers, artisans, chefs… Le slow food, c’est la diversité et la saisonnalité. C’est une association internationale créée en 1989 par Carlo Petrini, actuel président. Elle compte 100.000 membres actifs dans 160 pays. Résumer Slow Food à un anti fast food serait réducteur, tout comme en faire une confrérie de gastronomes serait erroné. Slow Food encourage une attitude gourmande et responsable vis-à-vis de l’alimentation, et défend une agriculture et une production alimentaire « bonnes, propres et justes ».
Euro Gusto, c’est la volonté de partager cette vision de l’alimentation avec toujours plus de monde. Euro Gusto commence par une bonne dose de goût, pour réapprendre à faire confiance à nos sens et à prendre le temps de déguster. En liant tout cela avec du contact humain, en reconnectant les personnes qui produisent les aliments, les producteurs, et celles qui les consomment, qui sont autant de
« co-producteurs » car co-responsables de ce que est produit au travers de leurs actes d’achat. Et voilà !
Le thème retenu cette année porte sur les légumes d’hiver, les bas morceaux et les abats. Plusieurs chefs travailleront à leur réhabilitation : Inaki Aizpitarte (Le Chateaubriand, Paris), Raquel Carena (Le Baratin, Paris) et Eric Sapet (La Petite Maison, Cucuron).
A découvrir : une Œnothèque, avec 650 références de vins français et européens pour une dégustation au verre, des projets de Coopération internationale entre cinq partenaires (Turin, Tours, Bilbao, Riga, Slow food), le Bistrot paysan, avec des produits locaux et de saison pour une cuisine gastronomique, des ateliers du Goût et de la Terre, mettant l’accent sur cinq régions : Centre, Auvergne, Bretagne, la Catalogne française et le Béarn, un Café gourmand, lieu d’échanges et de débats, un espace transmission, sur les métiers de bouche, un espace enfant, sur le thème « Jouez avec votre nourriture ».
Entrée : 6 € ou 3 €.
8 novembre 2011 | Rubrique : Alimentation Bio | Par : Nath | 1 Commentaire
Gilles Daveau, nantais, est aujourd’hui consultant et formateur en cuisine alternative. Il a été durant 22 ans cuisinier, restaurateur et traiteur bio en Loire-Atlantique et il a maintenant transmis son entreprise pour se consacrer uniquement aux activités pédagogiques qu’il a entamées en 1987 : stages, cours, ateliers, conférences et démonstrations, notamment dans le cadre des programmes d’introduction des produits bio en restauration collective, dans les cantines scolaires, et au niveau national.
Le manuel de cuisine alternative qu’il sort ces jours ci est une petite mine pour tous ceux qui cuisinent un peu bio, et qui aiment ce qui est beau ! En effet, le livre est magnifiquement illustré par Clément Luzeau, ce qui le rend encore plus attractif. Car il est bien complet ce manuel, organisé en 3 parties :
- « Se nourrir autrement, pourquoi ? » : pour pallier à la confusion et à l’impuissance dont sont victimes les consommateurs, Gilles Daveau met de l’ordre dans les initiatives positives qui émergent aujourd’hui : pratiques agricoles durables, circuits courts, campagnes d’informations nutritionnelles, éducation aux goûts, etc. Ces nouvelles pratiques conditionnent la qualité globale des produits alimentaires, le soin culinaire porté à leur préparation et leur cuisson, la diversité alimentaire, la revalorisation du « manger » (sens, plaisir, temps pour cet acte de la vie sociale, du domaine affectif, des repères culturels).
- « Faire évoluer son alimentation : quels repères nutritionnels ? », les notions diététiques qui peuvent encadrer une alternative alimentaire sont ici expliquées simplement, avec une notion d’équilibre au-delà de la santé individuelle, dans une perspective collective et planétaire. La construction, l’énergie et le bon fonctionnement du corps sont les 3 raisons pour lesquelles nous mangeons chaque jour. A chaque objectif, les nutriments sont différents : un schéma simple d’équilibre pour les menus quotidiens en découle donc.
- « Les méthodes de cuisine alternative » que l’auteur explique avec les techniques et les types de recettes qui mettent en pratique, dans la cuisine de tous les jours, les évolutions envisagées dans les deux premières parties. Il propose un apprentissage systématique de modes opératoires peu connus ou peu exploités en cuisine traditionnelle, pour valoriser les produits végétaux.
Ces notions convergent vers la présentation de dix-huit familles de recettes : beaucoup de plats principaux tels que les gratinés ou crumbles de céréales et légumes, mais aussi des entrées et des desserts réinventés. Tous sont illustrés par une recette d’exemple, détaillée et photographiée, puis envisagés pour la possibilité d’en varier les ingrédients catégories par catégories.
Beaucoup plus qu’un livre de recettes, ce manuel constitue ainsi une invitation à créer sa propre cuisine, alternative et gourmande, pour un monde durable.
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4 novembre 2011 | Rubrique : Tourisme / Evenements | Par : Nath | Pas de commentaires
Réalisé par Christian Rouaud, le film « Tous au Larzac » sortira en salle le 23 novembre 2011, après avoir été présenté à Cannes en séance spéciale, en mai dernier. Christian Rouaud est déjà l’auteur de l’époustouflant documentaire relatant le combat des ouvriers de l’usine Lip (Les Lip, l’imagination au pouvoir, 2007).
Marizette, Christiane, Pierre, Léon, José… sont quelques uns des acteurs, drôles et émouvants, d’une incroyable lutte, celle des paysans du Larzac contre l’Etat, affrontement du faible contre le fort, qui les a unis dans un combat sans merci pour sauver leurs terres. Un combat déterminé et joyeux, mais parfois aussi éprouvant et périlleux. Tout commence en 1971, lorsque le gouvernement, par la voix de son ministre de la Défense Michel Debré, déclare que le camp militaire du Larzac doit s’étendre. Radicale, la colère se répand comme une trainée de poudre, les paysans se mobilisent et signent un serment : jamais ils ne cèderont leurs terres. Dans le face à face quotidien avec l’armée et les forces de l’ordre, ils déploieront des trésors d’imagination pour faire entendre leur voix. Bientôt des centaines de comités Larzac naitront dans toute la France… Dix ans de résistance, d’intelligence collective et de solidarité, qui les porteront vers la victoire.
2 novembre 2011 | Rubrique : Environnement | Par : Nath | Pas de commentaires
Fortuna pourrait bien devenir la première pomme de terre génétiquement modifiée (OGM) destinée avant tout à l’alimentation humaine, si le numéro un européen de la chimie, l’allemand BASF, obtient l’autorisation européenne de la cultiver à des fins commerciales.
Ce dérivé des pommes de terres Fontane, l’une des variétés les plus utilisées pour la fabrication de frites, pourrait donc être introduit sur le marché en 2014 ou 2015, selon BASF. C’est sans doute un peu optimiste de leur part – on l’espère, du moins – car il s’était écoulé près de 14 ans entre la demande d’autorisation déposée par BASF en 1996, et la réponse favorable des autorités européennes (2010) pour la pomme de terre Amflora.
L’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) devra en tester la sécurité pour les humains, les animaux et l’environnement, mais elle n’a pas encore reçu la demande de BASF, qui doit lui être transmise par la Commission européenne. Elle rendra ensuite son avis scientifique mais n’a pas de délai limite. La décision d’autorisation revient ensuite à la Commission européenne et aux Etats membres.
Fortuna résiste au Mildiou, un parasite très dévastateur pour les cultures de pomme de terre qui fut notamment l’une des causes de la grande famine irlandaise au XIXe siècle, et détruit encore jusqu’à 20% des récoltes annuelles de pommes de terre dans le monde, selon le groupe allemand. BASF explique être parvenu à utiliser deux gènes de résistance au mildiou prélevés sur une variété sauvage de pomme de terre sud-américaine. Si l’Union européenne l’autorisait, il s’agirait de la première pomme de terre OGM à pouvoir se retrouver dans nos assiettes.
En termes de culture à des fins commerciales, seuls deux OGM sont déjà autorisés en Europe : le maïs MON810 de la multinationale américaine Monsanto et la pomme de terre Amflora, de BASF. Cette dernière est avant tout destinée aux usages industriels (amidon pour la pâte à papier et engrais pour le jus), et à l’alimentation animale (pulpe).
Stephanie Töwe, spécialiste des OGM chez Greenpeace Allemagne a réagi : « Il ne faut pas produire de produits alimentaires de base génétiquement modifiés », pointant les risques de dissémination des modifications génétiques aux cultures traditionnelles. « Une production non-OGM durable n’est ensuite plus possible ».
2 novembre 2011 | Rubrique : Agriculture Biologique | Par : Nath | Pas de commentaires
La création d’une filière de poulet bio chez Duc montre que le marché de la bio et les évolutions réglementaires suscitent des opportunités que les industriels s’empressent de saisir, en s’appuyant sur des lacunes ou imprécisions de la réglementation bio. Malheureusement, ces industriels détruisent la bonne image de la bio auprès du consommateur, en reproduisant à l’identique les mécanismes de l’agriculture intensive, ceux là même qui mettent à mal le monde agricole d’aujourd’hui.
Premier producteur européen de volailles certifiées, le groupe Duc a inauguré, le 25 octobre 2011 à Tannerre-en-Puisaye (Yonne), deux premiers bâtiments et parcours d’élevage destinés à la production de poulets bio. Onze autres bâtiments affectés à la filière bio viendront s’ajouter d’ici à la fin du 1er semestre de 2012. Le groupe Duc propose aux éleveurs locaux un contrat d’exclusivité par lequel Duc s’engage à fournir les poussins, leur alimentation et la logistique d’élevage, ainsi que ses compétences sur l’optimisation de la production.
Comme le souligne la FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique) dans son communiqué du 26 octobre, les méthodes de production de ces poulets bio (abattage à 71 jours, pas de lien au sol, bâtiment d’élevage bio dans des fermes conventionnelles) ne sont pas favorables aux producteurs qui tirent « un plus faible revenu d’un poulet abattu jeune ». La FNAB critique le raccourcissement du cycle d’élevage (71 jours au lieu de 81 – ce qu’autorise certes la réglementation nationale) et la « quasi-absence de lien au sol alimentaire » : les bâtiments sont « posés dans des fermes qui resteront conventionnelles pour leurs autres productions, et ne pourront donc pas nourrir leur élevage avec leurs propres céréales ». Il s’agit d’un « détournement des choix de la société civile, exprimés à l’occasion du Grenelle » et elle appelle à une « modification des textes réglementaires bio pour éviter toute reproduction de ce type de schéma ».
Malgré tout, les acteurs de la bio avaient anticipé ce phénomène avec le lancement il y a un an de la marque Bio Cohérence qui apporte un repère et un véritable critère de différenciation face à ces dérives. La démarche est globale tant au point technique, social et économique, par exemple :
- Ferme 100% Biologique
- Abattage des poulets à 81 jours minimum
- Lien au sol obligatoire d’au minimum 50%
- Alimentation 100% bio des volailles
- Élevages à taille humaine
- Intégration de critères sociaux et économiques
Aujourd’hui, il faut donc boycotter les produits bio proposés par les industriels de l’agroalimentaire !