Déforestation et huile de palmeLa demande mondiale d'huile de palme ne cesse d'augmenter pour les besoins en alimentation, en cosmétiques et en biocarburants. Elle entraine une destruction des forêts et tourbières en Indonésie, et pourrait déclencher à terme une "bombe climatique".

Greenpeace l'indique dans un rapport publié hier et intitulé "Cooking the climate" (Cuire le climat). Ces forêts absorbent actuellement du dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre considéré comme le principal responsable du réchauffement climatique. Mais leur destruction "va bientôt transformer ces entrepôts de CO2 en sources d'émission".

Actuellement, la destruction de la végétation et des forêts marécageuses en Indonésie provoque l'émission de 1,8 milliard de tonnes de CO2 chaque année, soit 4% des émissions mondiales annuelles. Greenpeace accuse notamment les géants mondiaux de l'industrie tels Unilever, Nestlé et Procter & Gamble, principaux acheteurs d'huile de palme indonésienne.

Cependant, la Malaisie est dans le même cas : l'Indonésie est le second producteur mondial d'huile de palme après la Malaisie, et les deux pays représentent 85% de la production mondiale.

L’huile de palme est deux fois moins onéreuse que l’huile de colza. Le développement de palmiers transgéniques pour améliorer la qualité de l’huile, augmenter la production et diminuer la taille des arbres pour faciliter la récolte, est en cours. Les multinationales agro-alimentaires se réjouissent, ainsi que nos gouvernants.

En effet, depuis 2005, l’Europe importe déjà de l’huile de palme pour produire une partie du biodiesel consommé. Or, les biocarburants favorisent les OGM, les pesticides et participent grandement au réchauffement climatique via la déforestation. Quelle ignoble supercherie de vouloir les développer !